Comparatif baladeur MP3 : 7 lecteurs flash en test

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
19 mai 2021 à 13h21
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Entre les PMP et leur écran généreux, et les baladeurs d'entrée de gamme, les baladeurs multimédia à mémoire flash demeurent un segment populaire. Nous avons comparé plusieurs modèles : l'iPod Nano 5G, l'iAudio 9 de Cowon, le R'Play YP-R0 de Samsung, le Walkman S540 de Sony, et les Zen MX, Style et X-Fi Style de Creative.

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A la grande époque des baladeurs à disque dur, dont les capacités se décuplaient d'année en année, il était difficile de croire qu'au final, ces modèles permettant de stocker toujours plus de musique seraient finalement supplantés par les appareils à mémoire flash de plus petite capacité, mais aux dimensions nettement plus confortables. Popularisés notamment par l'iPod Nano, qui a connu depuis de multiples évolutions, ces modèles constituent aujourd'hui une part non négligeable de l'offre des principaux constructeurs et offrent des fonctionnalités plutôt variées : lecture audio, lecture de vidéos et, dans la plupart des cas, dictaphone et tuner FM, parfois même avec enregistrement du son.

Nous avons récemment testé la dernière incarnation de l'iPod Nano, équipé d'une caméra vidéo et de ces quelques fonctionnalités annexes qui ont tardé à se manifester en standard, mais qui ont fini par arriver. Cette fois ci, il est temps de l'opposer à plusieurs de ses concurrents : l'iAudio 9 de Cowon, le R'Play YP-R0 de Samsung, le Walkman S540 de Sony et trois modèles signés Creative : le Zen MX, et deux petits nouveaux, les Zen Style et Zen X-Fi Style. Quel est le baladeur le plus complet, capable de séduire à la fois l'audiophile le plus exigeant et l'auditeur occasionnel ? Examinons sans plus attendre nos 7 modèles en détail, dans l'ordre alphabétique de leurs constructeurs respectifs.

Apple iPod Nano 5G

L'iPod Nano a indéniablement créé un genre de baladeurs flash, basés sur un écran couleur et un design fin. La cinquième génération du baladeur vedette d'Apple reprend le design de la précédente pour lui ajouter une caméra vidéo. L'iPod Nano est toujours disponible dans de nombreux coloris et propose des capacités de 8 et 16 Go.

Déballage et premiers contacts

Pas de surprise au niveau du déballage, le Nano 5G propose le même contenu que les modèles antérieurs : une paire d'écouteurs iPod standard (alors que même le Shuffle propose désormais un modèle à télécommande intégrée), un adaptateur pour dock universel, l'indispensable câble iPod et... c'est tout !

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Les premiers contacts avec le baladeur révèlent un design très proche du nano 4G. On en retrouve donc la forme allongée et incurvée, les multiples coloris (10, dont 2 réservés à l'Apple Store) et l'écran en mode portrait. Celui-ci gagne quelques pixels, malheureusement au détriment de la molette cliquable qui redevient trop étroite pour les gros doigts. La robe est toujours en aluminium, mais cette fois ci avec une finition brillante et des couleurs plus vives. Le principal changement se situe au dos de l'appareil, qui accueille une caméra vidéo, malheureusement assez mal placée : il sera facile de poser ses doigts sur l'objectif.

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Ergonomie et interface

Pas de changement à l'extérieur, et pas plus à l'intérieur : la prise en main du Nano 5G est rigoureusement identique à celle du 4G. On retrouve les menus caractéristiques d'Apple et le mode Coverflow permettant de naviguer dans les pochettes d'albums, accessible comme sur le 4G via l'accéléromètre. On retrouve aussi avec plaisir le gain de réactivité et de fluidité de l'interface : les saccades et ralentissements pénibles de l'iPod Nano 3G sont bien loin.

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La molette cliquable a toujours ses détracteurs et il faut bien admettre que l'iPod touch lui a donné un coup de vieux, mais elle reste un moyen rapide et efficace de naviguer dans les menus. Dommage qu'elle soit à nouveau trop petite après un Nano 4G en progrès sur ce point. Le fait qu'elle soit incurvée n'arrange rien.

Musique

Le status quo perdure dans la partie musique. On retrouve les mêmes formats gérés : MP3, AAC, Apple Lossless, WAV et AIFF. Les amateurs de formats libres en seront pour leurs frais, mais on n'attend rien d'Apple sur ce point. Le constructeur pourrait au moins gérer le FLAC que l'on trouve chez certains marchands en ligne et que même l'autre Apple (celle des Beatles) a récemment adopté pour son intégrale USB.

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En ce qui concerne le transfert, on passe évidemment toujours par iTunes, le logiciel à tout faire d'Apple. Indéniablement pratique pour gérer une bibliothèque musicale, il est en revanche toujours aussi lourd, et le fait qu'il soit le seul moyen officiel de transférer de la musique sur un iPod en rebutera plus d'un. Signalons tout de même que l'iPod Nano affiche le taux de transfert le plus rapide de notre comparatif.

Quid de la qualité audio ? On passera comme d'habitude sur les écouteurs standard très moyens. Avec des écouteurs de qualité, on ne note aucun changement par rapport à la précédente incarnation, qui proposait un son en progrès : moins de souffle et un peu plus de détail. On reste un cran en dessous de Cowon ou Sony, mais à des années lumières d'anciens iPods comme le Nano 3G ou l'iPod vidéo « classique » de 2005. L'égaliseur n'est toujours pas paramétrable et les réglages proposés dénaturent le son plus qu'autre chose. En revanche, le baladeur supporte parfaitement la lecture « gapless » : aucun silence ne se manifeste entre les chansons d'un album live qui se lit sans accroc. Dernier détail : l'iPod Nano dispose désormais d'un haut parleur externe qui s'active automatiquement lorsqu'aucun casque n'est branché. Celui-ci est de piètre qualité.

Vidéo et photo

La principale nouveauté de l'iPod Nano 5G réside dans la présence d'une caméra vidéo. Celle-ci permet de capturer des séquences au format H264, en 640x480. La qualité est acceptable sans plus : on reste loin de la qualité d'une caméra de poche Flip Ultra à résolution identique. En outre, cette fonctionnalité souffre de plusieurs défauts. Ainsi, on ne trouve aucun bouton d'enregistrement direct, et le placement de l'objectif est inadapté : il faudra faire particulièrement attention à ne pas placer ses doigts dans le champ. Plus grave : la capture de vidéos à tendance à vider la batterie du baladeur en très peu de temps. Bon point en revanche : de nombreux effets peuvent être ajoutés aux vidéos, et certains sont assez amusants (mode Terminator, caméra de surveillance, vieux film...).

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Du côté de la lecture vidéo, rien n'a changé. On trouve toujours une prise en charge des vidéos au format MP4 ou H264, dans une résolution maximale de 640x480 (supérieure à la résolution de l'écran). Toujours pas de DivX, donc, et la nécessité de reconvertir les vidéos pour les afficher sur le baladeur n'est toujours pas prise en charge par iTunes. L'écran plus large du 5G permet de réduire quelque peu les bandes noires sur les vidéos « widescreen ».

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Pas de surprise non plus côté photos. On notera au passage que l'objectif ajouté au Nano 5G ne permet pas d'en prendre. En ce qui concerne le visionnage, aucun changement : on conserve la même interface, les mêmes possibilités de diaporama, et toujours cette idée bizarre de devoir passer par iTunes pour convertir et transférer des photos vers l'appareil.

Fonctionnalités annexes

Il fut un temps où l'iPod était plutôt pauvre en fonctionnalités en dehors de la lecture multimédia. Ça aura mis le temps, mais le Nano 5G offre enfin tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un baladeur. On trouve ainsi un tuner FM ne nécessitant aucune télécommande ou écouteurs supplémentaires. Celui-ci offre une qualité de réception satisfaisante et une fonctionnalité originale : la mise en pause du programme. En revanche, il est impossible d'enregistrer le son, et si le tuner affiche correctement le nom des stations, celui-ci n'est pas conservé lors de la sauvegarde de présélections.

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Comme son prédécesseur, le Nano 5G propose un dictaphone, mais là encore celui-ci ne nécessite plus de casque supplémentaire, le micro étant désormais intégré à l'appareil. Les jeux iPod sont toujours de la partie : trois jeux sont intégrés et d'autres peuvent être achetés sur l'iTunes Store, même si le développement de ces jeux semble avoir été totalement arrêté au profit de l'App Store de l'iPhone et de l'iPod Touch. Les coureurs apprécieront quant à eux la présence d'un podomètre (en plus de l'application Nike Plus, toujours intégrée mais disponible uniquement pour les possesseurs du kit associé). Les calendriers et les contacts, synchronisables avec Outlook ou les logiciels intégrés à Mac OS X (iCal, carnet d'adresses), sont toujours présents, comme l'affichage de notes au format txt.

Notre avis :

Fidèle à lui-même, l'iPod Nano 5G aura toujours ses adorateurs et ses détracteurs. Le baladeur est toujours fermé sur son écosystème, et l'utilisation obligatoire d'iTunes continuera à agacer, même s'il s'agit d'un logiciel pratique pour gérer sa bibliothèque audio. Il faut en revanche saluer les efforts réalisés par Apple sur cette génération du baladeur qui intègre enfin un tuner FM et un dictaphone sans accessoire externe. Sur le plan de la vidéo, le Nano 5G franchit un pas sur lequel on reste néanmoins sceptique : intégrer un objectif permettant la capture sur un si petit appareil ne s'avère pas, au final, des plus pratiques. Apple a visiblement souhaité concurrencer le marché des caméras de poches style Flip mais le résultat n'est pas très convaincant.

iPod Nano 5G

6

Les plus

  • Partie vidéo correcte
  • Bonne qualité sonore (mais son plat)
  • Très bonne autonomie
  • Enfin la radio et le micro intégrés !

Les moins

  • Capteur vidéo mal placé
  • Molette de plus en plus petite
  • Ecosystème Apple relativement fermé
  • (toujours pas d'UMS, de DivX...)

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Ergonomie8

Fonctionnalités8

Performances8

Compatibilité7



Cowon iAudio 9

L'iAudio 9 de Cowon prend la suite de l'iAudio 7, et concurrence directement les baladeurs Flash audio/vidéo comme l'iPod Nano. Le nouveau modèle de Cowon reprend certaines caractéristiques de son prédecesseur, notamment sa navigation via un pavé tactile, mais propose un design nettement plus fin et quelques nouveautés.

Déballage et premiers contacts

L'iAudio 9 surprend d'emblée par son emballage plutôt original : il peut être recyclé en pot à crayon ou en récipient. Celui-ci renferme le baladeur, une paire d'écouteurs, un cable micro USB permettant de connecter le baladeur et un mini CD incluant le logiciel Jet Audio ainsi que des pilotes USB pour Windows 98 (eh oui, Cowon pense encore à ces derniers !)

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Les premiers contacts avec l'iAudio 9 sont globalement positifs, mais l'aspect « plastique » rebute de prime abord, quand on est habitué à l'aluminium brossé que l'on trouve chez Samsung ou Apple. Heureusement, la qualité de fabrication semble au rendez vous, et le baladeur est fin et léger, contrairement au précédent. Le design de l'iAudio 9 est d'une grande sobriété : les boutons tactiles n'apparaissent qu'à l'allumage.

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Ergonomie et interface

L'iAudio 9 conserve une particularité de l'iAudio 7: un pavé tactile dont la navigation ne s'effectue pas de manière circulaire ou verticale mais... diagonale ! Les boutons suivant et précédent sont situés aux coins inférieur gauche et supérieur droit, et les boutons de lecture et de retour en arrière dans les menus aux deux autres coins. A la différence de l'iAudio 7, les contrôles sont complètement dénués de repères physiques.

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L'écran d'accueil s'accorde assez bien avec ce pavé diagonal, puisque les icônes des principales sections reprennent cette disposition. On apprécie la sobriété des icônes très stylisées. Malheureusement, on déchante assez rapidement en s'aventurant dans les niveaux inférieurs de l'interface qui révèlent alors un explorateur de fichiers des plus laids et rudimentaires. D'autres parties sont plus soignées et originales : le tuner FM et le dictaphone reprennent la disposition en diagonale, et les menus contextuels font appel à des mosaïques d'icônes assez parlantes. En définitive, on constate que Cowon a voulu doter son appareil d'une interface sobre et originale, mais semble s'être arrêté en chemin.

Musique

Cowon est réputé pour prendre en charge un grand nombre de fichiers audio, et l'iAudio 9 ne fait pas exception à la règle : outre le MP3, on pourra lire des fichiers aux formats OGG, FLAC, APE, WMA et WAV. On regrettera l'absence du format AAC dans la liste. Le transfert des morceaux peut s'effectuer en passant par le logiciel JetAudio fourni pour les utilisateurs de Windows. Celui ci est, pour rappel, l'équivalent d'iTunes ou de Windows Media Player pour les baladeurs Cowon. Il propose une interface assez agréable et des fonctionnalités plutôt sympathiques, notamment pour les amateurs d'effets audio et d'égaliseurs. Néanmoins, si l'utilisation de Jet Audio s'avère assez pratique, l'iAudio 9 est compatible UMS comme ses prédecesseurs et on peut donc glisser/déposer directement ses morceaux depuis l'explorateur Windows, le Finder de Mac OS X ou votre gestionnaire de fichiers sous Linux.

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La navigation dans les fichiers audio peut s'effectuer par dossiers (il est possible de parcourir l'arborescence du baladeur) ou en suivant les tags ID3 : artistes, albums et genres. Attention cependant : si vous avez l'habitude d'utiliser iTunes pour convertir vos CD audio en fichiers MP3, le baladeur semble assez capricieux avec les tags ID3 générés par le logiciel d'Apple. Ainsi de nombreux albums, pourtant correctement balisés, n'apparaissaient pas dans les catégories artiste et/ou album. L'affichage des pochettes est également aléatoire.

La qualité audio ne faillit pas à la réputation de Cowon. L'iAudio 9 restitue un son d'excellente qualité et très équilibré. Certains apprécieront la technologie BBE, censée améliorer la lecture des fichiers compressés. De nombreuses présélections sont disponibles, mais le son est également personnalisable à volonté, notamment au niveau de l'égalisation. La technologie BBE embellit le son de manière très efficace mais pour les puristes, le son délivré sans artifice est déjà très satisfaisant à condition de disposer de bons écouteurs. Ceux proposés par Cowon sont très moyens. Seul défaut : l'absence de lecture « gapless » que l'on trouve sur les iPods. Les pistes d'un album live ou concept s'enchainent avec un micro intervalle perceptible (mais pas trop gênant).

Vidéo et photo

La taille de l'écran de l'iAudio 9 n'est pas franchement propice au visionnage de films ou de séries, néanmoins le baladeur s'avère plutôt complet dans ce domaine. Les vidéos au format Xvid, Avi, ASF et WMV sont pris en charge et ne nécessitent pas de réencodage préalable. L'écran est de bonne qualité, et on note quelques options telles que la lecture en accéléré, la détection de marqueurs de chapitres, ou encore la gestion des sous titres. Bref, la partie vidéo fait ce qu'elle peut, c'est-à-dire pas de miracles, mais dans ce format il s'agit dans tous les cas d'un simple plus, permettant au mieux de regarder quelques clips.

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Pas de miracles non plus au niveau des photos : l'iAudio 9 permet de les visualiser, là encore par dossier, dans une interface de type « explorateur » assez désagréable, ou de visualiser toutes les images présentes sur l'espace de stockage, celles-ci étant indexées. Les options sont d'un classicisme absolu : on peut passer du mode portrait au mode paysage ou lancer un diaporama.

Autres fonctionnalités

L'iAudio 9 est équipé d'un tuner FM. Celui-ci propose les deux fonctionnalités que l'on recherche dans un tel module : l'enregistrement et la possibilité de mémoriser des stations. Les enregistrements sont réalisés au format WMA et leur qualité peut être réglée via les paramètres système. On regrettera peut être l'absence de mise en pause des stations comme le permet l'iPod 5G, et de prise en charge du RDS : le nom des stations ne s'affiche pas.

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On trouve également une fonction dictaphone, utilisant le micro intégré à l'appareil. La qualité de celui-ci laisse franchement à désirer, le souffle étant important. Comme pour l'enregistrement FM, il est possible de régler (de manière indépendante) la qualité des enregistrements, là encore au format WMA. Les fichiers texte sont également pris en charge et, plus étrange, les animations Flash peuvent être lues depuis le baladeur, dont l'interface est d'ailleurs écrite en Flash.

Notre avis :

L'iAudio 9 de Cowon dispose indéniablement de nombreuses qualités. On peut citer ses excellentes performances sonores, ses nombreux effets audio, sa prise en charge des formats FLAC, APE et Ogg, sa compatibilité UMS et MTP, ou encore son tuner FM doté de capacités d'enregistrement. Quelques points noirs viennent néanmoins entacher le bilan : l'interface laisse un arrière goût d'inachevé et la finition plastique fait un peu « cheap », même si on apprécie la finesse, loin des anciens modèles assez épais. En définitive, un excellent baladeur pour ceux qui privilégient la qualité audio et l'ouverture, avec quelques efforts consentis sur le design.

Cowon iAudio 9

10

Les plus

  • Nombreux formats reconnus
  • Excellente qualité audio
  • Design très fin

Les moins

  • Finition plastique
  • Interface mal finie
  • Ecouteurs standards moyens

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Ergonomie7

Fonctionnalités9

Performances9

Compatibilité9



Creative Zen MX

La gamme Zen de Creative fait le bonheur des mélomanes depuis des années. Le Zen MX prend la suite du Creative Zen (au moins le troisième « Zen tout court » du constructeur) dont il reprend le design, l'interface et certaines caractéristiques. Disponible en 8 et 16 Go, voyons s'il se montre digne de ses illustres prédécesseurs comme le Zen Vision M.

Déballage et premiers contacts

Le packaging du Creative Zen MX est assez minimaliste : la boite contient le baladeur, une paire d'écouteurs et un cable mini USB... très mini ! Si on apprécie la connectique standard, il faudra faire « pendouiller » le baladeur si vous utilisez un port USB en façade d'une tour.

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Le Zen MX propose un design à l'horizontale devenu assez atypique pour un baladeur : l'écran est disposé en mode paysage et les contrôles à droite de celui-ci. Ceux-ci sont composés d'un pad directionnel accompagné d'un bouton central et de 2 touches à double fonction (selon qu'on clique à gauche ou à droite). Le pad de navigation n'est pas des plus agréables : il est assez facile d'appuyer sur une direction lorsqu'on clique sur le bouton central. Le dessus de l'appareil est en plastique noir brillant et le dos en plastique mat d'une texture assez agréable. Les tranches du baladeur révèlent un connecteur jack, un connecteur mini USB, un microphone et un slot pour carte SD (taille standard). Conséquence : il est encore plus épais que le YP-R0 de Samsung.

Ergonomie et interface

Comme le R'Play de Samsung, le Creative Zen MX ne propose aucune forme de pad tactile (contrairement à certains modèles antérieurs comme le Zen Micro ou le Zen Vision M), ou même de molette accélérant la navigation dans la bibliothèque musicale. Il faudra donc se contenter d'un pad directionnel plutôt lent et, comme nous l'avons dit, peu pratique car trop étriqué : il est facile d'appuyer sur plusieurs touches à la fois.

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L'interface reprend celle des précédents Zen : elle est très agréable et colorée, bénéficiant de thèmes assez réussis, et d'une organisation verticale des menus, dont Creative revendique toujours la paternité. Les icônes sont parlantes, peut être un peu trop massives, et les couleurs vives changent là encore de la sobriété d'un iPod. En revanche, on regrette toujours la multiplcation des sous menus : pour lire un titre, il ne suffit pas de le sélectionner, il faut valider la lecture par un menu contextuel supplémentaire !

Musique

Le Creative Zen MX est plutôt limité en ce qui concerne les formats de fichiers reconnus : seuls les formats MP3 et WMA sont reconnus. Les fichiers FLAC ou AAC, pourtant reconnus par d'autres baladeurs de la marque (Zen XFi 2, par exemple), sont absents. Deuxième problème : le baladeur se limite au protocole MTP, que seul Windows prend en charge officiellement. Sur ce système, on dispose alors de la même simplicité d'utilisation par glisser/déposer ou avec Windows Media Player, mais il est regrettable que Creative n'ait pas inclus une prise en charge UMS qui aurait contenté tout le monde. Un logiciel maison, Creative Centrale, est également fourni dans la mémoire du baladeur et peut être installé. Celui-ci propose une interface proche de Windows Media Player et s'avère indispensable pour convertir les vidéos pour l'appareil (voir plus bas), mais hormis cette utilité, on pourra tout aussi bien passer par Windows Media Player ou Winamp, compatibles MTP, et plus agréables à utiliser que ce logiciel à l'interface rustique et aux fonctionnalités limitées au minimum vital (extraction de cd audio, transfert de musique, de photos et de vidéo et création de listes de lecture.


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La qualité du son est plutôt bonne mais les réglages par défaut sont assez plats, et malgré la présence d'un égaliseur paramétrable et un effet d'amélioration des basses, il n'est pas possible d'améliorer le son de manière aussi souple et convaincante. On constate en outre un léger souffle, pas trop gênant à moins d'utiliser des écouteurs vraiment sensibles. La lecture « gapless » n'est pas prise en charge mais les blancs entre les morceaux sont à peine audibles.

La navigation dans la bibliothèque musicale, outre l'absence de surface tactile, souffre toujours d'un défaut présent depuis longtemps sur les baladeurs Creative : la multiplication des menus contextuels. Ainsi, pour lire une chanson, il ne suffit pas de cliquer sur son titre : il faut encore valider sa lecture via un menu.


Vidéo et photo

La partie vidéo du Creative Zen MX souffre d'un énorme défaut : le seul format reconnu est un format propriétaire de Creative, le CMV, et toutes les vidéos nécessiteront un réencodage en passant par le logiciel Creative Centrale. Cette limitation est surprenante dans la mesure où les précédentes versions du Zen permettaient le transfert de vidéos au format DivX ou WMV sans passer par cette phase pénible (qui est, au moins, gérée directement par le logiciel, contrairement à iTunes).

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En ce qui concerne la lecture, les options sont réduites au strict minimum : il n'est même pas possible de détecter des chapitres, de régler le format de lecture (letterbox ou plein écran) ou de régler la luminosité de l'écran en cours de lecture (ce que propose Samsung). Il reste que l'écran est de très bonne qualité.

Terminons sur les photos, qui là encore se limitent au strict minimum : le baladeur accepte uniquement les images au format JPEG. L'interface de visualisation est propre mais sans aucune originalité : mosaique, affichage plein écran des images et mode diaporama.

Autres fonctionnalités

Le Zen MX offre des fonctionnalités « annexes » des plus classiques : un tuner FM est présent mais comme chez Samsung, il se limite au strict minimum malgré une qualité de réception correcte. Pas d'enregistrement, pas de mise en pause, même pas d'affichage du nom des stations. On peut tout de même définir des présélections. On trouvera néanmoins un dictaphone permettant de réaliser des enregistrements au format WAV, une fonctionnalité implémentée depuis longtemps dans la gamme Creative Zen.

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Dernier point important : le slot pour carte SD. Bonne idée sur le papier, malheureusement Creative opte pour une gestion plutôt étrange : la carte dispose de sa propre interface de navigation et de sa propre base de données, distincte de la bibliothèque principale. Il aurait été préférable que Creative fusionne les tags afin de pouvoir disposer de la mémoire supplémentaire comme simple extension. Il est également possible de copier de la musique ou des photos de la carte vers la mémoire principale.

Notre avis :

Malgré quelques qualités comme une interface soignée, un écran lumineux et une bonne qualité audio, le Zen MX déçoit par sa compatibilité audio limitée au strict minimum et sa partie vidéo nécessitant un réencodage vers le format propriétaire de Creative. A sa sortie en 2007, son prédécesseur, nommé tout simplement Zen, faisait bonne impression. Aujourd'hui, dans le même format, il fait face à des concurrents plus complets, comme le R'Play de Samsung d'une part, et à un Zen X-Fi Style sensiblement supérieur et à peine plus cher (encore un exemple de la confusion qui règne dans la gamme Creative). Un classique qui ne vieillit pas très bien...

Creative Zen MX

4

Les plus

  • Interface agréable
  • Ecran de bonne qualité
  • Port SD standard

Les moins

  • Prise en charge audio minimaliste
  • Nécessite la conversion des vidéos
  • Incompatible UMS

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Ergonomie7

Fonctionnalités7

Performances6

Compatibilité6



Creative Zen Style

Dernier né dans l'entrée de gamme Creative, le Zen Style est un baladeur de petite taille dans la lignée du Zen Mozaic dont il partage les formes. Accompagné d'un modèle un peu plus haut de gamme, le Zen X-Fi Style que nous verrons plus loin, il se décline en capacités de 4, 8 et 16 Go et se distingue par un... style plutôt distingué. Cela suffit-il pour en faire un meilleur choix que le Zen Mozaic qui ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable ?

Déballage et premiers contacts

Pas de surprise au niveau du déballage : on trouve dans la boite du Zen Style exactement ce que l'on trouve dans celle du Zen MX et du Zen X-Fi Style : le baladeur, une paire d'écouteurs tout ce qu'il y a de plus basique et un minuscule cable de connexion au format mini USB.

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Le baladeur rappelle par sa forme le Zen Mozaic mais il perd sa mosaïque de boutons au profit d'un pad directionnel plus classique, surmonté de 4 touches physiques assez petites d'ailleurs, mais toujours plus pratique que la disposition de son prédecesseur. Plus gênant : le bouton d'allumage et de verrouillage de l'appareil est également passé à la trappe. Néanmoins, on trouve toujours un bouton de raccourci paramétrable que l'on peut notamment associer au verrouillage. Le baladeur arbore un look assez élégant que l'on oserait qualifier de féminin : une surface brillante en façade, dont le bas est recouvert d'un motif en losange, que l'on retrouve d'ailleurs en fond d'écran. Le dos du baladeur est mat et révèle un haut parleur. En bas, une prise jack et un connecteur Mini USB, et en haut un micro utilisé pour la fonction dictaphone. On regrettera par rapport au Mozaic l'adoption du plastique brillant en façade : les plastiques utilisés sur le Mozaic attiraient moins les traces de doigt et les rayures.

Interface

L'interface du Zen Style reprend également celle du Zen Mozaic, et pas forcément pour le meilleur : celle-ci a toujours tendance à multiplier les sous menus de manière parfois confuse : là encore, on se demandera pourquoi faut-il confirmer la lecture d'un morceau par un clic supplémentaire... Hormis ce défaut, il faut admettre que l'interface est plutôt agréable et colorée, et plutôt réactive. En outre, l'abandon des boutons mal disposés du Mozaic rend celle-ci plus confortable. Même s'il reste un baladeur conçu pour des doigts assez fins, on aura nettement moins tendance à déraper sur les boutons adjacents.

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Musique

Le Zen Style propose, comme le Zen MX, une prise en charge musicale des plus limitées : MP3 et WMA ! Vu la cible visée, ce sera probablement suffisant : il est clair que l'on ne va pas acheter un Zen Style pour lire du jazz ou du classique en format sans perte. Le lecteur est uniquement compatible MTP en ce qui concerne le transfert de fichiers. Sous Windows, vous pourrez donc l'utiliser en mode glisser/déposer depuis l'explorateur, ou passer par Windows Media Player ou n'importe quel logiciel compatible avec le protocole de Microsoft. On retrouve Creative Centrale dans la mémoire du baladeur mais là encore, on se gardera d'installer ce logiciel dispensable, à moins d'avoir des vidéos à convertir (voir plus bas).

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Quid de la qualité audio ? Sans surprise, Creative livre avec son baladeur des écouteurs assez moyens : les basses sont faibles, les aigus manquent de clarté. Déception également au niveau des égaliseurs : on trouve un égaliseur 5 bandes personnalisable accompagné de quelques préselections mais celles-ci ne sont pas facilement accessibles en cours de lecture. En outre, l'égaliseur aura un effet assez limité sur le son, tout comme l'option d'amplification des basses qui produit le même effet qu'avec le Zen Mozaic : un simple étouffement ! Avec des écouteurs plus qualitatifs, la situation s'améliore sans atteindre le nirvana sonore, la faute à une distorsion présente à fort volume. L'effet des égaliseurs est un peu plus perceptible, mais l'amplification des basses n'apporte rien. En définitive, il ne faudra pas être trop exigeant avec ce modèle.

La navigation dans la bibliothèque musicale est pénalisée par l'absence de molette tactile mais le défilement des artistes et titres n'est pas trop lent. L'écran de lecture affiche la pochette lorsqu'elle est présente, mais en guise de fond d'écran. Résultat : les titres deviennent souvent illisibles...

Vidéo et photos

Avec un écran de 1,8 pouces et une résolution de 128x160 pixels, il est inutile de préciser que le Zen Style n'est pas fait pour lire des vidéos. Il est néanmoins possible de le faire, mais l'opération nécessite un réencodage via le logiciel Creative Centrale. La qualité de l'affichage ne vaut vraiment pas la peine de se donner ce mal. Le baladeur gère également l'affichage de photos mais là encore la résolution bien trop faible de l'écran rend la fonctionnalité dispensable, à part peut être pour visualiser quelques photos de vos proches.

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Fonctionnalités annexes

Comme le Mozaic, le Zen Style intègre un tuner FM. Celui-ci est plutôt basique mais permet tout de même de mémoriser des stations. Il ne faudra pas compter en revanche sur un quelconque enregistrement à l'image de ce que l'on trouve sur l'iAudio 9 ou même d'une mise en pause.

Un dictaphone est également de la partie. Les enregistrements sont réalisés au format WAV, à un débit de 64 Ko/seconde. La qualité est correcte pour ce qu'on en fera. Enfin, on trouvera le traditionnel agenda (non éditable mais synchronisé avec Outlook). Pas de quoi fouetter un chat, donc, mais les deux fonctionnalités annexes indispensables pour tout baladeur qui se respecte sont là.

Notre avis :

Digne successeur du Zen Mozaic, le Zen Style n'apporte pas grand chose par rapport à son prédecesseur. Son ergonomie est légèrement supérieure, mais les performances sonores du baladeur restent les mêmes, c'est-à-dire correctes mais sans plus. Reste comme d'habitude chez Creative un avantage : un prix très bas pour un produit assez élégant et discret qui fera somme toute l'affaire pour les utilisateurs pas trop exigeants.

Creative Zen Style

5

Les plus

  • Petit et élégant
  • Assez complet pour le prix
  • Qualité audio correcte

Les moins

  • Ecouteurs fournis médiocres
  • Ecran peu adapté à la vidéo
  • Compatibilité audio/vidéo réduite

0

Ergonomie7

Fonctionnalités7

Performances7

Compatibilité6

Creative Zen X-Fi Style

Le dernier baladeur X-Fi que nous avons eu entre les mains, le Zen X-Fi 2, ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, loin de là. Avec le Zen X-Fi Style, Creative propose un compromis entre le Zen MX, sont il reprend un design assez proche, et le Zen X-Fi pour l'intégration de la « fameuse » technologie d'amélioration du son. Le baladeur est disponible en 8, 16 et 32 Go.

Déballage et premiers contacts

Le déballage du Zen X-Fi Style réserve une mauvaise surprise : contrairement au X-Fi et au X-Fi 2, il ne propose pas une paire d'écouteurs semi intras à contact plaqué or mais de vulgaires écouteurs standards. Histoire de clairement positionner le baladeur plus bas dans la gamme ? Comme les autres baladeurs Creative, le packaging inclut également un cable mini USB de quelques cm de longueur.

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Le design du Zen X-Fi Style est plus proche du Zen MX que des précédents X-Fi. On retrouve la même disposition des commandes à droite de l'écran : un pad directionnel entouré de deux séries de boutons. On remarquera d'emblée que ceux-ci sont illisibles : les pictogrammes sont simplement gravés dans la surface et non peints. Le pad directionnel est en outre d'assez petite taille alors que la place ne manque pas autour pour lui donner des dimensions plus confortables. On regrettera également par rapport au MX, ou aux autres Zen X-Fi l'absence d'un slot SD ou Micro SD, toujours un plus appréciable. En ce qui concerne les matériaux utilisés, ils sont les mêmes que sur le Zen MX : surface brillante et dos mat. Le baladeur est disponible en plusieurs couleurs, dont un rouge assez tape à l'œil mais le dos est blanc dans tous les cas, un dos qui révèle là encore un haut parleur. Et le style dans tout ça ? Comme sur le Zen Style, le baladeur arbore un motif sur sa surface, cette fois ci à damier. Ca rappellera peut être à certains nostalgiques certains baladeurs iRiver.

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Interface

On s'en doutait au vu de ses dimensions et de la disposition des boutons : le Zen X-Fi Style utilise exactement la même interface que le Zen MX. La seule différence réside dans les thèmes, cette fois ci adaptés à la texture de la surface du baladeur. Pour le reste mêmes qualités et mêmes défauts : d'un côté un côté graphique très agréable, et de l'autre une multiplication de sous menus contextuels parfois fatigante et une navigation reposant entièrement sur un pad non tactile, ce qui rend la navigation dans de longues listes un peu lente (cela reste tout de même supportable)

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Musique

Le Zen X-Fi Style se situe dans la lignée des autres X-Fi en matière de prise en charge audio : on retrouve donc avec plaisir une compatibilité avec les formats MP3, WMA, AAC et FLAC. La prise en charge des deux derniers a son importance : le baladeur pourra ainsi lire les titres issus de l'iTunes Store (sans DRM) ainsi que les titres encodés avec le format sans perte libre, apprécié des audiophiles.

En revanche, pour pleinement apprécier le son du X-Fi Style, le premier réflexe sera de se débarrasser de la paire d'écouteurs très moyenne fournie avec le baladeur. On est loin des écouteurs des précédents X-Fi, qui en plus d'être semi-intras, proposaient une qualité d'écoute tout à fait suffisante pour ne pas avoir à acheter une paire supplémentaire. Ici, ce sera indispensable : les écouteurs sont identiques à ceux du Zen Style et offrent un son beaucoup trop coloré dans les milieux, avec des basses peu présentes et des aigus manquant cruellement de précision. Le son est tout de même déjà un peu plus précis avec les réglages par défauts et cette paire d'écouteurs que sur le Zen Style.

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Le Zen X-Fi Style prend évidemment tout son sens en utilisant des écouteurs de meilleure qualité : il révèle alors un son déjà très équilibré dans les réglages de base. Néanmoins, le principal avantage réside dans les effets X-Fi applicables : ils améliorent nettement la dynamique. Il ne faudra pas, en revanche, en abuser sous peine de dénaturer le son d'origine, notamment l'effet Expand qui s'avère vite contre productif. En plus des effets X-Fi, le baladeur dispose d'un égaliseur 5 bandes personnalisable (proposant également des préselections), ainsi qu'un effet d'amplification des basses, cette fois ci plus efficace que sur le Zen Style (même avec les écouteurs bas de gamme fournis).


Video

Sur le plan de la vidéo, le Zen X-Fi Style a également le bon goût de reprendre les fonctionnalités des autres X-Fi, à savoir une prise en charge digne de ce nom : MP4, DivX (le baladeur n'est pas certifié en revanche), XviD et WMV 9, le tout dans une résolution maximale de 640x480. Son écran de 2,4 pouces est un peu limite pour la visualisation de films, mais suffira amplement à regarder quelques vidéos ou épisodes de séries TV. En revanche, s'il est lumineux et offre des couleurs vibrantes, la surface brillante est très sujette aux reflets : un vrai miroir ! L'écran est au format 4/3 et la lecture vidéo propose un étirement ou un mode adapté à l'écran (mais pas de zoom). Une sortie vidéo est également de la partie mais nécessite un cable vendu séparément.

Pas grand-chose à signaler au niveau des photos : le seul format géré nativement est le JPEG. Le logiciel Creative Centrale convertit automatiquement les images BMP, TIFF, PNG et GIF transférées sur le baladeur. Les options sont des plus minimalistes : diaporama, zoom et rotation. Là encore, l'écran du X-Fi Style est plus adapté au visionnage de photos que celui, trop petit et à la résolution trop faible, du Style.

Fonctionnalités annexes

Peu de surprises du côté des fonctionnalités annexes : le tuner FM est présent, et propose comme sur le Zen MX et le Zen Style, le strict minimum, à savoir l'enregistrement de présélections. Pas de gestion du RDS pour l'affichage du nom des stations, ni d'enregistrement du son ou de mise en pause.

Le dictaphone est également présent, profitant du micro intégré du baladeur. Là aussi, rien de plus par rapport au Zen Style. La fonctionnalité est présente, le micro n'offre pas une qualité extraordinaire mais ça peut dépanner.

On retrouve enfin un agenda, un gestionnaire de tâches et une liste de contacts en lecture seule (mais synchronisables avec Outlook via Creative Centrale), ainsi qu'un gestionnaire de flux RSS hors ligne, nécessitant là encore une synchronisation. Contrairement au X-Fi 2, le Zen Style ne permet pas, en revanche, d'ajouter des applications supplémentaires.

Notre avis :

Entre un Zen MX qui ne fait que reprendre les fonctionnalités de l'ancien Zen avec une compatibilité vidéo au rabais, et un Zen X-Fi 2 gâché par une interface tactile complètement ratée, le Zen X-Fi Style apparaît finalement comme une bonne surprise. Le baladeur est proposé à un prix relativement avantageux, offre une prise en charge audio et vidéo relativement complète, et des effets d'amélioration du son convaincants. On regrettera tout de même qu'il soit vendu avec des écouteurs indignes de ses performances sonores.

Creative Zen X-Fi Style

6

Les plus

  • Design assez réussi
  • Effets X-Fi convaincants
  • Rapport qualité/prix intéressant
  • Compatible AAC et FLAC

Les moins

  • Ecouteurs indignes du baladeur
  • Pad directionnel et boutons trop petits
  • Pas de slot SD à l'inverse des autres X-Fi

0

Ergonomie8

Fonctionnalités7

Performances8

Compatibilité8

Samsung YP-R0 R'Play

Dernier né de la gamme Samsung, le YP-R0 alias R'Play est un baladeur vidéo non tactile de facture plutôt classique mais aux fonctionnalités assez complètes, notamment au niveau des formats pris en charge. Il revendique également le glisser/déposer en mode UMS avec son slogan : « Drag, drop & play ». Le baladeur est disponible en noir ou rose, dans des capacités de 4, 8 ou 16 Go.

Déballage et premiers contacts

Samsung fait dans le classique au niveau de l'emballage mais le YP-R0 a un atout par rapport à d'autres baladeurs dans la même gamme de prix : il inclut une paire d'écouteurs intra auriculaires, censés délivrer un meilleur son que ceux fournis en standard avec ses concurrents. On appréciera la présence de deux paires d'embouts, ce qui devrait convenir à toutes les oreilles (ceux d'origine nous semblent un peu gros).

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Le premier contact avec le baladeur est plutôt agréable. Le R'play arbore une robe en aluminium et en plastique blanc, très « iPod » et un écran aux dimensions généreuses. En revanche, son épaisseur et sa largeur le rapprochent davantage du S540 de Sony que d'un svelte iPod Nano. La partie inférieure de l'appareil est occupée par un pad directionnel (non tactile) et des boutons que l'on croirait tactiles mais qui sont en fait de vrais boutons sous une surface plus souple. Dernier détail appréciable : sous le baladeur, on trouve à côté de la prise jack et du connecteur USB propriétaire un slot MicroSD, permettant d'augmenter la capacité de stockage.

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Ergonomie et interface

Comme nous venons de l'écrire, le YP-R0 ne propose pas de pad tactile et c'est sans doute là son plus gros défaut. Pour un baladeur dont la capacité peut atteindre 16 Go (voire plus en passant par le port Micro SD), et donc un grand nombre de titres, ne pas disposer de moyen de naviguer rapidement dans sa bibliothèque pose problème. Si au moins le défilement était rapide, cela pourrait partiellement corriger ce défaut mais ce n'est pas le cas : les artistes ou titres défilent très mollement.

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L'interface est, pour le reste, agréable et colorée. Elle propose trois modes d'affichage : une mosaïque d'icônes façon téléphone portable, un mode affichant des icônes animées en plein écran et un mode « dock » avec fond d'écran personnalisable. Plusieurs skins sont disponibles pour les menus. Le tout est un peu « bling bling », à l'opposé de la sobriété d'un iPod ou de l'iAudio 9 de Cowon, mais très réussi.

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Musique

Le Samsung R'Play se vante d'être entièrement basé sur le glisser/déposer, et ne nécessite donc aucun logiciel de synchronisation. Le baladeur étant compatible avec le standard MTP de Microsoft, on peut l'utiliser avec Windows Media Player, mais il est également possible de basculer vers l'UMS, plus classique et universel pour utiliser le R'Play avec n'importe quel système d'exploitation. Même topo pour les formats gérés : les fichiers MP3, WMA, AAC, WAV, Ogg Vorbis et FLAC sont tous pris en charge, ce qui fait du R'Play le baladeur le plus ouvert de notre comparatif.

La navigation dans la bibliothèque musicale offre une originalité : la sélection des albums s'effectue via un bandeau affichant les pochettes des albums relatifs à un artiste. C'est original mais déconcertant au premier abord : on choisit un artiste dans une liste verticale, puis un album dans une liste horizontale.

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Quid de la qualité audio ? Le R'Play ne nous semble pas souffrir de défauts particuliers à ce niveau. Sans atteindre l'excellence du Cowon iAudio 9, le son est précis, puissant et ne souffre pas de distorsion ou de souffle, même avec des écouteurs haut de gamme. Ceux fournis avec l'appareil se défendent plutôt bien pour des écouteurs standard, et ont la particularité d'être intra auriculaires, mais on pourra tout de même envisager de les remplacer par une paire plus qualitative. Les amateurs d'égaliseurs et d'amélioration du son trouveront également leur bonheur entre des pré-réglages pas désagréables et deux réglages entièrement personnalisables : égalisation, reverb, effet surround et amélioration des basses. Un défaut en revanche : le lecteur ne permet pas la lecture « gapless » et des silences assez marqués se font entendre entre chaque piste. Pas le baladeur idéal pour écouter un album live.

Videos et photos

Le R'Play propose une des meilleures compatibilités vidéo de notre comparatif : le lecteur accepte les fichiers AVI, DivX, XviD, MPEG4, WMV, ASF et H264. L'écran 2,6 pouces d'une résolution de 320x240 pixels est forcément assez limité mais l'image est de bonne qualité et l'ergonomie de la section vidéo plutôt bien pensée, avec notamment la possibilité de générer automatiquement des vignettes de chapitres.

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La section photo est tout ce qu'il y a de plus basique : affichage des clichés en mosaïque, possibilité de zoomer en avant ou en arrière sur une photo et utilisation d'une image en arrière plan pour personnaliser le thème du baladeur.

Autres fonctionnalités

Le R'Play propose un tuner FM à la qualité de réception correcte et à l'ergonomie agréable. En revanche, s'il est possible de sauvegarder ses stations favorites, il est impossible d'enregistrer la radio ou de la mettre en pause. En dehors du tuner, le baladeur est assez pauvre en fonctionnalités annexes : il propose au mieux la possibilité de lire des fichiers textes et, plus original, un explorateur de fichiers. En revanche, on appréciera la possibilité d'étendre la mémoire du baladeur par une carte Micro SD. Attention cependant : le contenu de la carte est séparé de celui de la mémoire interne.

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Notre avis

Le Samsung YP-R0 est un très bon baladeur dans l'ensemble. On apprécie son ouverture au niveau des formats de fichier, en audio comme en vidéo, et sa compatibilité UMS. La qualité audio est au rendez vous, et la partie vidéo s'en tire assez bien. En revanche, si son design est assez agréable, il n'est pas des plus fins, et l'absence de toute forme de navigation tactile est quelque peu pénalisante. En outre, on aurait apprécié quelques fonctionnalités supplémentaires telles qu'un dictaphone. Cela ne suffit pas, cependant, pour entacher sérieusement le bilan largement positif de l'appareil.

Samsung YP-R0 R'Play

8

Les plus

  • Compatible avec de nombreux formats
  • Prise en charge UMS et MTP
  • Finition soignée
  • Ecouteurs standards corrects

Les moins

  • Pas d'enregistrement FM
  • Pas de dictaphone
  • Navigation non tactile trop lente

0

Ergonomie7

Fonctionnalités7

Performances9

Compatibilité10



Sony Walkman NWZ-S540

NB : Certaines photos révèlent le piteux état dans lequel l'agence de presse de Sony nous a envoyé le Walkman S540. Si votre choix se porte sur ce baladeur, sachez que les exemplaires vendus dans le commerce ne sont pas rayés de la sorte. Heureusement...

Dans la longue lignée des baladeurs Walkman de Sony, le S540 est un modèle dont la particularité est de disposer de deux généreux hauts parleurs externes et d'un écran de 2,4 pouces. Il est disponible en plusieurs coloris et dans des capacités de 4, 8 et 16 Go.

Déballage et premiers contacts

L'emballage du S540 inclut une paire d'écouteurs et un câble de connexion USB (propriétaire). Les premiers contacts avec le baladeur révèlent un appareil assez volumineux, en raison de la paire d'enceintes (stéréo !) sus mentionnée, au dos de l'appareil. L'avant est occupé par un écran de 2,4 pouces et ce qui pourrait ressembler à une molette cliquable mais qui n'est en fait qu'un pad multi-directionnel, assorti d'un bouton central de lecture et de deux boutons (retour et options) disposé en « oreilles de Mickey ». Sur le côté, on trouvera des boutons physiques de contrôle du volume, un interrupteur de verrouillage et un interrupteur permettant de basculer entre le casque et les hauts parleurs externes.

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Ergonomie et interface

Comme le Creative Zen et le Samsung YP-R0, le S540 de Sony fait totalement l'impasse sur un pad tactile façon iPod ou iAudio. C'est un peu dommage dans la mesure où là encore, il faudra composer avec un pad directionnel, même si celui fait preuve d'un peu plus de rapidité dans les défilements. On apprécie en revanche la présence de boutons physiques pour le contrôle du volume. Pour ce qui est de l'interface, pas de doute : c'est du Sony, c'est-à-dire une interface rigoureusement identique aux précédents modèles du constructeur. On retrouve donc la disposition des icônes en mosaïques, et les visuels monochromes caractéristiques que l'on retrouve également sur PS3 ou PSP. C'est sobre (peut être même trop) et efficace.

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Musique

Le S540 est compatible avec les formats MP3, WMA (avec ou sans DRM), AAC et PCM (WAV). Par rapport à certains concurrents, on notera l'absence des formats libres FLAC et Ogg, mais la prise en charge de l'AAC, souvent oublié, est un bon point. En ce qui concerne le transfert, Sony propose plusieurs options : le baladeur est compatible MTP et UMS, on pourra donc faire du glisser/déposer quelque soit le système d'exploitation utilisé, ou utiliser Windows Media Player. Sony fournit en outre son logiciel Media Go, sorte d'iTunes pour périphériques Sony (walkman, téléphones Sony Ericsson, PSP...)

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Les baladeurs Sony sont réputés pour leur excellente qualité audio, et le S540 n'y fait absolument pas défaut. Des cinq baladeurs testés, il nous paraît être celui qui offre le son le plus puissant et le plus précis. Détail important : alors que la plupart de ses concurrents nécessitent un changement d'écouteurs standard, ceux fournis par Sony sont d'une qualité tout à fait suffisante à condition de ne pas être trop exigeant. Les amateurs de personnalisation du son y trouveront leur compte entre les pré-réglages d'égaliseur, et la possibilité de modifier ce dernier pour créer ses propres réglages. On trouvera en outre une technologie d'amélioration du son dans la lignée du BBE de Cowon, et offrant des résultats similaires. Seule ombre au tableau : pas de « gapless » !

Vidéo et photos

En ce qui concerne la vidéo, le S540 prend en charge les vidéos au format H264, MPEG 4 ou WMV, dans une résolution maximale de 320x240 (résolution de l'écran). Le lecteur propose plusieurs options de zoom (plein écran ou letterbox) et on appréciera la possibilité de régler la luminosité de l'écran depuis le menu contextuel. L'écran de 2,4 pouces offre une qualité respectable et une taille plus confortable que celle d'un iPod Nano ou d'un iAudio 9.

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L'affichage des photos se fait en naviguant directement dans les dossiers, dans des listes accompagnées de vignettes, contrairement aux autres baladeurs qui ont recours à une vue mosaïque. Un mode diaporama avec fondus entre les photos est disponible.

Fonctionnalités annexes

Le Walkman S540 propose un tuner FM offrant une bonne qualité de réception, et des fonctionnalités complètes : ajout de présélections et enregistrement au format MP3, avec choix du débit audio. Ne manque que l'affichage du nom des stations. Un dictaphone est également disponible, profitant des mêmes réglages. On ne peut pas dire que Sony s'embarrasse de fioritures puisque ce sont les seules fonctionnalités supplémentaires offertes par le baladeur.

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Notre avis :

Que penser du Sony S540 ? Dans les points positifs, on notera l'excellente qualité audio, la présence d'écouteurs de bonne facture, le tuner FM enregistrable en MP3 et une ergonomie soignée malgré l'absence de tactile. En revanche, le baladeur est inutilement volumineux, étant donné que les hauts parleurs externes ne servent franchement pas à grand-chose. Reste un baladeur solide qui ne trahit pas la réputation de la gamme Walkman.

Sony Walkman S540

6

Les plus

  • Excellente qualité audio
  • Ecouteurs standard de bonne qualité
  • Enregistrement FM + Dictaphone
  • Compatible UMS

Les moins

  • Pas de FLAC/Ogg
  • Taux de transfert très lent
  • HP externes inutiles

0

Ergonomie8

Fonctionnalités8

Performances8

Compatibilité8



Afin d'évaluer les performances de nos cinq baladeurs, nous les avons soumis à quelques tests concernant la puissance délivrée, l'autonomie en lecture audio et la vitesse de transfert.

Vitesse de transfert

Pour mesurer la vitesse de transfert, nous avons copié une même sélection de fichiers totalisant 1,67 Go, dans des débits et des tailles variables, sur chaque modèle. Pour les quatre baladeurs gérant le glisser/déposer, nous avons utilisé l'explorateur Windows. Pour l'Ipod Nano 5G, nous avons évidemment du utiliser iTunes 9.

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Taux de transfert (en Mo/s)


Les données sont extrêmement variables. Le plus rapide est l'iPod Nano 5G qui affiche un taux de 10,6 Mo/seconde, suivi du Cowon iAudio 9 (5,7 Mo/s). On passe ensuite sous la barre des 5 Mo/s avec les trois lecteurs de Creative, oscillant entre 4,1 et 4,2 Mo/S, le Samsung R'Play (2,1 Mo/s) et en bon dernier, le Sony Walkman S540 (1,6 Mo/s)

Autonomie en lecture audio

L'autonomie est évidemment primordiale pour un lecteur MP3. Pour la calculer, nous avons lu la sélection de fichiers précédemment transférée en boucle, avec le réglage du volume à 50%, et tous les effets audio désactivés.

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Autonomie en lecture audio (en heures)


Les deux baladeurs les plus résistants à ce test sont le Samsung R'Play, et le Zen X-Fi Style, totalisant chacun 27 heures de lecture continue. Ils sont suivi à égalité par le Sony Walkman S540 et l'iPod Nano 5G (24h). Le Cowon iAudio 9 propose une autonomie de 22h, tandis que les Creative Zen Style et Zen MX, un peu en retrait, rendent respectivement l'âme au bout de 21 et 20h.

Puissance

Cette donnée est importante car elle indique non seulement la puissance maximale du baladeur, mais elle a également une incidence sur le type d'écouteurs que vous pourrez utiliser. En effet, les écouteurs haut de gamme, dont l'impédance est élevée, nécessitent une puissance d'autant plus élevée pour restituer le son à un volume correct. Pour tester cette donnée, nous avons analysé un fichier MP3 à 320k avec le logiciel MP3Gain. Celui-ci nous a renvoyé un volume master de 97,3 dB. Puis, nous avons transféré ce fichier sur chaque baladeur, et relié celui-ci à l'entrée son de notre PC de test, pour enregistrer le fichier au volume maximal avec le logiciel Audacity. Les enregistrements ont alors été analysés à leur tour avec MP3Gain.

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Puissance de lecture au volume maximal (en dB)


Sur ce test, on distingue trois baladeur dépassant le volume master du MP3 original : les Zen Style et X-Fi Style. Juste derrière, le Walkman S540 de Sony s'en approche avec 97,2 dB. Suivent dans l'ordre le Creative Zen MX (93,9 dB), l'iPod Nano 5G (93,3 dB) et le Samsung R'Play (92,5 dB). Enfin, l'iAudio 9 de Cowon ferme la marche avec une puissance de 85,2 dB, mais cette valeur est sans doute due au fait que les tests ont été réalisés en bloquant le lecteur dans sa version européenne.

Conclusion

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Que penser au final de ces 7 baladeurs ? Pour les plus exigeants, notre préférence va à l'iAudio 9 de Cowon, qui nous semble être le meilleur baladeur « power user » de cette sélection. Malgré une finition plastique pas très accueillante, le petit baladeur coréen révèle une qualité audio sans faille, une prise en charge assez large au niveau des formats de fichiers et quelques fonctionnalités appréciables telles que l'enregistrement de la radio, et une multitude d'effets et d'améliorations audio entièrement personnalisables. Juste derrière, on trouve le Samsung R'Play. Si ce baladeur était moins épais, et proposait une navigation un peu plus agréable et rapide, il serait tout à fait excellent. Malgré ces défauts, on salue son ouverture : les formats de fichiers libres comme propriétaires répondent à l'appel et le baladeur est compatible MTP et UMS, ce qui signifie en gros que vous pourrez effectuer du glisser/déposer de fichiers quelque soit le système d'exploitation utilisé. Il lui manque également un micro et une fonctionnalité d'enregistrement de la radio. Dommage... Malgré tout, le baladeur affiche un très bon rapport qualité/prix.

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Nos deux baladeurs préférés enterrent-ils pour autant l'iPod Nano ? Pas sûr. Pour lui, le lecteur d'Apple a toujours son design (finesse, finition aluminium), son ergonomie (même si la molette cliquable a pris un coup de vieux face à l'iPod Touch) et des fonctionnalités enfin complètes : tuner FM et dictaphone sont de la partie, et en standard ! La caméra vidéo, mal placée et drainant la batterie, fait en revanche davantage office de simple gadget, et les amateurs de « gros son » lui reprocheront toujours ses basses un peu faibles, tandis que son prix reste élevé par rapport à ses concurrents.

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Du côté de Creative, on a toujours, comme d'habitude, à boire et à manger dans la gamme très prolifique du constructeur. Le Zen MX est clairement un Zen au rabais : un lecteur pas cher et pas déplaisant en soi mais qui prend un coup de vieux par rapport à un Samsung R'Play qui l'enterre sur à peu près tous les points. Evolution du Mozaic, le Zen Style peine à nous convaincre. Il a pour lui son prix et une qualité audio somme toute correcte à condition de changer d'écouteurs, même si son écran manque de lisibilité. La bonne surprise concerne finalement le Zen X-Fi Style, une version raffinée du Zen MX qui embarque la technologie d'amélioration du son des Zen X-Fi 1 et 2, pour un prix à peine supérieur au Zen MX ! On terminera avec Sony dont le S540 assez volumineux ne vieillit pas très bien, mais qui propose une qualité audio irréprochable.

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