Starlancer

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Le 05 juin 2000
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Chez Microsoft depuis ces dernières années on cultive le hit. La recette parait simple, mais elle est efficace. Il faut un zest de programmeur stars, une structure d'édition adaptée et flexible mais tout en restant très puissante, et une logistique sans faille. Digital Anvil comme de nombreux développpeurs l'ont compris. Les Frères Erin et Chris Roberts sont ainsi la nouvelle maison d'édition avec leur société de développement Digital Anvil. Ils ont été rejoint pas Tony Zurovec, et Chris Taylor qui a eu la même idée que les frères Roberts. Décidément, Microsoft ne se contente pas de sa place de 4ème éditeur mondial sur PC: Starlancer en est la preuve flagrante. Voici un jeu digne d'être la suite de la grande saga des Wing Commander (normal les frères Roberts en sont les créateurs), mais encore plus abouti à mon goûts, grâce à l'intégration d'un excellent mode multijoueur (si si je vous assure...)


Historique, juin 2160


Le background de ce jeu est basé sur un monde assez Space Opéra. Dans la grande tradition des Wing Commander, la galaxie est déchirée par un conflit interstellaire. D'un côté l'alliance confédérée (le bloc Ouest) et de l'autre la coalition (le bloc soviétique du futur). Alors que le conflit semblait se régler pacifiquement; la coalition, en acceptant une proposition de paix des alliées, en profite pour lancer une offensive qui va ravager la flotte alliée. Les alliés vont lever des nouvelles armées en faisant appel à des volontaires (vous en l'occurrence). Ainsi vous allez intégrer les nouveaux pilotes volontaires. Votre escadre est appelé à connaître la gloire par votre présence et vos futurs exploits, car comme dans tout bon jeu de combat spatial vous êtes un pilote émérite, un as du manche (en tout cas j'aime à le croire). Au début du jeu vous disposez de 3 choix : le mode solo et sa campagne "classique" mais très bien menée; un mode mutlijoueurs de grande classe et les options de jeu avec de nombreux réglages graphiques et sonores à notre disposition.


Wing Commander bis


Tout commence quand vous arrivez directement en provenance du centre de recrutement pour aller sur le USS Reliant, un porte astronef de la marine Alliée. Vous êtes un des membres de l'aviation embarquée, membre de l'escadrille 45ème volontaires. Cette entrée en scène me fait penser à un mélange de Wing Commander Prophecy où vous jouez le rôle d'un bleu et d'Independance Day (non je vous rassure, vous ne vous êtes pas fait violé par des extra terrestres..). Votre escadre est commandée par le Capitaine Enriquez une femme de poigne qui vous accompagnera en personne parfois en mission, sinon elle se cantonnera à son rôle de chef de l'aviation embarquée et vous briefera sur toutes les missions à effectuer, ... et elle seront assez nombreuses et longues.

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Briefing rapide et drop comme dans "L'Etoffe Des Héros"

Tout commence quand vous arrivez directement en provenance du centre de recrutement pour aller sur le USS Reliant, un porte astronef de la marine Alliée. Vous êtes un des membres de l'aviation embarquée, membre de l'escadrille 45ème volontaires. Cette entrée en scène me fait penser à un mélange de Wing Commander Prophecy où vous jouez le rôle d'un bleu et d'Independance Day (non je vous rassure, vous ne vous êtes pas fait violé par des extra terrestres..). Votre escadre est commandée par le Capitaine Enriquez une femme de poigne qui vous accompagnera en personne parfois en mission, sinon elle se cantonnera à son rôle de chef de l'aviation embarquée et vous briefera sur toutes les missions à effectuer, ... et elle seront assez nombreuses et longues.

Vous arriverez dans le USS Reliant, et vous disposerez d'une cabine pour votre confort, dans laquelle est accessible un simulateur, une télé pour regardez le journal télévisé, une platine CD pour écouter de la musique et un terminal ITAC, pour lire les débriefings sinon c'est direction salle de briefing. Dès les premières missions vous allez être mis dans le bain. Vous allez affrontez les vaisseaux de la coalition vous surclassent en méchanceté et en nombre (surtout en méchanceté), mieux équipés (système de camouflage, autoradio, climatisation, veuillez rayer les mentions inutiles). De vos missions dépende l'issu de la campagne. il faut savoir que celle ci ce compose de 24 missions semi dynamiques.

Je m'explique, à chaque mission vous avez 4 niveaux de réussite allant de la débâcle à la victoire totale. Ces niveaux de réussite des missions sont différenciés par l'attitude de votre pilote à la fin d'une mission quand il va regarder le tableau de compte rendu. Selon le niveau de réussite, les objectifs et les bonus obtenus vont pouvoir varier. La montée en grade sera également plus rapide et l'accessibilité aux nouveaux vaisseaux voire les prototypes secrets de la Marine Alliée en sera que plus facilité. Donc je vous conseille le temps quand même de prendre bien le temps de finir les missions et essayer de trouver les objectifs secrets et bonus de chaque mission. En cas d'échec ou de mauvaises missions, vous serez mutés et le jeu se finira, donc vous avez une certaine marge d'erreur, à vous de la gérer.


Le gameplay


Au fil des missions on peut observer plusieurs choses. L'action est extrêmement bien soutenue, les combats sont intenses on n'a pas réellement le temps de s'ennuyer. Il n'est pas rare d'abattre plus de 15 appareils ennemis lors d'une mission. Les missions se suivent et s'enchaînent bien cependant les missions ne sont pas originales par rapport aux missions de X-Wing Alliance, I War, 2. La campagne bien que classique nous tiens en haleine, il m'est arrivé assez souvent de jouer 8 heures d'affilée à Starlancer. Les Voix Françaises ne sont pas exceptionnelles par rapport à la Version Originale qui elles étaient excellentes, mais j'ai vu pire en terme de doublage. Les vaisseaux sont moins nombreux que dans Freespace 2, la référence actuelle en jeu de combat spatial. Mais certains vaisseaux sont plus originaux et plus typés que dans Freespace 2. Chacune des missions disposent d'objectifs cachés, et dure au moins 20 minutes (quand on ne recommence pas la mission).

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Ne vous laissez pas endormir par le graphisme, l'action est intense

La campagne est entrecoupée toutes les 5 à 6 missions d'une superbe vidéo assez longue et épique qui renforce l'ambiance du jeu déjà fort bien rendue. Les personnages du jeu même si ils sont moins attachants que dans Wing Commander, ont toutefois un côté assez sympathique. Le gameplay n'est d'ailleurs pas en reste. Le temps d'apprendre les quelques fonctions de base nécessaire pour votre survie, on ne se préoccupe dès lors plus que du jeu lui-même. Vous disposez de 3 caméras permettant une jouabilité tout a fait excellente pour progresser dans le jeu. Même la vue de poursuite est très bien pensée et l'interface de visée reste très performante dans cette vision.
Vous disposez de missiles avec des missiles de type guidés ou non guidés, lourds ou légers, pour cible lente ou pour cible rapide. Chaque missile exceptés les "screamers" (des roquettes) nécessite un temps de verrouillage avant de pouvoir le lancer.

Vous disposez désormais et c'est un fait nouveau d'un ECM, ou brouilleur électronique qui empêche les ennemis de vous "locker". D'un autre côté vous disposez d'une réserve de leurre, et une réserve de postcombustion. D'autres options viendront se greffer à vos appareils au fur et à mesure que vous avancez dans la hiérarchie militaire. Il est possible de sauvegarder entre les missions mais pas pendant les missions, donc cela permet de maintenir un certain taux de stress pendant les missions. Vu que certaines font jusqu'à 30-40 minutes d'action pure sous adrénaline il vaut mieux avoir les nerfs solides.


Technique et multijoueurs


Là, bon on ne peut pas dire grand chose. C'est pas très loin de la perfection. Le jeu est doté de textures magnifiques. Le décors spatial composé de nébuleuses et de planètes en 3D est fort réussi. Le moteur tourne sous Direct 3D, et de manière magistrale. En effet toute option à fond et en 1024 pas un poil de ralentissement sur un PIII 500 et une TNT 2 Ultra. Le jeu ne gère pas par contre le Transform & Lighting, et ni le DXTC, cependant vu la qualité des graphismes, je doute qu'on fasse beaucoup la fine bouche. Tous les supports sonores de A3D, Direct Sound 3D, Dolby Surround, et EAX sont supportés. Dès les premières minutes on remarque vraiment la qualité du son 3D dans le jeu, on repère directement la position de l'ennemi si par exemple s'il est dans nos six heures.. Les périphériques de jeu comme le MS Force Feedback fait des ravages, la gestion est meilleure que celle de Freespace 2 (c'est pas peu dire...). Le jeu secoue l'appareil sous les impacts, les tirs de Gatlings Laser font vibrer le joystick, idem pour le turbo.

Toutes les vibrations ou retours de forces sont adaptés à la situation. Les joysticks à retour de force I-force fonctionnent, mais il faut parfois (même si c'est assez rarement le cas) bidouiller pour les faire fonctionner. Encore une fois, j'insiste sur le fait que le jeu est vraiment très beau et très fluide. Les explosions sont un modèle du genre, les appareils endommagés laissent un magnifique sillage de flammes et de fumée derrière eux. On regrettera tout de même quelques petits détails comme par exemple la taille des vaisseaux capitaux : au minimum 2 à 4 fois moins grands que ceux de Freespace 2. Nous n'avons pas non plus décelé la présence d'armes rapprochées comme la "Flak" ou les "Beam Weapons" qui font des ravages à Freespace 2. Le nombre de vaisseaux y est en outre moins nombreux simultanément dans le champs de bataille (ça ne dépasse jamais les 30 appareils).

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Il faudra compter sur votre adresse pour surpasser l'infériorité numérique

Du côté du mode multijoueurs en revanche, pas de soucis à se faire : ce n'est même que du bonheur ! On retrouve des modes deathmatch assez classiques, en solo ou par équipe, mais surtout on trouve un mode coopératif qui reprend les 24 missions de la campagne. Depuis X-Wing vs Tie fighter : Balance of power, je n'avais pas retrouver une telle ambiance. Se mettre à plusieurs pour pouvoir buter du soviet de la coalition. Par contre on ne peut être que 4 en mode campagne coopératif et jusqu'à 8 dans les autres modes. On peut jouer en LAN ou sur internet. J'ai été agréablement surpris par le fait que le jeu ne "lague" pas et qu'il est très jouable sur la Zone.


Conclusion


Bon, je n'irai pas par 4 chemins, Starlancer fait partie de ma collection de jeux de combat spatial (je suis un peu le testeur attitré de ce genre de jeu sur Hexagame.). Il est très bien réalisé, le moteur 3D étant le meilleur que j'ai vu de toutes les simulations de combat Space-Op, mais le jeu reste classique et moins innovant qu'un I-War ou un Freespace 2. Il est vrai qu'après avoir vu Freespace 2, il devient difficile pour la concurrence de mettre la barre encore plus haut. Cependant, je ne garde que des aspects très positifs de Starlancer, et particulièrement le mode multijoueur qui avec 6 modes dont une campagne coopérative, est l'un des tous meilleurs existant parmis ceux de tous les titres de combats spatiaux. Mais, il est vrai que nous considèrons Starlancer comme une entrée en la matière, qui nous permet de tenir jusqu'à l'arrivée de Freelancer qui là sera vraiment autrement plus impressionnant.


Starlancer

Les plus
+ Ambiance cinématographique
+ Excellente réalisation 3D
+ Gestion du retour de force
+ Excellent mode multijoueurs
Les moins
- Campagne solo classique et un peu courte
- Difficulté peu élevée pour les habitués
Note globale
Réalisation
Prise en main
Durée de vie
4
Modifié le 20/09/2018 à 15h34
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