Spotify a mis en ligne Soloist, un client pour serveurs Linux ou Raspberry Pi sans écran. Une fois l’outil configuré, vous retrouvez le catalogue complet du service et un accès Spotify Connect depuis n’importe quel téléphone. Il faut un compte Premium pour l’installer.

Aucune interface graphique n’accompagne l’outil. Tout passe par la ligne de commande, une fois l’archive du bon processeur téléchargée, ARM 32 bits, ARM64 ou x86_64. Une clé API, générée sur le tableau de bord Spotify for Developers, réclame un compte Premium. Il vous suffit, en revanche, de posséder un compte gratuit pour piloter l’appareil au quotidien, depuis un téléphone ou un ordinateur. Cette limite ne concerne que la phase de configuration initiale, pas l’usage quotidien.
Soloist s’installe en 4 étapes
Téléchargez d’abord l’archive correspondant à votre processeur sur le site soloist-builds.spotifycdn.com. Une fois l'archive extraite avec la commande tar, copiez l’exécutable dans le dossier /usr/local/bin, avec les droits d’administration. Sur le tableau de bord Spotify for Developers, générez une clé API liée à votre compte Premium. Lancez enfin l’exécutable, avec un nom d’appareil et cette clé en paramètres. Ouvrez ensuite l’application Spotify sur votre téléphone ou votre ordinateur. Le nom choisi apparaît alors dans la liste des appareils disponibles, sous l’icône Spotify Connect.
- De nombreuses offres d’abonnement en fonction des besoins de chacun
- Une personnalisation du contenu salvatrice
- Une interface et une ergonomie efficaces
Votre appareil doit se trouver sur le réseau local de l’application Spotify, avec un accès shell et une configuration audio PipeWire ou PulseAudio opérationnelle. Trois architectures de processeur sont compatibles, ARMv7, ARMv8 et x86_64. La version ARMv8 a notamment été testée sur un Raspberry Pi 3 Model A+, sous Debian Trixie. Vos fichiers de configuration se rangent ensuite dans deux dossiers séparés, l’un pour les données, l’autre pour le cache. Notez la date de téléchargement, car chaque version expire 90 jours après sa compilation, avant de renvoyer un code d’erreur au démarrage.
Spotify n’avait plus proposé d’outil officiel pour Linux depuis le retrait de son ancienne bibliothèque de développement, libspotify, le 16 mai 2022. Balena Sound nécessitait, en attendant, de flasher un système d’exploitation complet sur la carte SD, avant d’ajouter un convertisseur audio externe pour un son satisfaisant. Il faut aussi l’éteindre depuis un tableau de bord en ligne, faute de bouton d’alimentation intégré sur la plupart des boîtiers Raspberry Pi. Chez Raveberry, bâti sur le lecteur audio Mopidy et présenté sur Reddit début 2020, les invités votaient pour les morceaux suivants depuis leur téléphone, avec Spotify comme simple source musicale, aux côtés de YouTube.
Un son sans perte
Vous profitez, sur votre installation, du format FLAC 24 bits et 44,1 kHz réservé aux abonnés Premium. Le crossfade et l’automix, réservés aux abonnés payants, s’ajoutent à la lecture aléatoire intelligente et à l’enchaînement automatique de morceaux, accessibles à tous les comptes. Vous pouvez régler la première sur vos habitudes d’écoute et le second sur des titres similaires une fois la file d’attente terminée, tout en évitant les écarts brutaux entre les pistes grâce à une normalisation du volume avec limitation de crête.
Spotify ajoute, avec la fonction Jam, une écoute partagée entre plusieurs comptes. Vous pouvez suivre, depuis l’outil, les métadonnées complètes des 80 prochains morceaux de la file d'’attente.
Une API WebSocket locale est disponible, en complément, pour construire vos propres intégrations, un tableau de bord ou un boîtier de bricolage informatique.
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