Comme à l’accoutumée avec SpaceX, le 13e vol test de Starship a offert des images à couper le souffle, du décollage jusqu’à un amerrissage totalement inédit. Car pour la première fois de l’histoire du programme, la fusée géante a survécu à son plongeon dans l’océan sans exploser.

Ce vendredi 24 juillet, SpaceX opérait le deuxième essai de la V3 de son mastodonte. Un lancement qui s’est, dans son ensemble, bien déroulé : après la séparation des deux étages, la fusée a largué ses 20 satellites Starlink V3 et rallumé brièvement l’un de ses moteurs en orbite.
Et si le bilan reste partagé en raison d’une nouvelle défaillance du booster Super Heavy lors de son amerrissage, le premier étage, lui, nous a livré des visuels sensationnels.
Des manœuvres orbitales de haute précision
Par exemple, quelques secondes après la séparation, une caméra fixée sur le Super Heavy a capturé la fusée et ses six moteurs Raptor incandescents se détachant au-dessus du bleu profond de la Terre.
Le premier étage a poursuivi sa route sans accroc, réalisant une ascension complète jusqu’à la vitesse et la trajectoire prévues, avant l’ouverture de sa soute.
Les 20 satellites Starlink V3 ont ainsi été largués un à un, puis chacun a établi sa liaison avec les équipes au sol par radio et laser. Dernière étape avant le retour sur Terre : le rallumage d’un unique Raptor en orbite, une étape clé pour les futures missions car elle permettra au vaisseau de manœuvrer une fois dans l'espace, comme lorsqu'il devra s'arrimer à la capsule Orion lors d'Artemis III.
Premier amerrissage en douceur pour Starship
Starship a ensuite entamé sa rentrée dans l’atmosphère terrestre grâce à une manœuvre de bascule dynamique. Celle-ci a reproduit les conditions d’un futur retour vers Starbase, l’occasion pour SpaceX de récolter des données précieuses sur le comportement de son bouclier thermique.
La séquence la plus attendue par les équipes au sol est intervenue ensuite. Trois Raptor se sont rallumés pour une dernière procédure avant un amerrissage d’une douceur inédite. Une première dans l’histoire du programme qui va permettre à SpaceX d’inspecter, comme jamais auparavant, l’état du bouclier thermique après un vol complet. Car à terme, celui-ci devra être en mesure de tenir lors de plusieurs missions d'affilée.
Lors du 14e vol, la société tentera une manipulation encore jamais réalisée : capturer Starship en plein vol grâce aux bras de sa gigantesque tour de lancement. Une fois de plus, les images s’annoncent exceptionnelles.
