SpaceX a réussi l’essentiel lors du 12e vol de Starship le 22 mai dernier, mais pas tout. Désormais, c’est la Federal Aviation Administration (FAA), régulateur de l'aviation, qui décide quand la mégafusée pourra voler à nouveau.

Le bilan du premier vol de la V3 de Starship est globalement positif : la fusée a déployé une série de satellites factices avec brio, tandis que le second étage a réussi son amerrissage contrôlé dans l’océan Indien. Mais le Super Heavy, le booster géant chargé de propulser Starship hors de l’atmosphère, n’a pas tenu ses promesses.
Après la séparation des deux étages, il a raté son retour contrôlé et s’est écrasé dans le Golfe du Mexique. SpaceX a très peu communiqué à ce sujet. Et la FAA a officiellement qualifié l’événement d’« incident », ordonnant l’ouverture d’une enquête.
La FAA supervise le tout
L’agence va superviser chaque étape de l’investigation menée par SpaceX, et devra approuver le rapport final ainsi que toutes les mesures correctives envisagées. Surtout, c’est elle qui donnera, ou non, le feu vert pour un retour en vol.
L'objectif est triple : garantir la sécurité publique, déterminer les causes exactes de la défaillance du booster, et s’assurer qu’un tel incident ne se reproduise pas. Bonne nouvelle toutefois, la FAA a confirmé qu’aucun blessé n’était à déplorer parmi le public, et qu'aucun dommage n’avait été causé à des propriétés civiles.
Coup dur pour les deux géants spatiaux américains
C’est un nouveau coup de frein, même s’il est léger, aux avancées de l’entreprise, alors qu’il a fallu attendre 7 mois entre les vols 11 et 12 de Starship. D’autant que New Glenn, l’autre fusée cruciale au programme lunaire de la NASA a subi une très grave anomalie menant à une explosion gigantesque dans la nuit du 28 mai.
Pour rappel, Starship est au cœur de toutes les ambitions de SpaceX, qui se prépare à une introduction en Bourse tout bonnement historique dans quelques jours. En plus de sa participation au programme Artemis, la fusée doit acheminer les nouveaux satellites Starlink en orbite, déployer des data centers IA, et même, à terme, coloniser Mars. Encore faut-il qu’elle soit opérationnelle…