Il faudra s’armer de patience, encore une fois. SpaceX a dû renoncer au lancement du vol 12 de Starship ce 21 mai, suite à un problème technique survenu à seulement 40 secondes du décollage.

Starship sur son pas de tir. ©SpaceX
Starship sur son pas de tir. ©SpaceX

Tout était réuni pour un moment historique, puisque cet essai devait marquer la toute première envolée de la V3 de la mégafusée, une refonte majeure du véhicule le plus puissant jamais construit. Et si la météo a suscité quelques inquiétudes, le temps s’est dégagé pile au bon moment.

SpaceX a alors procédé au remplissage des réservoirs en chargeant plus de 5 000 tonnes de méthane et d’oxygène liquide en moins de 40 minutes, une cadence inédite rendue possible par la nouvelle architecture. Mais le compte à rebours s’est malheureusement figé à T-40 secondes.

Une répétition générale

L’équipe au sol a tenté de le relancer cinq fois avant de se résoudre à abandonner la tentative. En cause, une goupille hydraulique qui n’a pas pu se rétracter sur l’un des bras reliant la tour de lancement à la fusée.

«  On dirait que nous n'allons pas pouvoir résoudre ce problème à temps aujourd'hui, nous allons donc devoir nous arrêter. Le véhicule a été entièrement chargé. Nous avons rencontré plusieurs arrêts au fil du compte à rebours  », a indiqué », Dan Huot, présentateur de la diffusion en direct de SpaceX.

Tout n’est pas perdu. L’exercice a en effet permis à l’entreprise de réaliser une répétition générale quasi parfaite : les réservoirs ont été remplis, les systèmes testés en conditions réelles, tandis que le compte à rebours a été poussé jusqu’à ses dernières secondes.

Vue aérienne de Starship sur le pas de tir. ©SpaceX
Vue aérienne de Starship sur le pas de tir. ©SpaceX

Elon Musk veut rassurer

Selon Elon Musk, une nouvelle tentative pourrait avoir lieu dès ce vendredi soir, avec une fenêtre de lancement ouverte à partir de 00h30 heure de Paris. Le patron de SpaceX se veut rassurant : si le vol 12 devait mal tourner, la société dispose d’un large stock de vaisseaux et boosters V3 en production. Il rappelle aussi que le long délai de sept mois depuis le dernier essai s’explique par une refonte quasi totale de la fusée.

Mais la réalité des enjeux est bien là. SpaceX se prépare à une introduction en Bourse qui affole déjà les investisseurs, et chaque report fragilisera un peu plus leur confiance, la mégafusée étant au cœur de pratiquement tous les grands projets de l’entreprise. C’est aussi Starship qui doit poser les astronautes américains sur la Lune en 2028 dans le cadre du programme Artemis.

Et en cas de retards, la NASA n’hésitera pas à se tourner vers la rivale Blue Origin, qui avance tranquillement sur le développement de son alunisseur Blue Moon. Plus que jamais, SpaceX ne peut pas se louper.

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