OpenAI vient de lancer son premier produit hardware : le Codex Micro, un mini-clavier à 230 $ conçu avec Work Louder pour piloter les agents IA de Codex. Pas l’enceinte intelligente attendue par tout le monde, mais un outil de niche pour développeurs, vendu via OpenAI Supply Co.

© Colin Golberg
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Alors que les rumeurs enflaient cette semaine autour d’une enceinte connectée sans écran capable de « vivre dans la maison comme un compagnon humanoïde », OpenAI a sorti quelque chose de beaucoup plus discret : un macro-pad mécanique à 230 $, baptisé Codex Micro, développé en partenariat avec le fabricant canadien-italien Work Louder. Vendu en édition limitée sur l’OpenAI Supply Co., ce premier hardware de la société de Sam Altman cible une audience très précise : les développeurs qui passent leurs journées à superviser des agents Codex.

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13 touches mécaniques et un cadran pour garder la main sur ses agents

Le Codex Micro, officiellement référencé kbd-1.0-codex-micro, reprend le châssis du Creator Micro 2 de Work Louder, adapté pour l’occasion avec une coque translucide rétroéclairée. Le boîtier carré embarque 13 touches mécaniques au total, disponibles en version « clicky » ou silencieuse, un joystick, un cadran rotatif et un capteur tactile. Rien qui réinvente la roue : les macro-pads de ce type existent depuis longtemps dans l’écosystème des créateurs de contenu, à commencer par les StreamDeck d’Elgato, qui ont fini par définir toute une catégorie de produits.

Ce qui distingue le Codex Micro, c’est son intégration logicielle. Les six touches du haut, les « Agent Keys », s’allument en RGB pour refléter l’état des agents IA actifs dans Codex : un coup d’œil suffit pour savoir si un workflow tourne, attend une validation ou a rencontré une erreur, sans basculer vers l’application. Le reste du pad offre des raccourcis configurables pour les actions courantes (accepter ou rejeter du code, lancer une dictée vocale, ouvrir un nouveau chat), tandis que le cadran règle le niveau de raisonnement de l’agent selon la complexité de la tâche. Tout se configure depuis l’application desktop ChatGPT, compatible Windows et macOS. Connexion Bluetooth ou USB-C, 32 keycaps Codex supplémentaires fournis dans la boîte, livraison estimée au 24 juillet.

Un premier hardware pensé pour tester le marché, pas pour conquérir le grand public

OpenAI prend peu de risques avec ce lancement. La conception et la fabrication sont entièrement assurées par Work Louder, spécialiste établi des claviers mécaniques personnalisables. En s’appuyant sur un châssis existant et un partenaire rodé, la société teste à moindres frais l’appétit des développeurs pour des contrôles physiques dédiés à l’IA, sans avoir à construire une chaîne logistique depuis zéro.

© OpenAI
© OpenAI
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Ce Codex Micro n’est pas l’appareil grand public que beaucoup attendaient. Ce projet, beaucoup plus ambitieux, se développe en parallèle avec io Products, la start-up fondée par l’ex-directeur design d’Apple Jony Ive, rachetée par OpenAI pour 6,5 milliards de dollars l’an dernier. Selon Bloomberg, cet appareil pourrait prendre la forme d’une enceinte portable sans écran, annoncée d’ici fin 2026 pour un lancement en 2027. Le Codex Micro, lui, sera épuisé bien avant.

Plutôt que d’attendre le produit grand public de Jony Ive pour exister dans le hardware, la société plante un premier jalon discret, délégué à un fabricant tiers, à destination d’une communauté de développeurs déjà captive. Un micro-test grandeur nature, au sens propre. La vraie question, c’est de savoir si ce type de contrôleur physique dédié à l’IA va rester un accessoire de passionnés ou si, à mesure que les agents IA s’imposent dans les workflows, il deviendra aussi banal qu’une barre de son sur un bureau.