La Direction générale de l'armement (DGA) a achevé la livraison des huit Caracal H225M commandés à Airbus Helicopters en 2021 et a remis le dernier exemplaire à l'armée de l'Air et de l'Espace. L'hélicoptère rejoindra la Nouvelle-Calédonie pour remplacer les Puma vieillissants.

Cet hélicoptère de l'armée de l'Air va remplacer les vieux Puma en outre-mer. © Airbus
Cet hélicoptère de l'armée de l'Air va remplacer les vieux Puma en outre-mer. © Airbus

Dimanche, la Direction générale de l'armement nous a appris avoir officiellement remis le huitième Caracal H225M aux forces aériennes françaises quelques jours plus tôt, dans le cadre d'une commande passée à Airbus Helicopters, au titre du plan de soutien à l'aéronautique. Avec cette livraison, l'armée de l'Air et de l'Espace va atteindre une flotte de 27 hélicoptères, répartis entre la métropole et l'outre-mer. Cet appareil intègre plusieurs équipements de nouvelle génération, de la caméra à la navigation.

Un huitième hélicoptère Caracal H225M livré à la France, cinq ans après la commande

Le 8 juin 2026, la Direction générale de l'armement a pu remettre les clés du huitième et dernier H225M Caracal à l'armée de l'Air et de l'Espace. Cette commande faite à Airbus Helicopters en 2021, faisait partie du plan de soutien à l'aéronautique lancé après la crise sanitaire, histoire de donner de l'air à toute une filière industrielle française.

Le nouvel arrivant ne va pas faire de vieux os en métropole, puisqu'il va prendre la direction de la Nouvelle-Calédonie, où il rejoindra la base de Tontouta dès cet été. Il aura pour mission de prendre la suite des increvables mais vieillissants SA330 Puma, déployés en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et à Djibouti depuis des décennies, qui pourront prendre une retraite largement méritée.

Avec cette livraison, l'armée de l'Air et de l'Espace disposera bientôt d'une flotte totale de 27 Caracal, répartie entre la base de Cazaux, le fief de l'escadron 1/67 « Pyrénées », et les bases de Cayenne, Djibouti et désormais Tontouta. L'appareil est, lui, historiquement assemblé à Marignane, deuxième site industriel français, avec Safran et Thales en sous-traitants majeurs.

Le Caracal H225M d'Airbus en appui opérationnel. © Airbus
Le Caracal H225M d'Airbus en appui opérationnel. © Airbus

Le ravitaillement en vol en quelques minutes, l'atout du Caracal H225M

Ne pensez pas que les huit Caracal livrés sont de simples copies des précédents. Ils embarquent par exemple une caméra optronique Euroflir 410 dernière génération, un cockpit modernisé avec quatre écrans multifonctions de 10x8 pouces, un GPS CMA5024 plus précis, de nouvelles radios et des treuils électriques. Deux phares orientables, blanc et infrarouge, complètent l'équipement pour les missions nocturnes.

Sur le papier, le Caracal affiche déjà de belles performances, avec deux moteurs et une masse de 11 tonnes au décollage, en étant capable d'atteindre les 324 km/h en vitesse de pointe, 267 km/h en croisière, en plus d'embarquer jusqu'à 28 passagers, avec un plafond maximal de 6 000 mètres. Mais sa vraie signature, c'est sa perche de ravitaillement en vol qui, reliée à un A400M ou un KC-130J en moins de sept minutes, double son autonomie, la portant à 10 heures.

Du côté de l'armement, le Caracal est équipé de deux mitrailleuses M3M, d'un canon de 20 mm et de plaques de blindage, sans oublier des détecteurs de menaces et leurres infrarouges. De la recherche et sauvetage au combat aux évacuations sanitaires, en passant par le contre-terrorisme maritime, ce couteau suisse volant enchaîne désormais les missions, en France comme en opérations extérieures.