Son nom sera le France Libre. Présenté ce 18 mars par Emmanuel Macron depuis Nantes-Indret, le porte-avions nucléaire de nouvelle génération sera l'un des plus grands du monde.

Emmanuel Macron a dévoilé, mercredi, le nom du prochain porte-avions français, le France Libre. © Alexandre Boero / Clubic
Emmanuel Macron a dévoilé, mercredi, le nom du prochain porte-avions français, le France Libre. © Alexandre Boero / Clubic

Il pèsera 80 000 tonnes, mesurera 310 mètres de long et embarquera des drones et l'intelligence artificielle dans ses entrailles : le France Libre est le prochain porte-avions hexagonal. Le nom du navire a été dévoilé par le président Emmanuel Macron, ce mercredi 18 mars 2026 depuis le site de Naval Group à Nantes-Indret. D'un coût estimé à 10 milliards d'euros, la construction mobilisera des centaines d'entreprises et de métiers à travers toute la France. Un colosse des mers mais aussi numérique, conçu pour projeter la souveraineté française bien au-delà de 2038.

Le France Libre, géant des mers et fierté de la marine nationale

C'est en Loire-Atlantique qu'Emmanuel Macron a officiellement dévoilé le nom du successeur du Charles de Gaulle. Le France Libre, un nom chargé d'histoire pour un navire hors norme. Avec ses 310 mètres et ses 80 000 tonnes (1,8 fois la masse de son aîné), il s'imposera comme le deuxième plus grand porte-avions du monde, derrière l'américain USS Gerald R. Ford et ses 333 mètres de long.

Propulsé par des réacteurs nucléaires capables de dégager deux fois plus d'énergie que le Charles de Gaulle, le navire bénéficiera d'une autonomie quasi illimitée sur les océans. À son bord, 2 000 marins manœuvreront 30 avions de combat. Un équipage et une puissance de feu en ligne avec le rang que la France entend tenir sur la scène internationale.

Présentation du nouveau porte-avions français. © Capture d'écran Clubic
Présentation du nouveau porte-avions français. © Capture d'écran Clubic

L'addition (10 milliards d'euros) est peut-être salée, mais 90% de cette somme profitera directement aux entreprises françaises. « Il faut le dire clairement, le répéter, cet investissement de la nation pour son indépendance et sa souveraineté crée des emplois et des compétences en France », a martelé le chef de l'État ce mercredi après-midi. Derrière le projet, on retrouvera 800 fournisseurs et 200 métiers industriels, dont une large majorité de PME.

Un porte-avions qui sera « ce que la France a de meilleur »

Pour la première fois dans l'histoire navale française, un porte-avions est conçu nativement pour opérer avec avions de combat, drones embarqués et capacités offensives et défensives de nouvelle génération. Le France Libre ne sera pas adapté au futur : il est d'emblée pensé pour l'intégrer.

L'intelligence artificielle y jouera un rôle central dans la décision tactique. Son architecture numérique flexible, intégrant dès la conception des jumeaux virtuels et des IA avancées, lui permettra d'absorber les ruptures technologiques à venir. Le tout porté par des acteurs de poids comme Thales, Dassault, MBDA et Naval Group, entre autres.

Emmanuel Macron l'a précisé en fin de discours, « ce navire sera sur les mers ce que nous avons de meilleur. » Souveraineté, autonomie et ambition technologique, le France Libre porte tout cela à la fois. Un programme hors norme, pour une France qui entend peser lourd sur les océans.