Changement de paradigme. Pour la première fois en sept ans, la capitalisation boursière de Google dépasse celle d'Apple. Et ce n'est pas anodin, voici pourquoi.

Ce n'était pas arrivé depuis 2019. Ce 7 janvier, la capitalisation boursière d'Alphabet, maison mère de Google, a atteint 3 880 milliards de dollars à la clôture. De son côté, Apple affichait une valorisation de 3 840 milliards de dollars, pénalisée par un recul de plus de 4 % de son titre sur les cinq dernières séances.
Fin d'année tonitruante pour Google
Une belle performance de Google qui met en exergue sa fin d'année 2025 très remarquée. La firme de Mountain View, qui a subi de vives critiques en raison de son retard supposé par rapport à OpenAI et Microsoft dans l'intelligence artficielle (IA) générative, a signé un retour tonitruant.
Son nouveau modèle de langage, Gemini 3, est considéré comme l'un des meilleurs du marché et surtout, il a été uniquement entraîné sur des puces maison. Une vraie prouesse pour l'écosystème, qui dépend très largement des technologies de NVIDIA. Et la demande pour ses TPU ne fait que grimper, avec de très gros clients potentiellement intéressés : l'entreprise contrôle l'ensemble de la chaîne de valeur de l'IA, et les marchés apprécient clairement.
De même, ses générateurs d'images et de vidéos comptent parmi les meilleurs, lui permettant de faire drastiquement grimper son nombre d'utilisateurs.

Apple à la traîne dans l'IA
A contrario, Apple n'est clairement pas un acteur majeur lorsque l'on parle d'IA. Le géant de Cupertino a repoussé à plusieurs reprises la version totalement remaniée de Siri, qui devrait finalement arriver cette année. D'ailleurs, on sait que cette évolution s'articulera autour de Gemini de Google, témoignant de la confiance accordée au modèle.
En réalité, la marque à la pomme aurait délibérément choisi de ne pas investir autant que ses rivales dans l'IA pour une raison simple : les grands modèles de langage (LLM) vont devenir banaux. Ainsi, elle préfère ménager ses efforts dans ce domaine afin de se concentrer sur l'écosystème qui accueillera cette technologie à terme.
Une stratégie qui la pénalise clairement en Bourse, les investisseurs étant très enthousiastes sur les innovations dans l'IA actuellement. Mais il se pourrait bien qu'elle soit payante à l'avenir. L'année 2026 s'annoncera, dans tous les cas, cruciale pour Apple, avec l'arrivée de son premier iPhone pliable dès l'automne.
Source : CNBC