Google a-t-il le choix des sites qu'il référence ?

01 juin 2018 à 15h36
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Alors que Google vient d'être condamné pour contrefaçon en France pour avoir utilisé la marque Louis Vuitton dans ses liens sponsorisés (voir Google condamné pour contrefaçon), le numéro un mondial de la recherche en ligne fait face à une nouvelle affaire aux Etats-Unis, intentée par les éditeurs d'un site Internet nommé Kinderstart.com, qui vit soudainement son audience chuter de 70% après que Google l'eut supprimé de son index.

En avril 2005, ces derniers constatent que le Page Rank de leur site est tombé à zéro et que ce dernier ne figure plus sur la première page de résultat de Google à la requête Kinderstart. (Rappelons que le Page Rank est une sorte d'indice de popularité allant de 0 à 10, attribué par Google à un site pour, entre autres, déterminer l'ordre des résultats retournés lors d'une requête). Ils n'ont reçu ni avertissement, ni explications quant à un éventuel comportement délictueux qui aurait pu leur valoir cette sanction. Or Kinderstart est un moteur de recherche destiné aux enfants qui fait, pour simplifier, office de contrôle parental amélioré puisqu'il ne fouille que les sites « sûrs ». Il entre donc en concurrence avec Google et c'est ce point qui, selon ses éditeurs, lui aurait valu cette éviction. De quoi faire un beau procès ?

Pour qu'une plainte de Kinderstart soit acceptée, il faut que l'on définisse si oui ou non, un moteur de recherche peut être attaqué pour la façon dont il classe les différents sites dans ses résultats... surtout lorsque le moteur en question est de loin le numéro un ! Le préjudice subi par Kinderstart est évident et facile à démontrer dans la mesure où ses revenus ne dépendent que de la publicité et donc, que de l'audience. Mais du côté de Google, la position est tout à fait défendable puisque le classement des sites dans un moteur relève de la liberté d'expression, couverte par le Premier amendement de la Constitution américaine. Si tel n'était pas le cas, l'éditeur d'un guide qui classe les restaurants pourrait se voir attaquer par un chef mécontent. Le fameux Page Rank serait selon Google un critère subjectif, n'engageant que sa propre opinion, bien qu'une partie de cet indice soit déterminée automatiquement (algorithmes, nombre de liens entrants, etc.). Le moteur aurait donc le droit de baisser la note d'un site de façon arbitraire.

« Si Kinderstart avait raison et que les sites Web pouvaient utiliser les tribunaux pour dicter ce que devraient être les résultats d'une recherche sur Google, ni Google ni aucun autre moteur de recherche ne pourrait plus fonctionner dans la mesure où il ferait constamment face à des poursuites de la part de sociétés recherchant un meilleur positionnement. Heureusement, la position de Kinderstart ne trouve aucun soutient dans la loi », indique Google dans sa réponse à la plainte déposée contre lui.

Le juge a finalement choisi de laisser Kinderstart exposer ses griefs, en septembre prochain. Ce dernier devra donc prouver en quoi Google a rompu le contrat qu'il passe avec les utilisateurs de son moteur. L'affaire pourrait avoir un important retentissement sur les pratiques des moteurs de recherche.
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