Alain Levy : « Weborama entre au cœur du dispositif publicitaire sur Internet »

24 mars 2009 à 15h45
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Président de Weborama, Alain Levy profite de la publication des résultats financiers de ce spécialiste du « ad analytics » et du ciblage comportemental pour rappeler son positionnement et ses ambitions sur un marché de la publicité en ligne dominé par Google.

JB -Alain Levy, bonjour. Plus d'un an après le rachat de C-Marketing, Comment se porte Weborama ? Comment se ventile votre chiffre d'affaires entre votre pôle historique et vos nouvelles activités publicitaires ?

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Alain Levy
AL -La société vient de publier ses résultats 2008. Les performances sont solides : le chiffre d'affaires a progressé de 44% en 2008, et le résultat d'exploitation de 70%. Weborama a donc progressé plus vite que le marché publicitaire du display (12% en net, données IREP), tout en améliorant sa rentabilité.

La répartition de notre CA sur 2008 est la suivante : 56% pour le ciblage comportemental, 44% pour les Ad Analytics. A noter, la forte progression de notre activité à l'international, et notamment en Espagne. L'international représente aujourd'hui 17% de nos revenus.  
 
JB -Pourquoi êtes vous devenus une régie publicitaire et ne pas avoir simplement fourni votre technologie de ciblage à des médias ou des adservers ?

AL -Weborama développe ses propres technologies : adserver, ciblage socio-démographique et, depuis 2008, une nouvelle approche du ciblage : lexical et sémantique. Il nous est apparu qu'en jumelant l'activité commerciale (intégration de C-Marketing), la technologie et le marketing, nous étions en mesure de construire la première plateforme de ciblage comportemental : la w.factory. Cette plate-forme permet aux annonceurs d'adresser le bon message à la bonne personne au bon moment, et aux éditeurs/médias de mieux commercialiser leur inventaire, en tenant compte du profil de leurs internautes. Plus qu'une régie, Weborama entre au cœur du dispositif publicitaire sur Internet.
 
JB -Les outils de mesure d'audience et les gestionnaires de bannières à destination des médias ont-ils vocation à devenir de simples produits d'appel destinés à élargir l'inventaire publicitaire des régies qui les proposent ?

AL -Les gestionnaires de bannières sont appelés à évoluer, avec l'usage qu'en attendent les éditeurs et les internautes. Aujourd'hui, un média souhaite non seulement que son inventaire soit géré en fonction du trafic sur le site (ce que proposent la totalité des adservers actuels), mais aussi que son revenu soit optimisé en fonction du profil des internautes et des différents flux auxquels il a accès (régie interne ou externe, Adsense, Weborama, Advertising.com...) AdPerf Publisher, notre nouveau produit est conçu pour incarner cette nouvelle génération d'adservers.
 
JB -Peut on faire un parallèle entre Weborama et les activités publicitaires de Google. Redoutez vous leur nouvelle offre de ciblage ? Êtes vous plus performants ?

AL -Google est le leader incontesté sur le marché du search. Sur le marché du display (bannières, vidéo, habillage de sites...) la bataille se joue en ce moment. Pour jouer un rôle de premier plan sur ce marché, il faut réunir : la technologie d'adserving, une technologie de ciblage efficace et un inventaire qui permet puissance et couverture. Sur le marché européen,  Weborama comme Google disposent de l'ensemble de ces atouts.
 
JB -Le david Weborama peut il néanmoins lutter seul contre le Goliath Google ? Au delà des coopération dans la w.factory, pensez vous que la puissance de Google pourrait entraîner un mouvement de consolidation parmi les champions français et européens du secteur ?

AL -Notre mission première est de proposer une solution efficace au marché. Les annonceurs adhèrent au ciblage lexical qui signifie beaucoup pour l'univers de leurs marques. Ils constatent l'efficacité des campagnes et nous avons un taux de renouvellement très fort. Les éditeurs sont eux très heureux de disposer de la w.factory qui les aide à monétiser leur inventaire et à mieux qualifier leur audience. C'est pour cela que TF1, Le Nouvel Obs, Allociné et bien d'autres nous ont rejoints.

Ces dispositifs (w.factory, Google Display...) ne sont pas exclusifs les uns des autres. Avec adperf publisher, ils seront complémentaires. Enfin, le marché au sens large a tout intérêt à une diversité d'acteurs sur ce marché : cela permet de proposer des choix multiples, riches et efficaces aux annonceurs, cela stimule l'innovation et l'originalité des business models en en renforçant l'indépendance.

JB -Alain Levy, je vous remercie.
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