Les mesures techniques anti-piratage inefficaces ?

01 juin 2018 à 15h36
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Alors que certains cabinets d'études se penchent sur l'impact réel du téléchargement illégal, démontrant parfois des répercussions positives, il ne fait aucun doute pour les ayants-droit qu'il est un méfait représentant un important manque à gagner. Ces derniers ont ainsi longtemps imposé la mise en place de mesures anti-piratages comme des verrous numériques (DRM), bien qu'ils soient peu à peu abandonnés.

La société Allemande ipoque s'est en tout cas penchée sur les contre-mesures applicables aux réseaux peer-to-peer et en a tiré des conclusions dans une étude publiée en ce début d'année. La faisabilité technique, les coûts de mise en œuvre et l'impact sur la vie privée sont notamment pris en compte.

ipoque rappelle dans un premier temps que ces contre-mesures ne doivent pas contrevenir aux usages légaux qui sont faits des réseaux pair-à-pair. De nombreuses solutions inefficaces, comme l'injection de fichiers corrompus, contre lesquels les réseaux (BitTorrent en particulier) sont désormais protégés, l'exploitation de failles, qui seraient immédiatement comblées, ou encore la surveillance du réseau tout entier, posant de sérieux problèmes de respect de la vie privée, sont ainsi écartées.

D'autres solutions, pour la plupart déjà déployées, sont décortiquées. ipoque suggère notamment de bloquer les adresses suspectes, tout en admettant d'une part que les réseaux décentralisés échappent à cette solution, et d'autre part qu'il s'agit d'un jeu du chat et de la souris sans fin, comme l'a démontré l'exemple du vain blocage de The Pirate Bay au Danemark.

Les solutions les plus viables impliquent une surveillance des connexions et la collaboration des autorités gouvernementales, des organismes de surveillance et des ayants-droit, les derniers maintenant et fournissant aux seconds des listes limitées de contenus à protéger. Des robots feintant de véritables utilisateurs s'appuient alors sur ces listes pour tenter de télécharger auprès d'autres utilisateurs des contenus protégés par les droits d'auteur pour les dénoncer aux autorités compétentes. Il est également possible d'agir de manière préventive en bloquant les transferts directement au niveau des fournisseurs d'accès à Internet par le biais d'équipements réseaux coûteux.

En conclusions pour ipoque les contre-mesures techniques ne semblent être efficaces qu'à court terme. Des moyens colossaux sont nécessaires pour déjouer les systèmes de chiffrage qui sont développés pour le partage de fichiers. La majorité des technologies de DRM ont en outre été cassées, sans compter qu'elles pourront toujours être contournées par le biais d'un ré-enregistrement. ipoque met donc à son tour l'accent sur la mise en place d'offres commerciales et légales attrayantes et moins contraignantes.
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