Coupe du Monde de Rugby : comment fonctionne le Hawk-Eye

Le rugby intensifie son recours à l'arbitrage vidéo. La Coupe du monde ainsi que le 100e match opposant la France et l'Angleterre sont l'occasion de mettre en place le système du « Hawk-Eye ».

Durant la Coupe du monde de rugby, les rencontres ne sont pas uniquement scrutées par les arbitres mais également par de nombreuses caméras. La fédération internationale a en effet pris la décision d'équiper les stades en caméras vidéo destinées à valider ou non certaines actions. La technologie « Hawk-Eye », propriété de Sony, est donc employée pour l'ensemble des manifestations sportives de la compétition.

Ce système permet aux arbitres d'avoir recours à la vidéo pour les aider à prendre une décision. Ils peuvent ainsi demander une aide afin de savoir si le ballon a réellement été aplati dans l'embut (une action du haut vers le bas), si un joueur a mis ou non un pied en touche, s'il a commis une faute dans son dos... L'arbitre demeure le seul maître à bord et peut librement invoquer la technologie s'il en ressent le besoin.

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Comment le Hawk-Eye fonctionne t-il ?

Déjà testé dans plusieurs sports, le Hawk-Eye se base en partie sur la vidéo, par le biais de plusieurs angles et de l'analyse des replays. Pour ce faire, plusieurs caméras chargées de suivre l'action au plus près sont disposées à des endroits stratégiques du stade. Ce dispositif va servir de base pour l'ensemble du système.

La vidéo ne fait cependant pas tout puisque les dimensions exactes du terrain ainsi que de la balle ont auparavant été mesurées par le biais de lasers. En mêlant ces informations aux contenus vidéo, les équipes techniques sont en mesure de déterminer la position exacte du ballon ou d'un joueur.

Un logiciel est chargé d'établir un lien entre le dispositif physique et le recueil de données. Celui-ci permet la synchronisation des images, la lecture image par image ou le zoom sur un point spécifique. Pour faire fonctionner le tout, des serveurs dédiés sont alloués pour fournir la ressource nécessaire au bon fonctionnement du dispositif. Ces serveurs sont configurés pour recevoir plusieurs protocoles de transports ou de diffusion de formats de vidéos numériques et enregistrent automatiquement toutes les caméras, sous tous les angles disponibles.

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Pour la Coupe du monde de rugby, les arbitres et leurs équipes vidéos dédiées disposent donc d'un accès à plusieurs angles de caméras, en simultané s'ils le désirent. Indépendamment de toute chaîne de télévision qui diffuse le match, ils peuvent donc consulter ces replays au ralenti avant d'entériner une décision. Les contenus sont disponibles en temps-réel et peuvent être consultés à loisir.

La data, au centre des attentions

Le Hawk-Eye ne sert pas que les intérêts de l'arbitrage puisque certaines données sont également accessibles aux équipes. Les corps médicaux de chaque sélection bénéficient d'un accès aux informations en temps-réel générées par la technologie. Ils sont donc à même de voir instantanément et avec précision, sous tous les angles, un choc et estimer de sa gravité.

L'objectif est d'éviter les blessures graves et autres commotions en permettant aux soigneurs de détecter plus prestement un choc dangereux et faire éventuellement sortir un joueur sonné. Les équipes reçoivent en outre des informations en temps réel provenant de la chambre d'examen afin de décider de remplacer un joueur au plus vite.

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Quant aux entraîneurs, ils peuvent obtenir des images d'un ou plusieurs joueurs sous différents angles. Ce service peut se faire en temps réel ou a posteriori, pour l'analyse d' après-match. Le dispositif baptisé « Smart Replay » doit donc permettre de fournir des informations pour comprendre une stratégie adverse ou ses propres défauts.

Transformer les essais

Cette technologie n'en est pas à ses premiers coups d'essais et s'avère déjà présente dans d'autres domaines comme le tennis, certains matchs de football, l'équitation, le badminton ou bien encore le cricket. Elle est cependant utilisée pour la première fois dans un match de rugby opposant deux sélections nationales (en catégorie séniors).

Avant la Coupe du monde, l'organisation mondiale du rugby a testé le dispositif dans plusieurs compétitions comme le championnat Pro12 (ou ligue celtique), ou lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans. Depuis février, les arbitres peuvent donc demander à avoir accès à plusieurs angles de caméras pour valider ou non une action précise.

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L'idée est donc de permettre de faire mieux comprendre au public les finesses de ce sport mais également d'éviter que certaines polémiques sur l'arbitrage ne puissent surgir. Histoire de ne plus revivre certaines injustices...

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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