Le clavier de l'ordinateur pour détecter la maladie de Parkinson

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Utiliser le clavier de l'ordinateur pour détecter la maladie de Parkinson à son stade le plus précoce pourrai être possible, selon une étude réalisée par le MIT.

Un groupe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology vient de publier une étude dans laquelle il explique les possibilités de détecter la maladie de Parkinson d'une façon plutôt inattendue, à savoir à l'aide d'un clavier d'ordinateur. A l'aide d'un algorithme développé par des scientifiques espagnols et américains, il serait ainsi possible de révéler des schémas spécifiques dans la manière dont les utilisateurs tapent sur leur clavier.

La première étape de l'expérience consiste à comparer la manière dont la fatigue altère les frappes sur le clavier, en opposant des frappes réalisées en journée alors que le patient est parfaitement éveillé, et celles réalisées durant la nuit alors qu'il est privé de sommeil. « Les résultats préliminaires d'une étude menée sur deux douzaines de patients parkinsoniens suggèrent que l'algorithme des chercheurs peut aider à identifier les gens qui ont la maladie et ceux qui ne l'ont pas. L'équipe est en train de planifier une étude plus vaste sur des patients atteints de Parkinson. »

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Prévenir la maladie à ses débuts

L'algorithme concentre principalement son attention sur la durée de pression des touches, révélatrice, selon les chercheurs, des habilités motrices de la personne. Un malade avec des facultés motrices affaiblies aurait en effet tendance à appuyer plus longuement sur les touches de son clavier, sans que ce constat puisse se faire à l'œil nu lorsque la maladie de Parkinson n'en est qu'à ses débuts. L'algorithme peut s'installer facilement sur un ordinateur, sous la forme d'un plug-in pour navigateur Web par exemple. Les scientifiques travaillent également sur des applications pour smartphones.

« Nous pensons qu'il s'agit d'une occasion unique d'avoir un regard sur le cerveau en utilisant nos interactions habituelles avec un dispositif électronique » estime Alvaro Sanchez-Ferro, l'un des chercheurs du Madrid-MIT.

Cette démarche pourrait véritablement aider à dépister plus tôt une maladie généralement diagnostiquée tardivement, parfois 5 à 10 ans après le début de son évolution sur le patient. Mais l'utilisation de cette méthode de dépistage pourrait aller au-delà de Parkinson : « Cela pourrait aider à détecter n'importe quelle maladie produisant une déficience motrice, qu'elle concerne les mains, les muscles ou le cerveau » ajoute le scientifique.

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