GoPro va vendre sous licence ses plus belles vidéos aux annonceurs

01 juin 2018 à 15h36
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Tous les feux sont au vert pour GoPro, mais le leader mondial de la caméra miniature ne dort pas. Il ajoute une nouvelle branche à son modèle économique : la vente de licences vidéo.

Dans les pas de Flickr ou 500px, GoPro va permettre à ses créateurs les plus productifs - et talentueux - de monétiser leurs vidéos « extrêmes » auprès d'annonceurs, qui voudraient les utiliser à des fins marketing. Pour l'américain, il s'agit de poser les bases d'une source de revenus potentiellement importante pour elle.

Pour l'instant, aucun nuage ne menace l'entreprise. Au premier trimestre 2015, les ventes de caméras miniatures ont augmenté de 54 % sur un an. GoPro est désormais habitué à vendre plus de 1 million d'appareils par trimestre. Et avec un bénéfice net de 35 millions de dollars, la société est de plus en plus rentable. Enfin, elle est soutenue en bourse par ses actionnaires, qui apprécient le titre depuis avril.

Selon San Mateo, le fabricant n'est pas non plus menacé à court terme sur son marché, qu'il contrôle à plus de 90 %. Mais GoPro ne se repose pas sur ses lauriers. Pour soutenir sa croissance à long terme, l'entreprise mise sur trois leviers maintenant. L'innovation d'abord, avec le lancement d'un drone l'an prochain et le rachat de Kolor, un spécialiste de la réalité virtuelle. GoPro tente ensuite d'élargir sa clientèle en visant le grand public, avec des caméras moins onéreuses. Enfin, l'américain se place en plateforme de contenus.


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Au-delà de leur qualité et originalité, ces vidéos ont l'avantage de provenir de personnes étrangères aux marques - Crédit : GoPro.

Une forte demande du marché

GoPro aurait tort de ne pas capitaliser sur ses vidéos à sensation. Dans un premier temps, l'offre « GoPro Licencing » proposera des vidéos HD axées sur le sport, la nature et l'aventure, et réalisées par des amateurs et des professionnels. Limitée à 600 vidéos, l'offre vise avant tout les annonceurs et les agences marketing.

Pour se rémunérer, l'américain prélèvera un droit de licence, qu'il répartira entre lui et le créateur - mais dont la proportion n'est pas encore connue. Ce qu'on sait, c'est que le tarif de chaque contenu ne sera pas fixe. Celui-ci fluctuera selon plusieurs critères : nature de l'utilisation, taille de l'audience et portée de la campagne. Selon Tube Filter, la création de cette plateforme viendrait d'une forte demande du marché.

Le bénéfice pour les agences de création n'est pas anodin. Elles pourront profiter de contenu inédit et de qualité pour un prix modique, comparé à ce que demanderait un tournage classique, avec ses nombreux postes de dépenses (création, acteurs, déplacement, tournage, montage, post-production...). GoPro s'immisce ainsi dans le marché prometteur de la vidéo sous licence générée par les utilisateurs.


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