PRISM : Microsoft, Facebook et Apple dévoilent le nombre de requêtes des autorités

17 juin 2013 à 13h01
0
Après un premier coup de semonce, plusieurs firmes américaines dévoilent, en accord avec les autorités, le nombre de demandes d'informations d'utilisateurs formulées par les autorités américaines. Si le détail exact des rquêtes dans le cadre du FISA ne sont pas mentionnées, Microsoft, Apple et Facebook publient pour la première fois ces données, ces dernières ne figurant jusqu'à présent pas dans leurs rapports de transparence.

00FA000006029698-photo-souriez-vous-tes-prism.jpg
Quelques jours après les premières révélations autour de l'affaire PRISM, et après avoir initialement nié toute implication, les firmes américaines de l'Informatique et de l'Internet publient des données relatives à ce type de demandes. Trois d'entre elles, Microsoft, Facebook et Apple viennent d'indiquer sur quels volumes d'informations concernant leurs utilisateurs elles ont été interrogées par les services américains.

Plusieurs firmes avaient déjà demandé aux autorités américaines de faire preuve d'une plus grande visibilité. Google, alors suivi par Facebook et Twitter, rappelait ainsi qu'aucune porte dérobée par laquelle les autorités pouvaient librement collecter des informations n'existait. Elles demandaient également que le nombre de demandes formulées dans le cadre du FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) puisse figurer dans leurs rapports de transparence.

Depuis, John Frank, avocat général adjoint de Microsoft, précise avoir « travaillé avec le FBI et le Ministère de la justice » afin de s'assurer que le groupe avait bien l'autorisation de publier ces informations. Cette dernière leur a été accordée à condition que les requêtes formulées dans le cadre de la FISA soient « fondues » dans l'ensemble des demandes légales.

Cette autorisation est également très limitée dans la mesure où elle ne peut concerner que les demandes situées pour un semestre particulier. Aussi, leur nombre ne doit être dévoilé que sous la forme d'un chiffre estimé et rond (par exemple entre 1 000 et 2 000, entre 3 000 et 4 000...).

Malgré ces conditions de publication, Microsoft diffuse ainsi des « informations additionnelles » concernant le volume de ces demandes légales mais également pour motifs de sécurité nationale, ces derniers pouvant alors inclure les requêtes dans le cadre de la FISA. La firme de Redmond précise avoir reçu en un semestre, jusqu'au 31 décembre dernier, « entre 6 000 et 7 000 mandats pour des motifs criminels ou de sécurité nationale, citations à comparaître, affectant entre 31 000 et 32 000 comptes de clients » de la part des autorités locales, étatiques et fédérales américaines.

De son côté, Facebook explique qu'au dernier semestre 2012, « entre 9 000 et 10 000 requêtes » ont été formulées auprès de ses services. « Le nombre total de comptes d'utilisateurs se situe entre 18 000 et 19 000 », ajoute le réseau social dans une note.

Apple communique mais chiffre iMessage, FaceTime et Siri

Apple indique avoir, entre le 1er décembre 2012 et le 31 mai dernier avoir reçu « entre 4 000 et 5 000 requêtes légales émanant des autorités afin d'obtenir des données d'utilisateurs. Entre 9 000 et 10 000 comptes ou appareils ont été concernés par ces demandes provenant d'instances fédérales, étatiques ou locales ». La firme ajoute également que « la forme la plus courante de la demande provient de la police enquêtant alors sur des vols et autres crimes, recherchant des enfants disparus ou essayant de localiser un patient atteint de la maladie d'Alzheimer ou même tentant d'empêcher un suicide ».

La firme ajoute enfin placer la protection de ses clients et de leurs informations personnelles comme une priorité. « Nous ne collectons, ni ne détenons des stocks de données personnelles sur nos clients. Il existe d'ailleurs certains types d'informations que nous ne fournissons pas aux autorités car nous avons fait le choix de ne pas les conserver », ajoute Apple dans un communiqué.

A l'appui, Apple évoque les conversations via iMessage et FaceTime chiffrées de bout en bout de manière à ce que seul l'expéditeur et son destinataire puisse les consulter. Le groupe précise ne pas être en mesure de déchiffrer par lui-même ces messages et ajoute ne pas détenir de données permettant d'identifier nommément un client quant à sa localisation, ses recherches sur les cartes voire ses requêtes via l'assistant vocal Siri.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

De nouveaux modèles climatiques ont été créés... et la situation est pire que prévue
La dernière mise à jour de Windows 10 causerait des pannes de carte réseau
Stallman quitte la Free Software Fundation après la divulgation d'emails évoquant l'affaire Epstein
La Suisse veut forcer les compagnies aériennes à renseigner les émissions CO2 sur les billets d'avion
Ça y est, le Fold est disponible en France... pour 1,6 SMIC (net).
Un démantèlement des GAFA ?
En Californie, Donald Trump tente d’annuler la loi sur les limites d'émissions de CO2
Le trou noir au centre de notre galaxie semble avoir de plus en plus faim
Des défauts de fabrication découverts sur six réacteurs nucléaires en activité en France
iPhone 11 / 11 Pro : les premiers tests sont en ligne, 2019 est-il un bon cru ?

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top