Le département américain de la Justice et plusieurs États reviennent à la charge contre Google. Ils contestent la décision d’un juge fédéral qui a limité les sanctions après avoir pourtant reconnu un monopole illégal sur la recherche en ligne.

En 2024, la justice a estimé que Google avait verrouillé le marché grâce à ses accords avec Apple, Samsung et d’autres fabricants pour être le moteur de recherche utilisé par défaut. En 2025, le même juge a toutefois refusé d’imposer la vente du navigateur Chrome, une décision, qui, forcément, a été largement saluée par Google.
Mais l'affaire ne s'arrêtera pas là.
Tout part de deux actions lancées en 2020, l’une par Washington, l’autre par une coalition de 38 États et territoires. Elles visent les contrats qui garantissent que, sur iPhone ou sur de nombreux smartphones Android, Google soit le moteur déclenché automatiquement quand on tape une requête dans la barre d’adresse ou le champ de recherche. Ces accords représentent plus de 20 milliards de dollars par an, versés à Apple et aux fabricants pour rester en première ligne.
La justice avait envisagé puis écarté la revente de Chrome tout en imposant des contraintes à Google sur Chrome et Android. Pourtant, plusieurs potentiels acquéreurs s'étaient déjà manifestés, parmi lesquels OpenAI, Perplexity et même... Yahoo ! Les contraintes imposées à Google sont relativement légères. Trop légères selon le département de la Justice. Ces contrats doivent désormais être remis en concurrence chaque année pour laisser une porte entrouverte aux rivaux.
D'ailleurs, ironiquement, Google, qui était déjà configuré par défaut sur les produits Apple, a renforcé ses liens avec la firme de Cupertino en signant un nouveau contrat pour utiliser Gemini comme technologie sous-jacente à Siri. Comme quoi la situation est encore plutôt favorable à Google. Et c'est bien ce point que la Justice américaine entend remettre en cause devant la Cour d’appel du district de Columbia.