Hadopi : les internautes confondent payant et légal, l'illicite progresse

11 juillet 2013 à 18h54
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La Hadopi a publié le troisième volet de son baromètre « biens culturels et usages internet », évaluant la consommation licite et illicite. Elle constate une hausse des comportements illégaux.

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La Hadopi a publié ce mercredi le troisième volet de son baromètre « biens culturels et usages d'Internet : pratiques et perceptions des internautes français ». Réalisé par l'Ifop, il se base sur un échantillon représentatif de 1 502 internautes âgés de 15 ans et plus, interrogés entre le 18 avril et le 2 mai 2013.

Le fait marquant de cette étude porte sur la hausse constatée des pratiques illicites déclarées par rapport aux statistiques d'octobre 2012. Ce sont désormais 17% des sondés qui déclarent consommer de façon illicite sur internet, contre 14% auparavant. Ce chiffre correspond aux internautes dits « mixtes », qui optent tantôt pour du légal, tantôt pour des contenus illicites ainsi que ceux déclarant ne consommer que de l'illégal. Ces derniers ont doublé en termes de proportion depuis octobre, passant de 2% à 4%.

Dans le même temps, les personnes déclarant ne consommer que des contenus licites sont également à peine plus nombreuses qu'en octobre 2012, à 54% contre 53%. Ces résultats pourraient surprendre à première vue, mais ils s'expliquent par une hausse de la consommation globale de biens culturels.

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Le constat est encore plus édifiant lorsque l'on réduit la base aux seuls consommateurs de biens culturels sur internet. À cette échelle, les sondés déclarant des consommations exclusivement légales sont moins nombreux, tandis que les usages mixtes stagnent. Au final, une seule progression sur cette base, la consommation exclusivement illicite, qui passe de 3% à 6%.

Les domaines les plus concernés par le téléchargement illégal demeurent sans surprise les films et les séries TV. À l'inverse, la photo, les jeux vidéo et les livres sont les moins touchés.

Les sondés placent le prix des biens culturels comme le premier frein à la consommation légale, et ce dans tous les domaines. Suivent « l'habitude » et des contenus légaux jugés trop « limités », principalement pour les séries télévisées.

L'autre grande difficulté relevée par la Hadopi tient à l'incapacité dans de nombreux cas à faire clairement la distinction entre une offre légale ou non. Ainsi, les internautes confondent assez largement payant et légal. Sur l'ensemble des sondés, 56% considèrent qu'un contenu payant est forcément légal, un chiffre en hausse par rapport à octobre 2012. Tandis que 28% affirment tout simplement ne pas savoir. La part d'erreur ou d'incertitude demeure donc très largement majoritaire et vient forcément atténuer la pertinence des statistiques, qui sont déclaratives.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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