Oracle : au moins 8 fichiers d'Android se basent sur notre code

24 février 2011 à 10h59
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L'affaire opposant Oracle à Google continue de suivre son cours et quelques précisions supplémentaires ont été apportées. Pour rappel, en octobre 2010, Google avait été accusé de violation de propriété intellectuelle. Selon Oracle plusieurs portions de code, initialement développées au sein de la plateforme virtuelle de Java, se retrouveraient au sein du système mobile Android.

Google avait tenté de faire annuler cette plainte mais le juge de la cour fédérale WIlliams Alsup rejeta cette demande, l'occasion pour Oracle d'étayer son argumentaire avec une nouvelle lettre illustrant sa déposition. Selon le magazine The Register, le plaignant explique avoir repéré 51 portions de l'interface de programmation de Java contenant du code protégés par des droits de propriété. Dans cette nouvelle lettre présentée à la cour Oracle déclare ainsi : « Google a basé le code d'Android sur les spécificités de centaines de fichiers Java protégés par Oracle ». Et d'ajouter : « au moins huit fichiers de code source d'Android sont du code décompilés d'Oracle ».

Le mois dernier, nous rapportions que le dévéloppeur Florian Mueller avait passé au crible le code d'Android et découvert 6 fichiers communs au code de Java et, au sein du code de la bibliothèque multimédia, pas moins de 37 fichiers estampillés "PROPRIETARY/CONFIDENTIAL" et "DO NOT DISTRIBUTE!". Si ces derniers se trouvaient au sein d'un répertoire réservé aux évaluations, et donc non distribué au sein de la version finale, Oracle explique que le code aurait tout de même été mis à disposition sous une licence incompatible avec celle de Java. Notons également que le code source de plusieurs distributeurs OEM (Samsung, LG, Motorola) incluait ces fichiers.

Par ailleurs, la machine virtuelle Dalvik se base partiellement sur une partie du code du projet Apache Harmony, une implementation open source de Java éditée par la fondation Apache Software. Reste qu'Oracle détenant certains brevets, n'aurait toujours pas validé l'utilisation de Harmony sur les plateformes mobiles. Enfin le plaignant ajoute que certains développeurs chez Google travaillaient précédemment au sein de la firme Sun, rachetée depuis par Oracle. Ces derniers auraient donc eu accès, d'une manière ou d'une autre, à certaines informations confidentielles.

Reste à savoir quelle sera la réplique de Google face à ces nouveaux éléments et si Oracle s'en prendra également aux éditeurs, tels que Myriad, souhaitant porter la machine virtuelle de Dalvik sur d'autres systèmes d'exploitation. Interrogé par nos soins lors du Mobile World Congress, Oracle n'a pas souhaité s'exprimer.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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