Les ayant-droits se déclarent Hadopi ready

04 mai 2010 à 18h10
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Lors du rendez-vous trimestriel du Snep (syndicat national de l'édition phonographique), son président a lâché quelques informations concernant l'application de la loi Hadopi. Outre la confirmation que les premiers envois d'e-mails d'avertissement partiront bien à la date du 21 juin, le Snep affirme qu'il a aussi fait la demande de collecte d'adresses IP auprès de la Cnil.
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Les armes visant à lutter contre le téléchargement illégal s'affûtent. A l'occasion d'un point presse, David El Sayegh, président du Snep a expliqué que « les revenus issus du téléchargement légal ont augmenté de 50,5%. De même, les revenus du streaming ont été doublés malgré le fait que le poids économique de l'écoute en ligne reste faible. Pour autant, ces méthodes commencent à devenir une source de revenus pour les producteurs ».

Le responsable donne l'explication à ces hausses : « La loi Hadopi a déjà des effets psychologiques. Il y a une prise de conscience qui permet aux internautes de découvrir qu'il existe des offres légales. Cette situation reste encore fragile mais elle permet au marché de se restructurer autour d'offres pérennes ».

Le Snep, au même titre que les autres ayant-droits (Sacem, Alpa...) attend donc beaucoup de la mise en place d'Hadopi. Clubic a donc posé la même question qu'aux membres de la Haute autorité, à savoir de connaître quels seront les méthodes de téléchargement surveillées, outre le P2P. David El Sayegh répond : « Nous n'excluons pas d'autres méthodes. Prenez les newsgroups par exemple, on a déjà réussi à en fermer certains par le passé grâce à des requêtes conjointes devant le juge. Il faut bien comprendre que la neutralité du Net s'arrête là où le droit de propriété est bafoué. »

Il faut donc comprendre que plusieurs méthodes de téléchargement seront dans le collimateur de l'Hadopi, ou plutôt des autorités. D'un côté, chacun (Hadopi et Snep) s'accorde pour dire qu'Hadopi ne vise pas les pirates mais plutôt les « Monsieur et Madame Toutlemonde », téléchargeant à l'occasion des titres catalogués et connus. De l'autre, les contrefacteurs ou éditeurs de contenus sans droits soumis à un régime plus sévère.

Preuve en est, les déboires du site WawaMania. Dimitri Mader, alias Zac, le fondateur du forum d'échange de fichiers pirates est poursuivi depuis plusieurs semaines par Microsoft, la Sacem et l'ALPA pour « contrefaçon et violation du droit de l'esprit ». Il pourrait même se retrouver bientôt en détention provisoire pour ce motif. Les ayant-droits lui reprochent « d'avoir engrangé des milliers d'euros de publicité ».

Deux poids, deux mesures donc. Reste à savoir qui passera entre les mail(les) du filet Hadopi. Les noobs ou les tecchies ? Réponse le 21 juin prochain.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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