NSA : la justice américaine renouvelle le droit de collecte des métadonnées

Ludwig Gallet
22 juillet 2013 à 17h51
0
Le gouvernement américain a obtenu le renouvellement de la permission de collecte des métadonnées, alors qu'elle expirait vendredi. Une information confirmée par le bureau du chef du renseignement américain.

0104000006101994-photo-nsa-logo-prism-gb-sq.jpg
Il semblerait que les services de renseignement américain souhaitent faire preuve de plus de transparence concernant leurs pratiques de surveillance, depuis les révélations de The Guardian du 7 juin dernier.

Le FISC (Foreign Intelligence Surveillance Court), autorité compétente en matière de renseignement, vient d'accorder au gouvernement américain le renouvellement de la permission de collecter en vrac les métadonnées, relate ComputerWorld. Celle-ci expirait vendredi 26 juillet. Il cite une source pour le moins fiable, à savoir le bureau du DNI (Director of National Intelligence), chef du renseignement américain.

Si l'information a été rendue publique, c'est parce que le sujet fait l'objet « d'un intérêt continu et significatif du public », explique-t-il. Et parce qu'après les révélations d'Edward Snowden, James R. Clapper, le DNI, avait décidé de déclassifier un certain nombre de documents.

Au début du mois de juin, ce dernier assurait que la NSA, l'agence de sécurité nationale américaine, n'était en rien habilitée à mettre en place des écoutes téléphoniques sur la population, de même que les informations recueillies ne devaient pas contenir leur identité. Au nom de la lutte contre le terrorisme, il avait cependant concédé une collecte d'un large volume de métadonnées. Le tout pour être capable de mener à bien des analyses ultérieures, expliquait dans un courrier le Département américain de la justice la semaine dernière. Il assure cependant que passé un certain délai, après lequel il considère ne plus avoir besoin d'en disposer, celles-ci ne sont plus conservées par les FAI.

La collecte des métadonnées portant sur les appels téléphoniques avait été révélée peu avant l'éclatement du scandale Prism. Étaient uniquement concernés les appels passés entre américains ou les coups de fil sortant du territoire. Verizon était le premier opérateur cité comme partenaire, AT&T et Sprint avaient suivi. Figurent parmi les informations recueillies l'heure d'appel, sa durée, le numéro appelé, le numéro IMEI et même la localisation. Des informations forcément prisées des services secrets.

Pour justifier et légitimer la pratique, la NSA comme les firmes partenaires ont rappelé l'encadrement légal du dispositif, via le FISC, la juridiction compétente en la matière. Ils ont tour à tour martelé qu'ils ne pouvaient agir qu'après avoir obtenu l'aval de la justice américaine, sur le fondement de la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act, ndlr).
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

Apple annonce les iPhone 11 et iPhone 11 Pro : de nouveaux modèles en panne d’inspiration
Le paiement sur Internet s'arme d'un nouveau système antifraude fonctionnel dès demain
Apple Watch Series 5 : la montre connectée se dote d’un écran always-on
Renault : son crossover électrique K-ZE lancé en Chine, à partir de 8 500 €
La Suisse veut forcer les compagnies aériennes à renseigner les émissions CO2 sur les billets d'avion
Maladies pulmonaires : les enquêteurs américains n'écartent aucune cigarette électronique
Un son pour avertir les piétons va être ajouté à la Tesla Model 3
Uber s'enfonce (un peu plus) dans l'incertitude et licencie plus de 400 employés
iPhone 11 : tout savoir sur le processeur A13 Bionic qui l'anime
Nintendo s'attaque à nouveau à un site de partage de ROM

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top