Ça devient une habitude. Google est une fois de plus ciblée par la Commission européenne en raison de sa tentaculaire activité publicitaire. Voici ce que l'on sait.

Le géant de la recherche en ligne est scruté de toutes parts, et c'est particulièrement vrai en Europe, où le total de ses amendes écopées atteint les 9,5 milliards d'euros. Une somme qui pourrait encore grimper, d'après les nouvelles révélations du très bien renseigné Bloomberg.
Procédure préliminaire
Ainsi, la Commission européenne vient de lancer une nouvelle phase d'examen préliminaire visant Google, et a même commencé à contacter des entreprises du secteur de la publicité en ligne, qu'il s'agisse de clients, de concurrents ou de partenaires. Objectif : recueillir des informations sur le fonctionnement des enchères publicitaires du géant américain, qui régissent une immense partie des annonces que l'on voit lorsque l'on se balade sur la toile.
Cette nouvelle procédure fait suite à une amende extrêmement lourde, à hauteur de 2,95 milliards d'euros, infligée à la firme de Mountain View par l'Union européenne en septembre 2025. Cette fois, les régulateurs cherchent à déterminer si elle « augmente artificiellement le prix d'adjudication » des enchères publicitaires « au détriment des annonceurs ».
À noter qu'à ce stade, il ne s'agit pas encore d'une enquête formelle, mais d'une étape préparatoire qui pourrait déboucher rapidement sur une procédure officielle pour infraction aux règles de concurrence. Google risque une sanction pouvant aller jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires global.

Nombreuses accusations
Cela viendrait s'ajouter à une longue liste d'accusations visant Google. Dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), Bruxelles lui reproche de favoriser ses propres services dans les résultats de recherche, de limiter la concurrence sur Android en compliquant l'accès aux assistants IA rivaux, et de restreindre la liberté des développeurs sur le Play Store.
L'entreprise est aussi ciblée par des enquêtes sur la mise en avant de certains contenus d'actualité et sur ses pratiques liées à la protection des mineurs. Autant de dossiers susceptibles d'aboutir à de nouvelles sanctions financières ou à des obligations techniques lourdes.
Même son de cloche aux États-Unis, où elle a été reconnue coupable de monopole dans le secteur de la publicité en ligne. Les régulateurs cherchent d'ailleurs à démanteler la société.
Source : Bloomberg