STMicroelectronics ne renoue toujours pas avec les profits

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Le 23 octobre 2013
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Sur le point d'être totalement libéré de sa coentreprise ST-Ericsson, ce qui aura pesé sur ses comptes, et engagé dans un plan d'économies, STMicro continue pourtant d'engranger des pertes ce trimestre.

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La perte est moins importante que ces derniers trimestres pour STMicroelectronics. Le fabricant de puces franco-italien, qui vient de se dénouer de sa coentreprise avec le suédois Ericsson, commence à voir le bout de cette coûteuse séparation. Au troisième trimestre STMicro publie une perte nette de 66 millions de dollars liée au ralentissement, selon lui, de la demande pour ses produits dans le mobile.

Force est de constater que STMicroelectronics n'a pas atteint ses objectifs. La société avait déclaré au deuxième trimestre qu'elle s'attendait à atteindre l'équilibre financier en septembre pour finalement devenir bénéficiaire à la fin de l'année. Alors que le mobile représente environ un quart de son activité, le fabricant de semi-conducteurs a subi les déboires de sociétés comme BlackBerry ou encore Nokia, dont les mobiles ont été revendus.

« La croissance a été plus faible que prévu en raison d'une atténuation des prises de commandes pendant le troisième trimestre, liée à une faiblesse du marché des smartphones et du marché de masse, y compris les décodeurs numériques pour télévision par câble dans certains pays », a déclaré le PDG, Carlo Bozotti. En effet si l'on ne tient pas compte du mobile, les recettes trimestrielles de STMicro ont progressé de 0,5% sur un an.

L'objectif de marge à 10% pas avant la mi-2015

Déplorant également la baisse de la demande pour ses produits de la part des fabricants de smartphones premiums en Asie, Carlo Bozotti se félicite tout de même d'avoir vu son activité progresser dans le domaine de l'image, des microcontrôleurs, des puces MEMS et de l'automobile. Libéré de sa coentreprise ST-Ericsson depuis août, STMicro souhaite désormais se concentrer sur l'analogique et les processeurs embarqués.

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Le franco-italien s'accorde le satisfecit d'avoir bien géré cette séparation qui serait finalement moins coûteuse que prévu et au terme de laquelle un millier d'employés de ST-Ericsson ont rejoint les rangs de STMicro. Autre son de cloche du côté syndical où la CGT ST dénonçait en juillet « la destruction de 1 700 postes depuis fin 2012 dans le monde » et la suppression en mars 2014 de 140 postes en Grande-Bretagne.

Pour le quatrième trimestre le groupe s'attend à un assainissement de ses finances lié à sa sortie de la coentreprise. STMicro anticipe également une stagnation de son chiffre d'affaires en glissement séquentiel.

Alors que sa marge opérationnelle est actuellement à 2,7%, la société dit maintenir son objectif de 10% grâce à son plan d'économies « P600 ». Mais prévient qu'elle l'atteindra avec six mois de retard, d'ici la mi-2015.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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