BlackBerry confirme ses mauvais résultats

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Le 27 septembre 2013
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Le fabricant canadien BlackBerry a publié ses résultats financiers pour son deuxième trimestre fiscal 2014. Comme prévu, il a annoncé une perte nette colossale, de 965 millions de dollars.

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Blackberry souffre. Les résultats publiés ce vendredi par le constructeur canadien ne sont finalement que le reflet des dernières annonces, à commencer par la procédure de rachat lancée par le fonds FairFax, moyennant 4,7 milliards de dollars. L'accord n'a toutefois rien de définitif, puisqu'un délai a été laissé jusqu'au 4 novembre prochain à BlackBerry pour accepter une offre tierce. Auparavant, le fabricant avait annoncé la suppression de 4 500 postes sur les 12 000 qu'il compte aujourd'hui.

Entre les mois de juin et août, BlackBerry a publié un chiffre d'affaires d'1,6 milliard de dollars. Soit un effondrement par rapport au premier trimestre, lorsqu'il dévoilait encore 3,6 milliards de dollars de revenus. Sur un an, cette chute s'élève à près de 45% (2,8 milliards de dollars). Signe peu encourageant pour la firme, cette baisse concerne l'ensemble de ses activités, qu'il s'agisse du matériel (-49%), des services (-45%) ou des « logiciels et autres » (-5%).

Sur la période, BlackBerry précise avoir vendu quelque 3,7 millions de smartphones, tournant principalement sous BlackBerry 7, ajoute-t-elle. En effet, elle explique que certains modèles sous BB10, qui ont été expédiés lors du deuxième trimestre, n'ont pas encore pu être comptabilisés.

BlackBerry ne parvient plus à combler ses coûts et ses frais de fonctionnement. Il en découle une perte nette abyssale de 965 millions de dollars, soit plus de 60% de son chiffre d'affaires. Principale explication avancée par la firme, une dépréciation de stocks liée aux BlackBerry Z10 pour une valeur de 934 millions de dollars. L'an dernier, le canadien était déjà dans le rouge, de 229 millions de dollars.


BlackBerry est à un tournant de son histoire. Il a annoncé le 21 septembre dernier une réorganisation totale de son activité, pour revenir à ses premières amours, le monde de l'entreprise. Fini le marché grand public, sur lequel il n'aura jamais réussi à trouver sa place après le virage du tactile. Une réorganisation qui va coûter très cher en termes d'emploi, avec la suppression de 37,5% des postes de la firme.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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