Privacy Sandbox : Google avance à pas feutrés vers de la publicité plus anonyme

26 janvier 2021 à 15h24
5
target advertising
© auriso / Depositphotos

Comment promouvoir un produit ou un service sans pour autant violer constamment la vie privée des utilisateurs ? Google planche sur la question avec le projet Privacy Sandbox.

L'initiative Privacy Sandbox a débuté en août 2019. Il faut dire que la société souffre d'une mauvaise image en ce qui concerne la collecte des données. Seulement, à l'heure actuelle, les revenus de la société reposent à 90 % sur la publicité ciblée.

Le principe de Privacy sandbox

Pour cibler les publicités en ligne, les régies publicitaires déploient des trackers sur les sites partenaires. Ces cookies se chargent de récupérer des informations sur les internautes. Ces dernières incluent les pages visitées, le temps de surf sur un site internet ou les paramètres du navigateur tout en générant un identifiant unique. Dans certains cas, ce fichier témoin récupère également l'adresse IP. Ces données sont ensuite croisées sur d'autres sites pour établir une carte des centres d'intérêts rattachés à cet identifiant. Le pistage peut commencer.

Si Google explique qu'il « peut être difficile d'imaginer comment la publicité en ligne peut être pertinente et mesurée efficacement sans cookie tiers », avec Privacy sandbox, la société veut déployer un système plus respectueux de la vie privée.

La firme de Mountain View a mis en place un dispositif baptisé FLoC, ou Federated Learning of Cohorts. Concrètement, les habitudes de surf d'une personne seraient analysées en local sans les envoyer vers un serveur. Cet utilisateur serait ensuite placé dans un groupe d'internautes affichant des centres d'intérêts similaires. Seuls ces groupes seraient ensuite retournés aux régies publicitaires.

brave vs chrome
© Google

Des résultats concluants... pour les annonceurs

D'après les tests menés en interne, FLoC permettrait d'obtenir un taux de conversion - ou d'achats effectués après l'affichage d'une publicité - à 95 % similaire au modèle reposant sur des cookies tiers.

Le mécanisme de FLoC sera publié au sein de Google Chrome 89 au mois de mars afin que chacun puisse le tester. Par ailleurs, de premiers tests seront menés avec des annonceurs sur Google Ads au second trimestre.

En parallèle, Google souhaite mettre en place un standard baptisé FLEDGE via lequel les annonceurs seraient tenus de cibler les visiteurs sur leurs sites avec un serveur dédié certifiés pour le stockage des informations dans le cadre de campagnes publicitaires.

Reste que ces mesures ont été vivement critiquées, et notamment par Brave , l'éditeur du navigateur éponyme qui se positionne sur le secteur de la vie privée.

Au-delà des cookies tiers, Brave bloque également d'autres formes de trackers ainsi que les empreintes digitales du navigateur permettant également d'identifier partiellement ou totalement un internaute.

En ce qui concerne la collecte de données, notons au passage que Google n'a toujours pas mis à jour ses applications sur iOS en décrivant précisément quelles données des utilisateurs étaient renvoyées vers ses serveurs et dans quel but.

Source : Neowin

Modifié le 26/01/2021 à 15h38
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
5
5
Voir tous les messages sur le forum

Lectures liées

Coincée au Canada depuis 3 ans, la directrice financière de Huawei va enfin rentrer chez elle
Google cherche une porte de sortie à l'amiable pour sa dernière enquête antitrust européenne
Tim Cook se plaint des fuites internes… dans une note confidentielle qui fuite elle aussi
Amazon n'est plus anti-cannabis, la plateforme en assure même le lobby aux US
GitLab va entrer en Bourse
Rachat d'edX : quel avenir pour la plateforme d'apprentissage à but non lucratif ?
Levée de fonds record pour la startup française Sorare spécialisée dans les NFT
Après celui de Jean Castex, le pass sanitaire d'Emmanuel Macron est dévoilé sur les réseaux sociaux
Sécurité informatique : les entreprises adoptent de plus en plus le stockage en ligne, mais la sauvegarde sur bandes résiste
Amazon bannit plus de 600 marques chinoises de sa plateforme
Haut de page