Christophe Marée, Adobe : "la connaissance client reste un défi"

09 avril 2014 à 16h12
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Quelques semaines après la tenue du sommet international Adobe à Salt Lake City, Christophe Marée, directeur marketing Europe du Sud, revient sur les dernières annonces autour de Marketing Cloud.

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Christophe Marée, Adobe

En quoi consiste Adobe Master Marketing Profile ?

C'est notre plus grosse nouveauté présentée le mois dernier à l'Adobe Summit de Salt Lake City. Cet outil offre aux annonceurs une vue générale de leurs clients et prospects de façon à approfondir les relations et de proposer des expériences plus personnalisées et ce sur tous les canaux marketing. La plateforme agrège toutes les informations client issues du CRM mais aussi les données comportementales de navigation provenant des solutions Adobe Marketing Cloud.

L'idée derrière est de pouvoir créer des segments d'audience puis de les partager au sein de nos six solutions. Ainsi ces données enrichies irriguent tous les maillons de la chaîne, qui correspondent aux briques de la suite Adobe Marketing Cloud : la création, la mesure, le ciblage, le social, l'optimisation et les campagnes en temps réel depuis le rachat de Neolane. Les équipes marketing peuvent ensuite créer des contenus Web, sociaux, e-mails en temps réels, nourris de ces informations anonymes mais très ciblées.

Comment assurez-vous la cohérence dans la création ?

La solution précitée permet d'y veiller car les données sont utilisées à chaque étape. Sur le plan visuel, nous venons de lancer Shared Assets, dont l'objectif est de synchroniser les contenus quand on change de design. Cet outil permet aux annonceurs de stocker, rechercher et partager des ressources numériques à partir d'un référentiel centralisé commun à toutes nos solutions. A partir d'une même interface utilisateur, les créatifs sous Adobe Creative Cloud et les équipes marketing sous Adobe Marketing Cloud peuvent collaborer. Les ressources sont automatiquement répliquées, indexées et rendues disponibles dans toutes les solutions.

Sur mobile, PhoneGap Enterprise évolue. Qu'en est-il ?

La nouvelle solution offre la prise en charge de la technologie iBeacon d'Apple. Nous avons poussé plus loin encore l'intégration à la suite Marketing Cloud afin de mieux gérer les campagnes dans les applications iOS et Android, mesurer les performances et interactions entre les utilisateurs utilisant iBeacon. Avec cette intégration, les équipes marketing peuvent facilement mettre à jour une application (images, vidéos, contenu textuel) avec un système de glisser-déposer, sans avoir de connaissances en développement.

Pouvez-vous revenir sur l'accord signé avec SAP ?

SAP a choisi de compléter son offre en intégrant notre suite dédiée au marketing à sa plateforme e-commerce Hybris. Concrètement la société va revendre Adobe Marketing Cloud à ses clients avec sa plateforme HANA et Commerce Suite d'Hybris. Cet accord permettra aux entreprises d'analyser les données issues des différents canaux marketing et points de contact avec les clients. En utilisant la base de données en mémoire de SAP conjointement à note solution, les entreprises pourront analyser des gros volumes.


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A qui se destine l'offre Adobe Marketing Cloud ?

Nous avons des clients de toutes les tailles, des grands comptes et des PME. Pour les plus petites entreprises, souvent, elles commencent avec nous en identifiant un besoin précis, comme l'e-mailing, puis petit à petit se rendent compte qu'elles ont d'autres besoins et finissent pas utiliser les autres outils de notre suite. Notre objectif, c'est surtout le cas dans les grosses sociétés, est de casser le travail en silo et nous pensons que nos différents outils, centrés désormais autour de Master Marketing Profile, permettent de créer ce liant.

Quels sont les freins à la transformation numérique ?

C'est toujours une question de maturité. Les entreprises traditionnelles se posent la question du numérique et comprennent qu'il faut y aller quand elles observent les gains qu'on peut en tirer en matière de connaissance client, grâce à la grande quantité de données récoltées et analysées. D'ailleurs on peut se poser la question : serions-nous prêts à accepter autant d'interactions dans un magasin comparé à un site de e-commerce ? Il y a fort à parier que non. Ce qui signifie que le Web permet de récolter plus d'informations.

Quelles briques ajouter à la suite Marketing Cloud ?

Je ne vais pas vous dévoiler nos prochains rachats ! En fait nous considérons que nous sommes encore à l'aube de ce qu'on peut encore faire. Mais les grands chantiers sont clairement sur le mobile, qui est un canal très fort, et la connaissance client, où il reste encore beaucoup à faire. Car aujourd'hui les entreprises ne connaissent pas leurs clients - 93% des internautes disent recevoir des e-mails non pertinents. L'un des autres axes de développement consiste à continuer à casser les silos entre les métiers.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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