Bitstrips aurait reçu 15 millions de dollars pour se développer

19 février 2014 à 13h02
0
Le phénomène Bitstrips pourrait s'amplifier... Ces BD personnalisées, créées sur mobile, partagées sur Facebook et pas toujours appréciées, auraient reçu un soutien financier de 15 millions de dollars.

012C000007175290-photo-bitstrips.jpg
La valeur se niche parfois là où on ne l'attend pas. C'est l'exemple de Bitstrips, une application pour réaliser des bandes dessinées personnalisées, et qui est en passe de lever 15 millions de dollars. L'opération, rapportée par TechCrunch, n'a pas encore été confirmée. Elle ferait suite à une levée de 3 millions de dollars en novembre 2013 par les chinois Horizons Venture et Li Ka-shing.

Plus vieux qu'il n'y paraît, Bitstrips a vu le jour en 2007 à l'initiative de Jacob Blackstock, surnommé « BA », qui se dit versé dans le domaine de la bande dessinée, de l'animation et du cinéma depuis son enfance. Il a déjà fondé plusieurs sociétés dont Core Matrix, un studio média se voulant expérimental, et Dream Machine, une école d'animation pour les enfants. Quant à Bitstrips, le succès est venu de son intégration sur Facebook, en décembre 2012.

Son arrivée sur les plateformes Android et iOS en décembre 2013 a dopé le phénomène. Bitstrips a trusté la tête de l'App Store dans la catégorie applications gratuites au bout de deux semaines, et a été téléchargé 11 millions de fois fin octobre, toutes plateformes confondues, et a attiré 20 millions d'utilisateurs. « L'arrivée de Bitstrips sur mobile a permis aux gens de créer des BD à tout moment, et c'est ce côté instantané qui a permis à l'application de connaître cette viralité », expliquait en décembre le fondateur de la société.

Car aucun moyen particulier n'a été dépensé en marketing et communication. En février, le service revendique 14 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires. Aujourd'hui, plus de 30 millions de personnes à travers 90 pays se sont transformés en personnages dans leurs BD Bitstrips, envahissant les flux d'actualités de Facebook. Un succès que certains voient comme de la mauvaise herbe, ce dont le PDG a conscience.

Pas de modèle économique

« Un nombre absurde de personnes se sont mises à tellement apprécier Bitstrips que beaucoup d'entre elles partagent leurs BD de façon abusive ce qui peut être écrasant pour les non-initiés », confessait-il en janvier auprès d'AP. Afin d'éviter de se faire une mauvaise publicité auprès de ces personnes, la société a récemment ajouté des options qui permettent aux utilisateurs de partager leurs bandes dessinées à un groupe limité.

Propulsée par seulement 17 salariés, l'entreprise continue d'étoffer son offre en ajoutant des options de création et de nouvelles scènes (plus de 10 000 aujourd'hui). Mais le vrai sujet est de réussir à monétiser son audience et de générer des revenus. Sur le modèle du freemium, la société pourrait proposer du contenu additionnel payant, limiter le nombre de Bitstrips gratuits ou bien même insérer des marques dans les BD.

Pour l'instant, Jacob Blackstock dit vouloir se focaliser sur l'amélioration de son produit et de l'expérience utilisateur. La force de Bitstrips, reconnaissons-le, est de s'adresser à une audience très généraliste, lui permettant, s'il n'agace pas trop de monde, de potentiellement grandir de façon pérenne.





À lire également
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

Tesla : Elon Musk a tranché, la Gigafactory 4 sera construite en Allemagne, préférée à la France
Le Japon va-t-il vraiment déverser de l’eau radioactive dans l’océan ?
Un TER n’émet pas toujours moins de CO2 qu'une voiture ou un autobus !
BMW s'intéresse de près à la charge bidirectionnelle
Windows 10 : la mise à jour (1909) de novembre 2019 est là !
À Marseille, un radar en test mesure le niveau de pollution des véhicules
Les camions électriques Volvo sont désormais en vente (et bientôt sur nos routes)
Plombé par son coût environnemental, le projet géant EuropaCity tombe à l'eau
Selon Bloomberg, un MacBook 16

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top