Vincent Bolloré lance une OPA sur Gameloft

Thomas Pontiroli
18 février 2016 à 18h12
0
C'est le résultat de la prise de contrôle rampante de Vivendi dans Gameloft depuis un trimestre : le groupe de Vincent Bolloré veut maintenant 100 % du capital de l'éditeur de jeux mobiles.

Ce qui devait arriver, arriva. Vivendi, devenu progressivement le premier actionnaire de Gameloft, annonce son intention de déposer auprès de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) un projet d'offre publique d'achat visant la totalité des actions de l'éditeur de jeux mobiles. Le 7 décembre 2015, le groupe de Vincent Bolloré était monté à 26,7 % du capital, approchant du seuil fatidique des 30 % à partir duquel il serait obligé de formuler une OPA.

Le prix proposé de 6 euros par action Gameloft fait ressortir une prime de 50,4 % sur le cours de bourse du 14 octobre 2015, avant l'annonce de l'entrée de Vivendi à son capital, et de 22, 9 % sur le cours moyen à 6 mois.

« De nombreux points communs »

Envers et contre tous, Vivendi affirme aujourd'hui que son projet « s'intègre parfaitement dans la stratégie de développement du groupe comme un leader mondial des contenus et des médias ». Le groupe, qui pour rappel, a récemment finalisé son désengagement total du n°1 mondial Activision Blizzard, souligne son intérêt renouvelé pour le jeu vidéo, particulièrement le segment mobile, « celui qui devrait connaître la plus forte croissance ».


03E8000008236388-photo-yves-guillemot-vincent-bollor.jpg
Yves Guillemot et Vincent Bolloré sont engagés dans un bras de fer depuis octobre 2015 - Crédit : DR.


Cette annonce intervient le même jour que l'Investor Day d'Ubisoft à Londres, durant lequel le PDG et fondateur de Gameloft, Yves Guillemot, était supposé trouver des partenaires financiers afin de tenter de faire barrage à Vincent Bolloré. À plusieurs reprises, l'homme a exprimé publiquement son hostilité à la prise de contrôle de sa société par le groupe du « raider breton », dont l'ambition est vécue par le dirigeant comme une « agression ».

Vivendi dit partager « de nombreux points communs » avec l'éditeur : des racines françaises, une dimension internationale et une « même sensibilité à la diversité culturelle ».... La balle est dans le camp de l'AMF.


À lire également :

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

Covid-19 : Twitter connaît une hausse de 900% des discours racistes contre la Chine
Une association pointe du doigt Amazon, qui livre toujours des produits hors hygiène et alimentaire
Clubic, fête ses deux ans d'indépendance, plein d'optimisme
La nouvelle attestation de déplacement sur smartphone sera disponible le 6 avril
Office 365 devient Microsoft 365 et fait le plein de nouveautés
Apple rachète une application météo... et la ferme sur Android
Square-Enix avance (officieusement) la date de sortie de Final Fantasy VII Remake !
Renault prête 1 300 véhicules au personnel soignant, dont 300 ZOE électriques
Tesla Cybertruck : quelle est la répartition mondiale des précommandes ?
Le coronavirus ne booste pas le e-commerce, bien au contraire, selon la FEVAD
scroll top