Le gouvernement engage une bataille contre l'obsolescence programmée

01 juin 2018 à 15h36
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Alors que de nombreux constructeurs de terminaux mobiles (Nokia, Motorola, Apple) ont présenté leurs nouveaux smartphones, le gouvernement s'interroge sur la fréquence du renouvellement de ces appareils. Benoît Hamon, le ministre délégué à la Consommation, considère qu'un changement « excessif » de ces terminaux « pose des questions environnementales et pèse sur notre balance commerciale ».

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« Un renouvellement excessif des terminaux mobiles pose des questions environnementales et pèse sur notre balance commerciale », estime Benoît Hamon, dans une entrevue réalisée auprès de 60 millions de consommateurs. Le ministre délégué à la Consommation considère que le rythme de sortie des terminaux mobiles est donc trop soutenu et que les comportements de certains utilisateurs soulèvent des questions économiques mais également environnementales.

Le ministre considère ainsi que: « l'obsolescence des appareils est quasiment pensée au départ par les opérateurs pour favoriser le renouvellement. Or, acheter un appareil qui est destiné à être totalement démodé un an plus tard pose d'autant plus question lorsque le constructeur a lui-même organisé cette obsolescence. » Benoît Hamon entend donc mettre sur pied un groupe de travail sur ce sujet afin de « lutter contre cette obsolescence programmée dans le domaine du numérique ».

Même si le Conseil national de la consommation (CNC) sera consulté, difficile de dire quels moyens concrets seront mis en œuvre pour réaliser cet objectif. Les pistes sont pourtant nombreuses, renforcement du marché de seconde main, de la filière de recyclage (DEEE) ou une meilleure information auprès du consommateur.

Les forfaits mobiles low-cost, accusés de stimuler la concurrence « par le bas »

Dans cette même interview, Benoit Hamon a également critiqué l'attitude de la Commission européenne sur le marché des offres de téléphonie mobile. Il considère que l'arrivée de forfaits low-cost stimule la concurrence par le bas et précise que cette économie « se fonde sur la baisse du coût du travail et la modération salariale, si bien que les salariés voient leur pouvoir d'achat menacé. Mais ces salariés qui achètent à bas coût encouragent la baisse des coûts de production, et donc de la rémunération du travail... Cet arbitrage du consommateur salarié se fait au final contre ses propres intérêts ».

Des propos similaires avaient été tenus par Nicolas Sarkozy lors d'un congrès sur l'Agriculture en mars dernier. Critiquant l'attitude de l'Europe (dont l'objectif est de préserver la concurrence entre acteurs), le chef de l'Etat expliquait : « Regardez ce qu'il se passe avec la téléphonie mobile. Ils ont pensé uniquement à la question du consommateur et maintenant on s'aperçoit qu'il y a quatre opérateurs : Parfait. Qu'ils licencient tous parce que les prix tirent vers le bas, c'est la qualité du service qui va être pénalisée et c'est l'emploi qui va être pénalisé ».

Par ces propos, Nicolas Sarkozy invitait l'ensemble des Etats-membres de l'Union européenne à revoir en profondeur la structure du marché de la téléphonie mobile...
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