eCall : nos voitures lanceront des SOS et seront géolocalisables à tout moment

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Le 30 avril 2015
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Le système d'appel d'urgence automatique sera obligatoire sur les véhicules neufs à partir d'avril 2018. Il promet de sauver des vies, mais soulève des questions en matière de surveillance de masse.

Le Parlement européen a adopté cette semaine un projet de loi relatif à la sécurité routière. À partir du 1er avril 2018, tous les véhicules neufs disposeront en série du service eCall, qui préviendra automatiquement les secours en cas d'accident.

Intervenir deux fois plus rapidement pour sauver des vies


eCall est le nom d'un service public paneuropéen interopérable qui permet de lancer l'alerte plus rapidement et plus efficacement. Il se matérialise d'une part, par un équipement dans la voiture, comprenant un GPS et une carte SIM gratuite, et d'autre part, par la plateforme du numéro d'urgence unique européen.

En cas d'accident sérieux (c'est-à-dire pas pour un petit accrochage en ville), si aucun passager ni aucun témoin n'appuie sur le bouton SOS, la voiture appelle automatiquement le 112 et transmet l'heure de l'accident, sa localisation, sa direction (primordial sur autoroute), le type de véhicule, le type de carburant et surtout le nombre de passagers (souvent déjà connu par le biais du système d'alerte des ceintures de sécurité).

Les secours peuvent ainsi dépêcher aussitôt les moyens appropriés, et gagner un temps souvent précieux, en intervenant en 40 à 50 % moins de temps. En prenant en charge les blessés plus rapidement, les défenseurs du projet de loi estiment que le dispositif permettrait de réduire de 1 à 10 % le nombre de tués sur la route, qui était d'un peu plus de 25 000 en 2014 dans l'Union européenne.

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Rentabilité et vie privée


Le projet compte néanmoins quelques détracteurs.

La ministre des Transports du Royaume-Uni estime que le dispositif n'est « pas rentable ». Elle a déclaré à la BBC que « le bénéfice d'eCall ne justifie pas le coût d'implantation », qui est d'environ 100 euros par véhicule.

D'autres, y compris la Cnil qui a rendu un avis dès 2010, craignent des abus en matière de confidentialité et de surveillance de masse. Le texte de loi garantit que seules les informations absolument nécessaires (celles précitées) seront transmises et qu'elles ne seront pas conservées au-delà de l'intervention. Pour autant, techniquement les voitures pourront transmettre leur géolocalisation à un serveur distant, et il sera quasi impossible de vérifier si c'est le cas ou non.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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