Leclerc vient de lancer E-Lec, son offre nationale maison de recharge pour voitures électriques. Elle est disponible sur plus de 3 000 bornes en France avec un tarif unique au kWh et sans abonnement, entre autres avantages.

E.Leclerc veut devenir votre prochain arrêt recharge avec Charge E-Lec. © Page Facebook E.Leclerc
E.Leclerc veut devenir votre prochain arrêt recharge avec Charge E-Lec. © Page Facebook E.Leclerc

En plus d'être, dans sa globalité, l'enseigne qui propose le carburant le moins cher de France, E.Leclerc veut désormais conquérir le marché de la recharge électrique. Le distributeur a lancé une offre baptisée « E-Lec », sans abonnement, qui permet de gagner des points sur ses courses. Surtout, elle vante la promesse d'une recharge pour à 0,35 euro/kWh, d'emblée l'une des plus compétitives du marché.

Pas d'abonnement, un prix fixe au kWh, Charge E-Lec se veut être la borne du bon sens

C'est via son compte X que Michel-Édouard Leclerc a lui-même relayé l'annonce. Le principe de Charge E-Lec est volontairement simple. Il n'y a pas d'abonnement à souscrire. Il suffit de brancher, de recharger puis de payer uniquement ce qu'on a consommé, au kWh. Le tarif s'échelonne entre 0,35 et 0,45 euro le kWh, ce qui revient à environ 4,50 euros pour parcourir 100 kilomètres, au meilleur prix. C'est moins cher qu'avec un moteur thermique.

Charge E-Lec propose trois vitesses de recharge, à savoir la lente, pour recharger tranquillement pendant ses courses, la semi-rapide, et la charge rapide pour les plus pressés. Ces dernières bornes ne sont pas encore disponibles partout, puisque le réseau se déploie progressivement sur tout le territoire. Et selon le magasin E.Leclerc où vous faites votre recharge, d'après les premiers retours des internautes, l'expérience peut varier.

Notons que Leclerc ne gère pas tout seul ses bornes. C'est Freshmile, l'un des spécialistes français de la recharge électrique (fondé en 2010 à Strasbourg), qui s'occupe de faire tourner le réseau en coulisses. Un partenaire technique qui a l'expérience, et qui n'empêche pas l'enseigne de grande distribution de garder le lead sur l'offre commerciale et la relation client. Chacun son métier, en somme.

Déjà le moins cher sur l'essence, E.Leclerc veut être vite compétitif sur la recharge électrique. © Silvia Dubois / Shutterstock.com / Shutterstock
Déjà le moins cher sur l'essence, E.Leclerc veut être vite compétitif sur la recharge électrique. © Silvia Dubois / Shutterstock.com / Shutterstock

E.Leclerc a pensé toute une stratégie pour séduire les clients

Côté pratique, tout se gère depuis l'application E.Leclerc, puisqu'on localise la borne la plus proche, on démarre la recharge, on suit sa consommation et on récupère ses factures directement dessus. Mais le vrai argument qui pourrait faire pencher la balance est ailleurs. Chaque recharge rapporte des Tickets E.Leclerc, crédités automatiquement sur la carte de fidélité.

Chaque magasin peut d'ailleurs décider d'aller plus loin en proposant des offres promotionnelles sur la recharge, ponctuellement ou régulièrement, comme on peut déjà le voir sur l'essence. Le dispositif est donc amené à évoluer, de nouvelles options sont prévues courant 2026. Michel-Édouard Leclerc insiste vouloir « permettre au plus grand nombre d'accéder à une énergie utile, au juste prix. »

Après le E85 et les boîtiers de conversion qui permettent de rouler moins cher avec un moteur essence, la recharge électrique s'ajoute à la palette de Lerclerc, pour accompagner le maximum d'automobilistes.

Mais attention, au lancement de Charge E‑Lec, Leclerc se frotte à des poids lourds déjà bien installés sur le marché français de la recharge électrique. En première ligne, TotalEnergies et son vaste réseau de bornes, mais aussi les stations haute puissance de Tesla, désormais ouvertes à la plupart des véhicules. S’y ajoutent les opérateurs rapides comme Electra ou Powerdot, très présents sur les routes, ainsi que les grands passes multi‑réseaux type Chargemap ou Shell Recharge.