À l'instar d'autres constructeurs, Alpine va continuer d'électrifier son catalogue, et après les modèles A290 et A390, c'est la A110 qui devrait passer au « zéro émission » dans le courant de l'année 2027.

Dans le cadre du salon Rétromobile 2026 qui s'est tenu récemment à Paris, le magazine britannique Autocar a pu s'entretenir avec Philippe Krief, à la tête du groupe Alpine. L'occasion de revenir sur la future A110 électrique à venir, qui devrait partager quelques points communs avec une certaine Renault R5 Turbo 3E.
Alpine A110 électrique et R5 Turbo 3E, même combat ?
Inutile de vous ruer chez votre concessionnaire Alpine, la version électrique de la petite A110 ne devrait pas arriver avant 2027. Aujourd'hui, on apprend toutefois quelques nouvelles informations à son sujet, notamment que celle-ci devrait partager une base technique commune avec la R5 Turbo 3E, à savoir l'Alpine Performance Platform (APP), avec une structure en aluminium.
La déclinaison électrique de l’A110 devrait gagner quelques centimètres en longueur par rapport au modèle actuel, tout en préservant une allure très sportive. On y retrouvera bien sûr les emblématiques optiques circulaires ainsi que les proportions typiques héritées de la version originelle.
En revanche, on devrait aussi y retrouver des touches contemporaines, afin d’affirmer son entrée dans l’univers de la motorisation électrique.
Une Alpine A110 très (trop ?) ambitieuse
Les ingénieurs Alpine envisageraient d’intégrer les moteurs directement dans les roues de la future sportive électrique. Un choix technique audacieux, pensé pour affiner le comportement dynamique et, potentiellement, ouvrir la voie à une transmission intégrale sans complexifier l’architecture.
Côté masse, l’Alpine A110 électrique viserait un objectif particulièrement ambitieux, à savoir contenir le poids aux alentours de 1 500 kg. Une valeur serrée pour un modèle à batterie, d’autant que le coupé embarquerait un pack de 70 kWh, de quoi promettre jusqu’à 480 km d’autonomie en cycle mixte. Sur le papier, l’équation apparaît séduisante, avec performances, agilité et polyvalence réunies dans un format compact.
À bord, la marque dieppoise irait à contre-courant de la tendance du tout-numérique. Comme certains constructeurs premium, Alpine privilégierait un habitacle recentré sur l’essentiel, faisant la part belle aux commandes physiques et limitant autant que possible la prolifération d’écrans et de surfaces tactiles. L’objectif ? Replacer le conducteur au cœur de l’expérience.
Reste que le contexte stratégique évolue. Le groupe Renault a récemment confirmé l’abandon de l’ensemble de ses programmes internationaux en sport automobile, qu’il s’agisse du World Endurance Championship ou du Dakar, à l’exception de la Formule 1. Une décision lourde de sens, qui fragilise de facto la perspective d’une supercar hybride badgée Alpine, encore évoquée il y a quelques mois.
Source : Autocar