Des chercheurs créent un "champignon bionique" qui transforme la lumière en électricité

08 novembre 2018 à 20h59
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Champignon bionique

En vous levant ce matin, vous n'imaginiez pas que transformer un banal champignon du commerce en générateur d'électricité était de l'ordre du possible. C'est pourtant le cas, d'après le professeur Manu Mannoor du Stevens Institute of Technology.

Ces générateurs « biohybrides » alimenteront-ils les smartphones de demain ?

Champignons bioniques : mode d'emploi

Le principe de fonctionnement est assez simple. Le champignon est recouvert de cyanobactéries, des bactéries très particulières qui ont la capacité de transformer la lumière par photosynthèse, exactement comme les algues et les plantes. Le champignon, qui n'est qu'un support pour le développement de ces bactéries, est également recouvert de graphène, un matériau conducteur à base de carbone, dont le rôle est de capter l'électricité ainsi produite.

Pourquoi utiliser des champignons pour faire croître ces bactéries ? Au départ, l'équipe du professeur Mannoor a essayé de cultiver ces bactéries sur des supports artificiels mais les cellules survivaient assez mal dans ces conditions. La création d'un système hybride « champignon-bactérie » encourage le champignon et la bactérie à collaborer, cette symbiose garantissant une survie de plusieurs jours supplémentaires.


Des résultats encourageants

Bien entendu, la quantité de photo-électricité produite est infime. Lorsque la lumière éclaire le champignon, un courant de 65 nanoampères parcourt le réseau de graphène. Les scientifiques imaginent qu'en multipliant ces champignons magiques, on pourrait sans problème alimenter des éclairages LED.

Même si nous sommes encore loin de pouvoir faire fonctionner des ordinateurs de cette manière, ces travaux permettent d'envisager d'énormes opportunités. La production de carburant et la détection de toxines font partie des applications auxquelles pense le professeur Mannoor.

Source : The Independent
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Blueso6
la plupart des cyanobactéries produisent des cyanotoxines et le graphène est sujet à de sérieux doutes quant à son innocuité. Pour le moment il y a tellement d’applications qu’on ne cherche pas à démontrer les risques de santé qui y sont liés. Certains spécialistes ont estimé que le graphène ou les nano-tubes de carbone seront le nouvel amiante.<br /> Normal: on cherche à obtenir des composants plus légers et plus résistants. La résistance fait que ces particules seront aussi plus résistantes dans notre organisme et donc altèreront notre intégrité cellulaire.<br /> Parler d’alimenter en électricité avec ces champignons alors que d’autres travaillent sur la bioluminescence, c’est se rajouter une étape qui diminuera l’efficacité du dispositif. Autant que cela reste de la recherche pour voir si on sait utiliser ce principe dans d’autres applications. Pourquoi pas sur d’autres planètes (certaines cyanobactéries produisent de l’oxygène) afin de terraformer ou tout du moins permettre d’obtenir de l’oxygène et de l’électricité, dans un milieu hostile, pour une station par exemple
tampigns
Blueso6:<br /> alors que d’autres travaillent sur la bioluminescence, c’est se rajouter une étape qui diminuera l’efficacité du dispositif<br /> tout à fait. Notamment le français Glowee
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