Le musicien Neil Young critique la mode du disque vinyle

05 février 2015 à 10h24
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A l'occasion d'une interview, le chanteur et guitariste Neil Young a critiqué le retour sur le devant de la scène du format vinyle. Pour lui, il ne s'agit que d'un effet de mode dont les maisons de disques profitent d'une façon peu honnête.

Pour Neil Young, la popularité actuelle des disques vinyle n'est « rien d'autre qu'un effet de mode ». Dans une interview accordée récemment au site Vulture, le rocker canadien, qui s'est lancé l'année dernière dans le high-tech en proposant son propre lecteur de musique numérique, a taclé à la fois les acheteurs et les maisons de disques.

Des vinyles qui n'en sont pas vraiment ?

« Beaucoup de gens qui achètent des disques vinyle aujourd'hui ne réalisent pas qu'ils écoutent en fait des masters CD gravés sur du vinyle. Tout ça vient du fait que les maisons de disques ont compris que les gens veulent acheter des vinyles » explique Neil Young.

« Les maisons de disques ne réalisent que des masters CD en numérique, et de cette manière, tous les nouveaux produits qu'ils sortent sur vinyles ont les mêmes caractéristiques que des CD. » En somme, pour Neil Young, les acheteurs s'intéressent surtout à l'objet mais ne s'interrogent pas assez sur la source des masters utilisés à la base, qui seraient de moins en moins analogiques.

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Le site Fact, de son côté, relativise ces propos en soulignant que dans certains domaines comme la musique électronique, le constat de Neil Young ne s'applique pas. Mais dans le secteur de la réédition de disques, il est fréquent que des masters numériques soient utilisés - et c'est probablement le secteur le plus lucratif du marché des vinyles.

« Le marché du vinyle est une bonne chose »

Neil Young considère malgré tout le marché du vinyle comme « une grande niche merveilleuse » et « espère que les gens continuent à en profiter pour que le secteur continue à évoluer, car c'est une bonne chose ». Il estime cependant que la situation sera compliquée : « Nous sommes dans une société axée sur la commodité, et le vinyle est, en ce sens, dans une position délicate ».

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Le musicien semble l'avoir bien compris, puisqu'il propose depuis l'année dernière son propre lecteur MP3 capable de décoder des fichiers Studio Masters 24 bits, le PonoPlayer. Ce dernier, désormais vendu 399 dollars, a rencontré un joli succès lors de sa campagne de financement sur Kickstarter inaugurée lors du dernier festival South by Southwest.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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