Fedora 19 : le chat de Schrödinger est finalement bien vivant

01 juin 2018 à 15h36
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La distribution GNU Linux Fedora passe cette semaine en version 19. Du gestionnaire d'installation aux outils dédiés au déploiement sur des infrastructures publiques, les mises à jour sont nombreuses.

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Après une version 18 qui rendait hommage à la vache sphérique, l'équipe Fedora poursuit son exploration des mythes chers aux physiciens en mettant à l'honneur, pour la dernière édition de sa distribution, le fameux chat de Schrödinger, qui pour le coup paraît bien vivant. De nombreuses nouveautés sont en effet au programme de Fedora 19 « Schrödinger's Cat », livrée mardi 2 juillet en version finale.

Celles-ci sont sensibles dès l'utilitaire d'installation, Anaconda, dont l'interface graphique inaugurée avec la version 18 s'enrichit de nouvelles options de paramétrages. L'outil de configuration firstboot est également refondu, de façon à mieux s'intégrer à Anaconda et GNOME. Les environnements, justement, ne sont pas oubliés, puisque Fedora 19 signe le passage à la version 3.8 de GNOME, ainsi qu'à KDE 4.10 ou MATE 1.6. L'ensemble repose sur la base du noyau Linux 3.9, enrichi de la bibliothèque graphique libre mesa, qui assure la prise en charge des instructions d'OpenGL 3.0, 3.1 et OpenCL.

Fedora 19 se dote également de nouveaux outils dédiés à l'impression 3D en général, qu'il s'agisse de la modélisation, avec OpenSCAD qui rejoint Blender, de la traduction en instructions G-Code avec Skeinforge ou Slic3r ou du contrôle proprement dit de l'imprimante, assuré par Printrun, Cura ou RepetierHost.

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OpenScad dans Fedora 19

Pour les développeurs, la nouveauté la plus symbolique consistera sans doute en la bascule sur MariaDB, le fork de MySQL développé sans Oracle. L'équipe souligne également la mise à jour du serveur de gestion des DNS, BIND, qui inclut maintenant la gestion des serveurs DHCP et sait gérer les bases SQLite. Fedora se met également à la page en ce qui concerne Java (8), PHP (5.5), Ruby (2.0) ou le gestionnaire de paquets RPM (4.11).

Les outils dédiés à la supervision et à la virtualisation ne sont pas oubliés, avec une gestion des ressources allouées aux machines virtuelles étendue au stockage, sans indisponibilité, ou la prise en charge d'IPv6. Pour le déploiement sur des infrastructures distantes, Fedora 19 prévoit l'intégration OpenShift Origin et la mise à jour des composants dédiés à OpenStack, à commencer par l'arrivée d'une API d'orchestration dédiée, Heat.

On pourra consulter la liste exhaustive des améliorations proposées par Fedora 19 et accéder aux liens de téléchargement des différentes images (GNOME ou KDE, installation ou Live CD, 32 ou 64 bits) depuis le site de l'équipe française.
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