Facebook optimise son application Android pour qu'elle s'adapte aux performances du smartphone

10 novembre 2014 à 12h47
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La fragmentation du marché des téléphones Android est une préoccupation pour de très nombreux développeurs, parmi lesquels le réseau social Facebook. Ce dernier a partagé un long billet de blog pour expliquer sa démarche, dans l'optique de proposer une expérience d'utilisation optimale de son application à tout le monde.

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]Un demi-milliard de personnes se connectent chaque mois à Facebook avec un terminal Android, et plus de 10 000 modèles d'appareils différents sont utilisés pour cela. On comprend bien, face à cette situation, que satisfaire tout le monde est un enjeu de taille pour le réseau social. Dans un billet publié la semaine dernière, Chris Marra et Daniel Weaver, deux développeurs de l'entreprise, expliquent qu'il a fallu s'occuper de résoudre ce casse-tête au mieux.

Les développeurs ont du modifier leur manière de travailler sur Android : auparavant, le facteur le plus important des optimisations se trouvait tout simplement être la version de l'OS la plus populaire, facile à identifier grâce aux rapports mensuels de Google mais également à l'aide des rapports d'utilisation d'une application. Mais Jelly Bean a changé la donne, en permettant à des smartphones moins performants d'en être équipés : on trouve cette version très répandue sur une grande quantité de terminaux aux performances très variables.

« Afin de réaliser une segmentation des téléphones en fonction des performances, nous avons décidé d'examiner de plus près certaines spécifications : la RAM, le nombre de cœurs du processeur et la fréquence de l'horloge. L'utilisation de ces trois caractéristiques nous permet de regrouper les téléphones dans différents groupes, pour mieux comprendre leurs performances » expliquent les développeurs.

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Un concept baptisé « classes d'âges » : un terminal commercialisé en 2014 dans certains pays peut avoir des caractéristiques de milieu de gamme qui correspondaient à du haut de gamme en 2012, par exemple. « Globalement, environ eux tiers des téléphones connectés à Facebook sont équivalents à un terminal sorti en 2011 ou avant » ajoute le billet.

Avec cette méthode de classification, les développeurs peuvent adapter au mieux les performances de l'application Facebook au terminal sur lequel elle est installée, sans se baser sur la version d'Android, paramètre aujourd'hui trompeur. L'interface affichée change en fonction des smartphones. « Nous également déterminer l'affichage du flux d'actualité, notamment pour ne pas montrer plus de vidéos que le téléphone peut en supporter, et pour montrer des éléments optimisés. A l'avenir, les classes d'âges pourront déterminer des décisions logiques au niveau des animations, de la quantité de contenus à charger et d'autres éléments liés aux performances. » La vidéo ci-dessous explicite longuement la démarche des développeurs.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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