Les Français boudent la démocratisation de la biométrie

01 juin 2018 à 15h36
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Seul un Français sur trois se dit « tout à fait » ou « assez » d'accord pour que les techniques de biométrie soient utilisées dans des produits destinés aux loisirs. Ils appellent au contrôle de son usage.

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Ces derniers temps, le recours à la biométrie a parfois été évoqué concernant des produits de consommation courants et démocratisés, comme ce fut notamment le cas avec les rumeurs autour du prochain iPhone. Il y a un peu plus d'un an, Microsoft déposait de son côté un brevet sur une manette dotée de capteurs biométriques.

Le CRÉDOC (Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de vie), soutenu par la CNIL, a mené une étude sur le sujet, pour savoir si les Français sont disposés à voir la technologie se généraliser.

Premier constat mis en avant par l'étude, les sondés sont tout à fait favorables à l'usage des technologies de biométrie dans le cadre d'activités dites régaliennes, comme l'édition de fichiers de police à des fins d'identification ou encore pour les papiers d'identités.

Ils se montrent beaucoup plus sceptiques, voire méfiants dans le cadre d'une utilisation dans la vie courante. Seuls 27% des sondés se déclarent ainsi favorables à son utilisation comme moyen de paiement. Même constat pour le cadre professionnel ou de loisirs puisque 32% des personnes interrogées se disent « tout à fait » ou « assez favorables » au recours à la biométrie pour s'identifier dans les produits destinés à la distraction.

La reconnaissance faciale inquiète

En cette actualité mouvementée pour la protection des données personnelles, les Français réaffirment clairement leurs craintes de perdre le contrôle de leur identité numérique et des informations qu'ils transmettent. Si on leur laisse le choix d'user ou non de la biométrie, près d'un Français sur deux perçoit la technologie comme potentiellement utile.

Pour un sondé sur trois, « l'utilisation des empreintes digitales dans les actes de la vie courante comporte des risques pour la vie privée et ne devrait pas être possible ». Le constat est plus sévère s'agissant de la seule reconnaissance faciale. Pour 90% des personnes interrogées, le recours à ces services pour retrouver les photos d'une personne sur Internet est jugée « préoccupante ». La CNIL appuie le propos en rappelant les résultats d'un sondage réalisé en novembre 2012 et pour son compte par l'institut TNS-Sofres, dans lequel 41% des Français se disaient « inquiets » vis-à-vis des technologies de reconnaissance faciale.

Les Google Glass constituent une parfaite illustration de ce constat, puisque leur présentation avait suscité de nombreuses interrogations quant à la protection de la vie privée.

Cette enquête a été menée sur la base d'un échantillon représentatif de 2 009 personnes, âgées de 18 ans et plus et sélectionnées selon la méthode des quotas (région, taille d'agglomération, âge - sexe, PCS).

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