Deux entrepreneurs français lancent eYou, un réseau social européen avec fact-checking en temps réel intégré et algorithme anti-bulles informationnelles. La liste d'attente est ouverte, pour un lancement public annoncé en mai 2026.

En 2026, pendant que Meta et X règnent sans partage sur nos fils d'actualité, une start-up née en Roumanie, fondée par deux Français, ambitionne de leur tenir tête. eYou Social vient de boucler une levée de 300 000 euros pour lancer un réseau social qui intègre la vérification instantanée des publications et promet une protection des données sous RGPD. Un pari audacieux, avec un lancement public en ligne de mire dans les prochaines semaines, pour s'ériger en vraie alternative européenne.
eYou, un réseau social européen qui mise tout sur la confiance
Les réseaux sociaux traditionnels ? On les aime, on les utilise, mais on ne leur fait plus vraiment confiance. C'est précisément sur ce terreau que pousse eYou. Développée en Roumanie et fondée en 2026 par deux entrepreneurs français, la start-up construit son réseau social les trois principes fondamentaux de la confiance, de la transparence et de la diversité des points de vue. Autant de valeurs que Facebook, X et leurs homologues ont de plus en plus de mal à incarner.
La fonctionnalité phare d'eYou, c'est son système de fact-checking directement intégré dans l'application. Concrètement, vous tombez sur une publication douteuse, vous cliquez, et la plateforme la vérifie instantanément à partir de sources fiables et neutres, sans vous faire quitter votre fil d'actualité. Mieux encore, chaque utilisateur peut lui-même soumettre des sources pour confirmer ou corriger une information.
Sur Facebook ou X, l'algorithme vous montre en priorité ce que vous aimez déjà, ce qui, à force, crée des angles morts et nourrit la désinformation. Le réseau social eYou prend le contre-pied. Sa technologie est conçue pour vous exposer à des contenus variés, y compris des points de vue différents des vôtres. Quant à vos données personnelles, elles restent hébergées en Europe et protégées par le RGPD, contrairement aux géants américains. Sur le papier, donc, le projet est plutôt séduisant.

La liste d'attente est ouverte, le lancement d'eYou approche
À la tête de la plateforme, on retrouve Jasseem Allybokus, plus précisément CEO et cofondateur d'eYou, est un entrepreneur français installé en Europe de l'Est depuis une dizaine d'années, rodé à la création de solutions numériques et aux projets liés à l'intelligence artificielle. C'est lui qui pilote le développement technologique de la plateforme, expliquant qu'il s'agit d'« un nouveau modèle de réseau social construit autour de la confiance. »
Son associé, Grégoire Vigroux, est aussi un Français expatrié en Roumanie, où il évolue dans l'univers des start-up depuis près de vingt ans. Il est notamment le cofondateur de Bonapp/Munch, une application de restauration qui revendique plus de 5 millions d'utilisateurs, et préside la communauté French Tech Roumanie depuis 2019. Chez eYou, c'est lui qui gère le développement commercial et les partenariats.
Pour démarrer, eYou a convaincu le fonds d'investissement Fil Rouge Capital (basé en Croatie) de miser 300 000 euros sur le projet. Ce fonds, spécialisé dans le financement de jeunes start-up européennes à fort potentiel, voit dans eYou « une start-up née en Europe, avec une ambition mondiale », selon les mots d'un associé gérant, Julien Coustaury. En attendant le lancement public prévu pour mai 2026, les inscriptions sur liste d'attente sont ouvertes sur eyou.social. Les premiers inscrits recevront un badge « Early Believer » à vie.
Si vous êtes curieux, c'est par ici.