Des chercheurs inventent des circuits imprimés sur la peau

Par Alexandre PAULSON
le 16 septembre 2017 à 10h34
0
Une équipe de chercheurs pilotée par l'université Keio de Tokyo a mis au point des circuits imprimés ultra-fins pouvant être posés sur la peau pendant un certain temps. Les applications possibles sont nombreuses, mais les chercheurs envisagent leur technologie principalement pour la captation de l'activité corporelle.

Ces circuits imprimés pourraient servir dans les domaines de la médecine, du sport ou de la petite enfance.

Quelques nanomètres d'épaisseur



Des circuits imprimés si fin qu'ils en deviennent flexibles, de nombreuses équipes de chercheurs travaillent dessus depuis une dizaine d'années. L'un de ces projets est en train d'aboutir au Japon. Une équipe du Centre de recherche sur l'électronique flexible de la prestigieuse université japonaise Keio a mis au point une technologie permettant de porter à même la peau des circuits imprimés capables de transmettre des informations à un petit capteur.

Le circuit imprimé est au départ fixé sur un patch que l'on colle sur la peau du porteur. Au contact de l'eau, le patch se dissout, ne laissant à la surface corporelle que la partie électronique. Celle-ci est constituée d'alcool polyvinylique, un matériau que l'on retrouve dans la fabrication des lentilles de contact et des cartilages artificiels. Enduit d'or pour une meilleure conductivité, le circuit imprimé n'est au final épais que de quelques nanomètres.

01F4000008268280-photo-circuits-imprim-s.jpg


Monitoring précis



Cette technologie du patch est aujourd'hui parfaitement maîtrisée, et elle permet de résoudre le principal problème lorsqu'il s'agit de porter un capteur : l'adaptabilité au corps. Les chercheurs de Keio ont testé leur procédé sur un panel de 20 cobayes. Aucun n'a eu à déplorer de rejet ou d'irritation de la peau.

Cette technologie au final très simple ouvre un champ des possibles presque infini : on imagine plusieurs utilités comme un contrôle du téléphone à distance (ringardisée, l'Apple Watch), voire un moyen d'identification. Moins provocatrices sont les applications envisagées par les chercheurs de Keio. Leur priorité est d'offrir à la médecine un dispositif de surveillance, ou plutôt de monitoring fiable (cerveau, coeur), qui ne serait pas à la merci d'un problème de contact permanent avec la peau.




Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Dernières actualités

Les trottinettes Lime piratées en Australie pour dire des phrases salaces
Revue de presse - Le Samsung Galaxy Fold plie... sous le poids des critiques
Comparatif 2019 : Quelle est la meilleure trottinette électrique pour votre usage ?
GTX 1650 : côté multimédia, la puce entrée de gamme de NVIDIA hérite de la génération Volta
Razer ajoute une dalle OLED 4K à son Blade 15 et revoit le design du Blade Pro 17
Oppo lance le Reno 10x zoom : un smartphone haut de gamme avec Snapdragon 855 pour 799€
Contre toute attente, Samsung travaillerait sur deux smartphones pliables supplémentaires
Tesla dévoile Robotaxi, son service de voitures autonomes en autopartage
Projet Wing : Google obtient l’autorisation de faire voler ses drones de livraison aux US
Accusé à tort par la reconnaissance faciale, un étudiant réclame 1 milliard à Apple
Renault dévoile un concept du nouveau Kangoo Z.E.
Freebox Delta : le fair-use enfin activé
Présidentielles de 2020 : la Virginie-Occidentale veut autoriser les votes via blockchain
Les véhicules électriques sont-ils vraiment plus polluants que les voitures essence ?
🎯 French Days 2019 : les meilleures offres, promos et réductions chaque jour !
scroll top