Les drones : futur atout dans le transport de sang ?

Emilia CAPITAINE
13 septembre 2017 à 18h55
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Des échantillons de sang ont été transportés par drone sur plusieurs centaines de kilomètres. Les tests effectués ont montré que ce mode de transport n'altérait pas la qualité des échantillons.

Une découverte qui pourrait révolutionner les diagnostics et le traitement des patients.

Des échantillons de sang transportés par drone sur 259 km

Une équipe de scientifiques de l'université de John Hopkins (Etats-Unis) a établi un record plutôt unique : ils ont utilisé un drone à voilure fixe pour livrer des échantillons médicaux et ont réussi à parcourir une distance jusqu'ici inégalée. Le drone a transporté des échantillons de sang sur 259 km au-dessus du désert de l'Arizona.

84 échantillons au total ont été collectés par paire à l'université de l'Arizona à Tucson, puis acheminés 122 km plus loin, dans un aérodrome éloigné. Un échantillon de chaque paire a ensuite été placé dans un système de charge utile à température régulée du drone. Ce dernier a enfin pu décoller : après avoir volé pendant trois heures, il a atterri dans le même aérodrome.

Les autres échantillons de chaque paire (ceux qui ne sont pas allés sur le drone) ont été placés dans une voiture, elle aussi dans l'aérodrome, disposant d'un système de refroidissement permettant de maintenir les échantillons à une température cible. Alors que les échantillons qui ont été transportés dans les airs avaient une température moyenne de 24,8°C, ceux placés dans la voiture affichaient une température moyenne de 27,3°C.

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Le vol en drone n'a pas altéré la qualité des échantillons

Tous les échantillons ont ensuite été conduits à 100 km de l'aérodrome, à la clinique Mayo, à Scottsdale, dans l'Arizona. Là, 17 des 19 tests de chimie et d'hématologie les plus communs ont été effectués. Les échantillons ayant effectué un vol par drone et ceux conservés dans la voiture présentaient des résultats similaires pour les globules rouges, les globules blancs, la numération plaquettaire et les taux de sodium. En revanche, il y avait des différences mineures entre leurs taux de glucose et de potassium, tout simplement parce que les échantillons placés dans la voiture avaient été conservés à une température légèrement supérieure.

Cet exercice a permis de confirmer les résultats de recherches précédentes, selon lesquels un vol en drone n'affecte pas les échantillons biologiques.

« Les drones peuvent opérer là où il n'y a pas de routes et surmonter les conditions qui mettent les véhicules à roues hors de service, le trafic et toutes les autres inefficiences logistiques qui sont l'ennemi d'un diagnostic et d'un traitement du patient amélioré et rapide » a déclaré le Dr Timothy Amukele, qui a dirigé l'étude. Les drones pourraient, selon lui, révolutionner la façon de soigner les patients. Il estime ainsi qu'« obtenir des résultats de diagnostic bien plus rapidement dans des conditions difficiles améliorera très certainement les traitements et sauvera des vies ».


Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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