Covid-19 : au Royaume-Uni, les coordonnées laissées par les clients au restaurant sont revendues

12 octobre 2020 à 10h50
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Les citoyens du Royaume-Uni sont sous le coup d'une crise liée à la confidentialité de leurs données personnelles.

Les fournisseurs de QR codes pour le traçage des cas de COVID-19 en profitent pour revendre les données récoltées à des tiers.

La vie privée des Britanniques menacée

L’alerte est lancée par les experts juridiques : le Royaume-Uni est au seuil d’une « crise de la vie privée ». En cause : l’augmentation du nombre d’entreprises développant des QR codes pour le traçage des clients dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Car si ces QR codes récupèrent des données personnelles (noms, numéros de téléphone, mail, etc.) dans un but sanitaire, certains fournisseurs n’hésitent pas à les revendre à des entreprises de marketing, des sociétés de crédit… ou des courtiers en assurance.

En mai dernier, le gouvernement britannique lançait l’application NHS COVID-19 en Angleterre et au Pays de Galles. Son but : éviter une propagation-éclair du virus en traçant les individus dans les lieux publics (restaurants, salles de sport, pubs, etc.). Si un cas de coronavirus est déclaré, les personnes ayant été exposées pourront être contactées très rapidement grâce aux coordonnées renseignées dans l’application.

Si certains commerces sont tenus de passer par l’application officielle, d'autres établissements continuent de tenir leur registre propre en passant par d'autres services.

Le diable se cache dans les politiques de confidentialité

Légalement, les informations recueillies par les applications de traçage doivent être conservées pendant 21 jours. Et interdiction de les utiliser « pour un autre but que pour le NHS Test & Trace ». Pourtant, certains fournisseurs de QR codes possèdent des clauses spécifiques, ce qui leur permet de partager les informations recueillies avec des tiers.

Pub Track and Trace (PUBTT) fait partie de ces entreprises-fournisseurs de QR codes. Les pubs qui ont recours à ses services sont facturés 20£ par mois pour conserver une trace de leurs clients : noms, téléphone et mails. Mais une politique de confidentialité soumise aux utilisateurs explique que les données renseignées peuvent être utilisées pour « vous faire des suggestions et des recommandations sur des biens ou des services susceptibles de vous intéresser, » et peuvent être partagées avec « les prestataires de services ou les organismes de réglementation fournissant des services de prévention de la fraude ou des vérifications de crédit/analyse ».

Last but not least, l’application s’autorise la collecte, l’utilisation, le stockage et le transfert d’enregistrements à l’entrée des établissements. Ces enregistrements concernent des informations comme l’heure d'entrée, les numéros d’identification nationale et les images CCTV (les caméras de surveillance) postées à l'entrée des lieux.

Source : The Times

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