Test Odroid Go Super avec Recalbox : une solution portable idéale pour le rétrogaming

© HardKernel

Avec un format proche de celui de la Switch Lite, la nouvelle Odroid Go Super tente de venir conquérir le cœur des amateurs de rétrogaming ! Reprenant beaucoup d'éléments de sa prédécesseur, l’Odroid Go Advance , cette mouture marque toutefois une évolution importante au sein de la gamme de console portable de HardKernel. On vous en dit plus avec ce test.

Odroid Go Super
  • Superbe écran de 5"
  • Look Switch Lite et bonne prise en main
  • De bien meilleures finitions que l'OGA
  • Autonomie et recharge via USB-C
  • Des performances correctes sur un grand nombre de systèmes
  • Toujours la même puce, limitée pour émuler N64, PSP et Dreamcast
  • Wi-Fi uniquement avec un module externe
  • Format 16:9 peu exploité
  • Boutons A, B, Y, X petits
  • Joysticks sans revêtement
  • Haut-parleur

Odroid Go Super : rétrogaming partout et à volonté

Nombreux sont les appareils et les plateformes permettant désormais d’émuler nos jeux rétro préférés, Castlevania , Super Ghouls n’ Ghosts et autres Super Mario Bros… (Autant de titres que vous retrouverez d'ailleurs dans notre chronique NEO·Classics !)

Ici on pense bien sûr au Raspberry Pi , dont nous parlons régulièrement sur Clubic, à l’émulation sur PC et Mac, sur smartphone aussi, ou sur Xbox Series X |S en installant RetroArch après avoir activé le mode développeur. Les solutions d’émulation sont tout aussi nombreuses, notamment avec des systèmes français comme Batocera et Recalbox, mais aussi Lakka, RetroPie, EmuElec, etc.

Toutefois, le plaisir de profiter de ces titres rétro sur une console portable est tout autre ; disons-le simplement : c’est bien ce qu'on cherche ! Pour cela, une ribambelle de consoles dédiées au rétrogaming est déjà sur le marché, mais celles des Coréens de HardKernel sortent souvent du lot, par leurs prix, leurs performances et leurs capacités d’émulation, mais aussi par une vision do it yourself qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs.

L’Odroid Go Super est-elle la console portable idéale à emporter partout pour découvrir ou parcourir une nouvelle fois les jeux de notre enfance ? C’est la question à laquelle nous allons tenté de répondre avec ce test, rendu possible grâce à Kubii que nous remercions chaleureusement pour nous avoir fait parvenir un exemplaire.

Fiche technique de l'Odroid Go Super

L’Odroid Go Super, c’est :

Cette fiche technique montre une première chose : l’Odroid Go Super ne propose que peu d’évolutions en matière de composants par rapport à la précédente console de HardKernel. On y retrouve une puce RockChip RK3326 qui repose sur un processeur quad-cœur ARM Cortex-A35 à 1,3 GHz et un cœur graphique Mali-G31 MP2, le tout accompagné par 1 Go de RAM DDR3L.

D’un côté cette configuration suffit pour émuler correctement bien des systèmes, jusqu’à la Nintendo 64 et la PlayStation 1, mais d’un autre, on regrette de ne pas avoir sous la main quelque chose d’un peu plus véloce.

La nouveauté réside ici dans l’écran, avec une dalle TFT LCD de 5 pouces pour une définition de 854 x 480 pixels, contre 3,5 pouces et 480 x 320 pixels pour l'Odroid Go Advance. Or écran plus grand signifie logiquement batterie plus généreuse ; celle-ci passe à une capacité de 4 000 mAh pour une autonomie annoncée de 10 heures.

Hélas, HardKernel a fait l’impasse sur le module Wi-Fi qui était pourtant intégré avec la révision 1.1 de la Go Advance. Il est donc nécessaire de se procurer le module externe Odroid (ou un autre) moyennant un peu plus de 10 € chez Kubii.

Pour terminer, précisons que HardKernel a fixé le prix de cette console à 80 $, une augmentation conséquente par rapport à la précédente. En France, le tarif est évidemment un peu plus salé en raison des frais important à l’importation. L’Odroid Go Super se vend actuellement au prix de 119,50 € sur Kubii, et près de 130 € sur LDLC.

Des airs de Switch Lite avec un design revu et corrigé

À quelques détails près, la ressemblance de l’OGS avec la Switch Lite est assez frappante. Clin d’œil à Nintendo ou non, on apprécie le design de cette version dès le premier contact, particulièrement l’espace bien plus généreux offert par l’écran, assez proche de ce que l'on trouve avec les smartphones actuels.

Hormis l’écran, ce sont les finitions globales de la console qui font plaisir à voir. Les plastiques sont clairement de meilleure facture par rapport à l’OGA et il semble y avoir bien moins de jeu au niveau des différents boutons et gâchettes. Là où l’Odroid Go Super gagne en qualité, elle perd cependant de son caractère ludique. La console n’arrive en effet plus en kit, mais déjà montée et assemblée ; mais puisque l’ensemble nous parait beaucoup moins bon marché qu’auparavant, nous ne sommes finalement pas mécontents de tirer un trait sur le montage.

L'Odroid Go Super dispose d'un écran bien plus généreux que l'Odroid Go Advance © Matthieu Legouge pour Clubic

En matière de commandes, l’OGS s’équipe d’un second joystick, mais aussi de touches « Start » et « Select », et de deux boutons dédiés au contrôle du volume.

Hélas, les joysticks sont exactement les mêmes que sur l’OGA, non cliquables et sans revêtement, ils ne sont pas très précis ni agréables à manier ; on parvient tout de même à s’en contenter. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont facilement remplaçables par des joysticks de PS Vita que l’on peut trouver pour quelques euros sur la toile.

© Matthieu Legouge pour Clubic

La croix directionnelle, ainsi que les boutons A, B, X, Y sont du même acabit et surtout trop petits à notre goût. Le D-pad est quant à lui hasardeux à utiliser avec certains titres, notamment avec les jeux de combat où il est bien difficile d’enchainer les actions. Encore une fois, en fouillant sur le Web vous trouverez sans doute des solutions de remplacements convaincantes .

© Matthieu Legouge pour Clubic

Pour le reste, on trouve toujours les commandes de fonctions, au nombre de quatre cette fois-ci, à droite et à gauche de l’écran, un connecteur GPIO 10 pins sur le dessus, une prise mini-jack, un port USB-C pour la recharge et un port USB 2.0 qui sera notamment utile pour y connecter le module Wi-Fi.

Une conception beaucoup moins fragiles que l'Odroid Go Advance © Matthieu Legouge pour Clubic

Dernière chose et pas des moindres, le lecteur de carte micro SD est ici bien plus convenable à utiliser que sur la version précédente. La carte se loge entièrement dans le lecteur, tandis que ce dernier dispose d’un système d’éjection. C’est le genre de petites améliorations que ne paient pas de mine, mais dont résulte un produit mieux fini et plus agréable à l’usage.

Installation et test de Recalbox 7.1.1

Puisque la dernière version en date de Recalbox assure le portage sur les deux consoles de HardKernel (et le Raspberry Pi 400 ), nous avons voulu tester cette Odroid Go Super avec Recalbox 7.1.1 « Reloaded », système dont nous avons regretté l’absence lors de notre test de l’Odroid Go Advance, bien que l’expérience fût parfaite avec Batocera.linux.

Par ailleurs, de nombreux autres systèmes étant disponibles pour l’OGS, vous pouvez très bien tenter l’expérience avec EmuElec, Retro Roller (RRVL), The Retro Arena, et pourquoi pas LineageOS !

Comme d’habitude, l’installation est simple comme bonjour puisqu’il suffit de récupérer l’image de Recalbox 7.1.1 pour l’Odroid Go Super, et de flasher notre carte microSD à l’aide de Raspberry Pi Imager ou balenaEtcher . Une fois cette étape réalisée, il ne reste plus qu’à insérer la carte dans la console pour commencer à jouer (ou presque). Il suffira de laisser un peu de temps au système pour s’installer.

L’équipe de développeurs de Recalbox donne d’ailleurs quelques conseils durant l’installation, qui se termine sur un court didacticiel afin de savoir à quoi correspondent les différents boutons de l’OGS avant de laisser place à l’interface et au jeu !

C’est là la grande force de Recalbox : offrir un système plug & play qui ne demande aucun paramétrage supplémentaire et dans lequel il est facile de se retrouver, ce qui est loin d’être le cas de tous les systèmes dédiés au rétrogaming.

Un gestionnaire de bios des plus efficaces © Matthieu Legouge pour Clubic

Il est d’ailleurs possible de jouer avec Recalbox dès l’installation terminée, et ce sans même devoir flirter avec la légalité. L’OS intègre en effet 150 jeux rétro indépendants dont Recalbox a acquis les droits. De quoi découvrir des petites pépites durant de nombreuses heures !

Joindre l'utile à l'agréable

Ceux et celles qui connaissent déjà Recalbox savent certainement que l’on retrouve la majorité des fonctionnalités avec ce portage. À vrai dire, seul Kodi manque à l’appel sur cette version portable.

On profite donc de tout ce qui fait de Recalbox une solution rétrogaming simple et efficace au quotidien, dont le NetPlay (multijoueurs en ligne), les retroachievements (trophées et succès), et le scraping (récupération des jaquettes, etc.)… à condition d'être connecté à Internet. Les fonctions Rewind (rembobinage), sauvegardes instantanées des parties et autres accès aux cheats codes, sont également au menu.

À côté de ces fonctionnalités habituelles, Recalbox bénéficie également de diverses optimisations dédiées aux deux consoles de HardKernel, ce qui renforce l’expérience plug & play. Les boutons de volume et de luminosité sont ainsi gérés nativement, tout comme la prise casque avec switch automatique de la sortie audio.

Il est également possible de surveiller le niveau de charge de la batterie directement depuis le menu de Recalbox, et d’autres optimisations sont d’ailleurs au menu concernant la consommation électrique, avec à la clé une meilleure autonomie évidemment.

Cerise sur le gâteau, un appui court sur le bouton d’alimentation permet d’entrer en mode veille, même en pleine session de jeu, comme sur la Nintendo Switch ! Rien de plus simple pour sortir du mode veille qu’une simple pression sur le bouton power, qui permet de retrouver directement une partie là où nous l’avions laissée, et ce même plusieurs jours après.

Cette simplicité d’usage se retrouve une nouvelle fois lorsqu’il s’agit de gérer bios et roms. Qu’ils soient stockés sur un support USB ou directement sur la carte microSD, ils sont accessibles directement depuis Windows ou macOS, sans avoir besoin de se munir d’une application capable de gérer les systèmes de fichier ext4. Si la solution la plus rapide reste la connexion en SSH, le fait d’accéder directement au répertoire de la carte SD autre que sur une machine Linux est une option bien confortable.

Performances : une puce qui montre ses limites sur N64 et Dreamcast

Recalbox fait également mention d’optimisations du côté des performances. Il faut néanmoins garder à l’esprit que les consoles portables rétro du marché sont en grande majorité basée sur cette même puce RockChip RK3326. C’est le cas de l’Odroid Go Advance, mais aussi des consoles Anbernic comme la RG351M par exemple.

On peut donc s’attendre à des performances à peu près similaires sur ces différents modèles, tout dépendra ensuite, pour certains systèmes et jeux, de l’OS utilisé et des optimisations dont il profite pour cette puce.

© Matthieu Legouge pour Clubic

D'après nos tests sur Odroid Go Super, Recalbox ne s’en sort pas trop mal en matière de performances. Les petites consoles comme les NES et SNES, les GameBoy, Neo Geo , ou encore la Game Gear et la PlayStation 1, fonctionnent à merveille avec une fréquence d’image qui tient la cadence des 60 fps et une expérience de jeu fluide et agréable.

C’est déjà beaucoup moins le cas lorsqu’il s’agit d’’évoquer des consoles comme les Nintendo 64 et Dreamcast, et dans une moindre mesure la PSP…

© Matthieu Legouge pour Clubic

Sans doute en grande partie la faute à une puce datée, la majorité des jeux de ces trois systèmes auront bien du mal à tourner de manière fluide, sans apercevoir des bugs de son ou d’images. Ce fut par exemple le cas lorsque nous avons voulu jouer à Wipeout 64 et Wave Race, ou encore à Donkey Kong 64. Certains jeux N64 s’en sortent mieux, à l'image de Super Mario 64. Mais de manière générale, ne vous attendez pas à des merveilles pour la N64, et encore moins la Dreamcast.

Le constat est beaucoup moins mitigé avec la PSP, beaucoup de jeux tournent parfaitement, comme Soul Calibur: Broken Destiny, mais nous avons rencontré plus de difficultés avec Ratchet & Clank: Size Matters où l’audio saccade, et sur God Of War: Ghost Of Sparta qui, lui, est injouable.

Sur Dreamcast, nous avons pu profiter de Street Fighter III: 3rd Strike avec une moyenne de 40 fps, mais c’est une autre histoire pour des jeux comme Unreal Tournament, Grand Theft Auto II, ou encore V-Rally 2.

Odroid Go Super : ses avantages et inconvénients

Accompagnée de Recalbox, l’Odroid Go Super porte bien son nom ! D’un côté l’OS dédié au rétrogaming dispose de nombreuses fonctionnalités et se montre très simple à l’usage, contrairement à la distribution Ubuntu proposée par HardKernel, et d’un autre, nous apprécions les bien meilleures finitions et l’esthétique de cette console.

Les avantages ne s’arrêtent pas là : l’écran est aussi l’un des points forts de l’OGS. Bien qu’au format 16:9, cette dalle TFT est lumineuse, profite d’un bon contraste et d’un rendu des couleurs excellent, sa résolution n’est pas des plus hautes avec 195 ppp, mais elle est déjà meilleure que sur l’OGA ou d’autres consoles portables du même type. Reste que le format 16:9 est finalement peu exploité, avec une majorité de jeu s’exécutant en 4:3.

L’autonomie annoncée est respectée, la console tient facilement les 5 heures et même plus. Le mode veille de Recalbox semble d’ailleurs assez peu gourmand en énergie, tout au plus fait-il perdre 1 ou 2 % de batterie après plusieurs heures de veille. La recharge via USB-C est relativement rapide, l’autonomie n’est finalement pas un problème même si l’écran de 5" consomme bien plus que celui de l’OGA.

Au rang des inconvénients, on pense d’abord aux joysticks, de bonne qualité, mais auxquels il manque clairement un revêtement antidérapant. Les boutons et le D-pad sont fonctionnels, mais laissent aussi à désirer en raison de leur taille. Malgré cela, la forme arrondie de la console permet une bonne prise en main, avec des boutons L1, L2, R1, R2 bien accessibles.

Le haut-parleur est vraiment mal positionné. En réalité, on l’obstrue la plupart du temps en tenant la console, dommage qu’il ne soit pas placé à l’avant. On regrette également de ne pas profiter d’un son stéréo en l’absence d’un second haut-parleur.

Enfin, hormis le ratio 16:9 de l’écran que nous avons déjà évoqué, un des points négatifs est le fait de devoir passer par un dongle Wi-Fi pour profiter d’une connexion à internet. On se demande finalement pourquoi HardKernel n’a pas profité de l’espace supplémentaire créé par l’intégration de cet écran pour y placer un module Wi-Fi / Bluetooth, un haut-parleur supplémentaire, ou encore une puce plus véloce.

Odroid Go Super : l’avis de Clubic

L’Odroid Go Super reste une « petite » machine en matière de performances, en raison d’une puce RockChip RK3326 qui montre ses limites pour émuler des consoles comme la Nintendo 64 ou la Dreamcast. Vous pouvez reprocher à HardKernel de ne pas avoir fait évoluer la recette à ce niveau, mais cette nouvelle console marque tout de même un tournant pour le fabricant coréen.

Il s’éloigne du 100 % do it yourself, mais propose un produit prêt à l’emploi bien mieux construit avec un niveau de finitions qui n’a pas grand-chose à voir avec l’OGA. En lui associant Recalbox, il ne reste clairement plus qu’à presser le bouton power et jouer, avec une expérience plug & play très agréable.

À ce tarif, un peu élevé toutefois en raison des frais de transport, l’Odroid Go Super est sans doute l’une des meilleures solutions rétrogaming portables ; elle nous permet de profiter de la grande majorité des systèmes avec d’excellentes performances jusqu’aux consoles de 5e génération.

Odroid Go Super

8

Dans l’univers des consoles portables dédiées au rétrogaming, l’Odroid Go Super place la barre haute grâce à son superbe écran, son autonomie, son look agréable et sa prise en main facile. L’expérience plug & play avec Recalbox offre une solution prête à l’emploi qui saura séduire les joueurs en quête de pépites rétro, sans prise de tête.

Les plus

  • Superbe écran de 5"
  • Look Switch Lite et bonne prise en main
  • De bien meilleures finitions que l'OGA
  • Autonomie et recharge via USB-C
  • Des performances correctes sur un grand nombre de systèmes

Les moins

  • Toujours la même puce, limitée pour émuler N64, PSP et Dreamcast
  • Wi-Fi uniquement avec un module externe
  • Format 16:9 peu exploité
  • Boutons A, B, Y, X petits
  • Joysticks sans revêtement
  • Haut-parleur
Modifié le 23/04/2021 à 16h56
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