Freebox Delta : notre test complet du Player

Ludovic Loth
Spécialiste logiciels et apps
24 mai 2019 à 18h08
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Freebox Delta Player : l'enceinte

Freebox Delta
© Clubic.com

La Delta à sa place

Du fait de sa construction un peu particulière, l'« enceinte Delta », ou plutôt, la « barre de son Delta »... mieux : « le monolithe de sonorisation Delta » requiert un placement particulier dans la pièce dans laquelle il est censé vous étourdir.

Muni de ses six hauts-parleurs, dont trois subwoofers, le Player Devialet doit trouver sa place au milieu de votre salon pour le rendu stéréo et, si possible, pas trop loin d'un mur. En effet, ce dernier doit aider à propager le son des haut-parleurs arrières vers les spectateurs et contribuer à la bonne spatialisation de la scène.

Bien entendu il ne sera absolument pas possible de ranger le boitier dans un meuble, fermé ou non. Celui-ci se retrouverait étouffé, dans l'impossibilité « d'exprimer tout son talent ».

Certains s'étonneront certainement de l'absence de micro de calibration sur un système qui se veut home-cinéma. Pourtant largement rodés sur ce marché et d'un usage enfantin, il ne s'agit pas d'un oubli. Non, apparemment le système audio de Devialet serait suffisamment versatile pour s'accommoder de la plupart des configurations... et en vérité, de toute façon, vous n'avez pas tellement le choix. Encore une fois sa place est près de votre télévision, priez donc pour qu'il s'y plaise.

Devialet à la prod'

Afin de s'en sortir honorablement en termes de sonorisation - nous en jugerons ensuite -, les équipes de Free et Devialet ont dû techniquement ruser et, surtout, user d'algorithmes maison. De ce qui nous a été confié par la marque, l'enceinte est capable de développer près de 250W max et « environ » 100W RMS, impressionnant sur le papier.

Notons que les haut parleurs traditionnels peuvent être poussés à 80% de leur puissance nominale avant de saturer, Devialet promet ici d'atteindre les 99% grâce à un algorithme qui les empêche de saturer. Nous le testerons, promis.

Rappelons que trois des six hauts-parleurs du player sont signés Devialet, ceux censés reproduire les graves. Pour ce faire, aussi petits soient-ils, ces derniers offrent une excursion de 8mm ; c'est beaucoup. On ne peut bien sûr pas s'empêcher de penser à la très jolie et très sonore Phantom de la marque, avec ses deux évents que l'on voit littéralement bouger avec le son. À priori, on n'en est pas là avec la Freebox (et nous ne pourrons pas le vérifier) mais ce n'est pas non plus le même prix.

Non, pour 480 € TTC, la Delta s'annonce dotée d'une réponse en fréquence de 30 Hz à 20 KHz mais à quels niveaux ?

Les numériques qui ont pu faire des tests précis (avec du matériel dont nous ne disposons pas), montrent une réponse à +/-3dB plutôt comprise entre 55 Hz et 20Khz avec un inquiétant trou entre 2,5kHz et 9 kHz. N'oublions pas toutefois que ce résultat est dépendant des algorithmes employés suivant ce que croit devoir diffuser la Freebox (film ou musique).

Pour les moins avertis, rappelons qu'il est d'usage de considérer que la perception auditive humaine va de 20 Hz à 20 KHz, qu'une bonne enceinte Hi-FI couvre presque généralement de 45 Hz à 20 kHz (à +/- 3dB) et enfin, que pour le home-cinéma, la piste LFE (Low Frequency Effect) d'un 5.1 ou 7.1 s'étend de 10 Hz à 120 Hz.

Les algorithmes

Avant d'effectuer nos écoutes, prenons le temps de parler des fameux - ou fumeux ? - algorithmes déployés par Devialet pour faire de cette enceinte un produit à la fois abordable et performant malgré son form factor.

SPACE est, selon Devialet, « une technologie de spatialisation unique ». Concrètement l'idée de cet algorithme est d'émuler ou d'améliorer la spatialisation du son quelque soit le signal qu'il reçoit : musique ou film, stéréo ou 5.1.

AVLTM (Adaptative Volume Level) permet quant à elle une sorte de normalisation du son. Concrètement elle est censée, dans les films, vous permettre d'entendre correctement les voix (pas toujours très fortes) sans s'assourdir avec les événements au volume plus élevé ; les explosions par exemple.

SAM, Speaker Active Matching est, des trois algorithmes, celui qui nous semble le plus mystérieux. Tel que décrit sur le site de Devialet, il s'agit d'une technologie permettant d'adapter le signal pour qu'il se révèle « à l'original » sur les enceintes, en fonction de ces dernières. Sur le site de Free, SAM est décrit comme permettant de « restituer parfaitement l'intention de l'artiste ».

Autant dire tout de suite que nous préférons la version de Devialet qui semble correspondre à la promesse d'empêcher notre enceinte de saturer et de la rendre la plus efficace possible.


Musique maestro !

Pour évaluer les capacités musicales de la Delta, nous avons demandé des accès de test à Deezer, Spotify et Qobuz. Seul Qobuz nous a répondu et nous les en remercions. Nous avons donc pu profiter d'un abonnement Qobuz Studio et choisir des enregistrements, pour la plupart en FLAC 24-Bit 96 KHz, d'autres « seulement » en qualité CD (FLAC 16-Bit en 44.1 KHz).

Freebox Delta Player QOBUZ
© Clubic.com

Pour chaque morceau nous avons effectué nos écoutes en deux temps : une fois à volume d'ambiance, une fois en poussant le volume (suivant l'enregistrement) entre 60 et 80% du maximum.

Écoute, écoute !

Nous avons constitué notre playlist de test de morceaux pas forcément très exigeants, mais bien produits et aux géométries musicales assez différentes. Un bon moyen d'apprécier à la fois la qualité audio ainsi que l'éventuel traitement soumis par la box.

Bien entendu, il s'agit de pistes que le rédacteur de cet article connaît bien, dans différentes dispositions d'écoutes (mobilité, Hi-Fi et monitoring).

Antonín Dvořák, Symphony No. 9 in E Minor, Op. 95 "From the New World" (mouvements : I. Adagio - Allegro Molto puis 2. Largo), London Symphonic Orchestra,
24 bits, 96 KHz, Stéréo
Sur cette écoute, d'abord à volume ambiant, nous sommes interpellés par l'étonnante petitesse de la scène musicale, quand bien même, dans cette version la stéréo sonne normalement plutôt large. Le son semble centré et manque à la fois d'amplitude et de profondeur. Dur, dur.

Dvorak New World London

Sur la deuxième écoute, à haut volume : la Delta rattrape de la dynamique et la scène s'ouvre un peu plus. L'écoute en est de fait plus agréable. On remarque également que les bois ont plus de corps, tout comme les cors d'harmonie qui soutiennent le contraste. Sur le premier mouvement, les percussions sont un peu faiblardes ; si elles ne manquent pas d'attaque, elles aussi manquent de matière.

Johann Sebastien Bach, Prelude & Fughetta in G Major, BWV 902 (1. Prelude) par Vikingur Olafsonn
24 bits, 96 KHz, Stéréo
Il s'agit d'un solo de piano avec une rythmique et une dynamique plutôt envolées. L'enregistrement, récent cette fois, est clair sans manquer d'air.

À volume modéré comme à haut volume, la Freebox Devialet a tendance à trop insister sur les aigus du piano. Ce dernier manque cruellement de feutre et encore une fois la scène est plutôt restreinte... très centrée. Abusant de trop de clarté, le son, précis, irritera peut-être les oreilles sensibles.

Mac Miller, What's the Use, Swimming, 2018
24 bits, 96 KHz, Stéréo
Sur ce morceau hip hop l'enceinte se débrouille mieux, et ce dès les premières secondes : le son est à la fois chaud et clair, et la scène musicale reprend de l'ampleur.

À bas volume, la basse, très funky, manque de graves mais arrive malgré cela à développer sa rondeur ; ici, c'est la voix qui perd légèrement de souffle mais on reste globalement plus convaincu.

À volume élevé, si la répartition s'équilibre un peu... il y a cette fois un peu trop de voix et celle-ci est trop frontale ; un soucis que l'on retrouvera un peu plus tard dans nos écoutes.

Mac Miller Swiming

Mac Miller, Self Care, Swimming, 2018
24 bits, 96 KHz, Stéréo
Sur ce second morceau du rappeur américain, la grosse basse ventrue sonne avec un effet drone plutôt désagréable. La vibration est bien là mais elle manque de liant avec l'ensemble du morceau.

Encore une fois, à bas volume ce sont les voix qui manquent de présence, dommage quand le mix original a justement tendance à la mettre en avant. La Delta ayant un son bien clair, c'est assez étonnant qu'elle fasse autant souffrir les voix.

À volume plus élevé, basse, instrus et voix (en lead) raccrochent ; le morceau fonctionne bien mieux.

Stéphane Bodzin et Marc Romboy, Luna (Album Edit), Luna, 2011
Qualité CD : 16 bits, 44.1 KHz, Stéréo
On passe ensuite à un morceau de techno relativement minimaliste et aérien. Cette fois, et contrairement au ressenti studio, le morceau manque un peu de personnalité ; les synthétiseurs semblent trop isolés les uns des autres. Comme si l'enceinte donnait trop d'espace à un son qui en a déjà énormément naturellement. La section rythmique par contre, très frontale, est bien reproduite.

À haut volume, comme pour les autres morceaux, le remplissage de la pièce corrige un peu l'effet de trop d'air et réuni les lignes. Cependant le synthé lead est sur-représenté par rapport aux autres instruments, même effet que sur le solo piano de Bach .

Stéphane Bodzin et Marc Romboy, Calisto (Synthapella), Luna, 2011
Qualité CD : 16 bits, 44.1 KHz, Stéréo
Ce morceau en Synthapella a la particularité de ne jouer que sur les lignes de synthé, sans percussion.

L'effet décrit ci-dessus est beaucoup moins choquant avec Calisto, bien qu'encore une fois la basse semble positionnée trop loin du reste des instruments, presque esseulée, et que le lead est très très frontal. Les vibrations des synthés analogiques, situées dans le haut du spectre, répondent présentes.

Encore une fois, le rendu est meilleur à volume élevé bien que les basses manquent toujours de profondeur. C'est un regret qu'il faut consommer avec cette Delta.

Serge Gainsbourg, Melody, Histoire de Melody Nelson, 1971
24 bits, 96 KHz, Stéréo
On ne présente pas Gainsbourg ni cette piste qu'on qualifiera de pop atmosphérique avant l'heure. Choisi notamment en raison de sa basse omniprésente, il s'octroie l'un des pires rendus de cette sélection. À volume moyen, ladite basse, caractéristique du morceau de ce cher Serge ne rend pas beaucoup mieux qu'un jouet... c'est vraiment trop dommage. La voix de Gainsbourg manque elle aussi de caverne, de vibrance.

À haut volume, les vibrations de la guitare basse se font entendre et rendent un peu de noblesse au morceau. Il manque toujours la composante grave de l'instrument mais on comprend mieux le morceau.
Coté voix, ça brille trop et un peu trop fort. La guitare offre un peu plus de ses saturations.

Vincent Peirani, Mutinerie, Linving Being, 2015
24 bits, 96 KHz, Stéréo
L'accordéoniste de jazz est, sur cet album comme souvent, accompagné d'un line-up plutôt simple : basse, clavier, clarinette, batterie. Sur ce morceau précisément, lors de la longue intro ou de la montée, la Delta offre une interprétation - oui, on en est là - plutôt agréable.

Vincent Peirani Living Being

Le découpage et l'éloignement des voix et des instruments ont un rendu plutôt pertinent. Bien que l'accordéon, par moment, semble se démultiplier (hors des effets voulus par l'artiste) le duo qu'elle forme avec la clarinette prend facilement le dessus mais dans une mesure réaliste. Idem pour le clavier électromécanique ou pour les percussions.

Artic Monkeys, R U Mine, AM, 2013
24 bits, 48 KHz, Stéréo
On finit par la deuxième piste de l'album phare AM, du groupe de rock alternatif de Sheffield.

Et tout de suite, on a l'impression que c'est pour ce type de son qu'est fait la Delta Devialet. Ici les instruments se retrouvent plutôt bien positionnés sur la scène sonore. La voix impose un rendu fidèle bien que toujours un peu trop détachée. En outre, on profite d'une belle dynamique sur ce morceau, même à bas volume.

Des algorithmes et des oreilles

À cette étape, nous avons envie de répondre à trois questions : la Delta Player est-elle « audiophile » ? Permet-elle de sonoriser mon salon ? Et... mériterait-elle des améliorations pour cet usage ?

En un mot comme en cent, non ; la Delta Player n'est pas une Phantom (à plus de 1 000 €, hein) de Devialet. Si vous cherchez de la Hi-Fi passez votre chemin, si vous avez déjà un équipement Hi-Fi, ne le mettez pas à la benne.

Oui, l'enceinte offre une puissance impressionnante, et sans saturation à haut volume de surcroît, pour un équipement de cette taille. En effet, le son est toujours clair, net, et fait d'ailleurs parfois preuve de trop de brillance... ce qui permet de contraster avec « les basses ». Ces basses qui ne sont d'ailleurs pas au rendez-vous, contrairement au joli spot balancé par Free lors de la présentation de la box. Il y a bien trois woofers, on les entend, mais s'il ne manquent pas de voix, ils manquent de coffre.

Nous en venons au point central de cette appréciation en condition musicale. Malgré et, peut-être, à cause des traitements effectués sur le signal le Player Devialet manque de cohérence dans son interprétation des pistes musicales. Nous sommes en effet obligés de parler d'interprétation car l'auditeur ne pourra pas ignorer la perte d'authenticité et parfois même de cohérence musicale que produit la box sur certains morceaux. Cela étant dit, en augmentant le volume, les défauts s'estompent et les différentes voix (fréquences et instruments) se lient mieux dans l'espace qui vous entoure.

Alors, que l'on s'exprime parfois un peu durement parce qu'il n'y a pas assez de basses ou d'aigus, un son trop chaud ou destiné à un son en particulier... ce n'est pas ici la question. La scène audio est parfois profondément chamboulée car on imagine que les algorithmes... font ce qu'ils peuvent.

Notez toutefois que, suite à notre interrogation, Devialet nous a affirmé que les algorithmes et leurs intensités pourraient faire l'objet d'une mise à jour au besoin ; « wait and see » comme on dit.

En guise de conclusion sur cette partie : non la Delta, malgré son pedigree, ne remplacera pas vos enceintes Hi-Fi, mais à 480 € ç'aurait été trop beau ! On regrette clairement le trop de traitement, le trop de brillance et le manque de rondeur du son... mais cette tout-en-un à d'autres atouts, nous allons le voir de suite.

Cinéma, cinémaaaa !

Comme nous le disions dans notre précédente partie sur le matériel de la Delta, celle-ci est aujourd'hui capable de décoder le Dolby Digital et Dolby Digital Plus. En théorie donc, celle-ci est capable de reproduire une scène sonore en 7.1.

Pour rappel, un signal 5.1 est constitué de cinq canaux (gauche, droit, centre, arrière gauche, arrière droit), plus le signal LFE destiné au caisson de basse. Un 7.1 vient ajouter deux canaux dits latéraux, à gauche et à droite.

Puisque cela a encore plus d'importance pour ce type de test, précisons que notre Player Devialet est disposé juste en dessous de notre télévision, en face de notre canapé, à peine plus bas que notre visage lorsque nous sommes assis. La pièce dans laquelle il est installé, qui sert à la fois de séjour et de salon, est un rectangle de 6 m de long sur un peu plus de 4,5 m de large.

Freebox Delta Player chez Phil
Le salon séjour dans lequel nous avons installé la Delta (le triangle blanc ici à droite) © Clubic.com

Rappelons également, pour ceux qui en douteraient qu'il est impossible de calibrer la Delta en fonction de votre intérieur, comme vous le feriez lors de l'installation d'un ampli home-cinéma... puisque la Delta se veut simple d'usage et tout terrain. C'est en tout cas un des arguments marketing de celle-ci.

Notre test home cinéma

Comme pour la musique, nous avons réalisé les tests de son avec plusieurs scènes de référence ; des scènes ici bien spatialisées et que nous connaissons parfaitement.

Interstellar, scène du drone

Interstellar Cornfield

Cette scène offre un beau contrechamp entre la musique, le son des maïs contre la calandre de la voiture, les voix et, en surplomb, le drone.

Pour ce premier test, la Delta nous offre une belle sonorisation, conforme à ce que nous attendions (et à ce que doit faire ressentir la scène). Le décor est ample, le son dans la voiture exiguë, la spatialisation gauche-droite, notamment sur les changements de plan, est efficace.

Sortant des tests musicaux, cette première incursion dans le cinéma est flatteuse et d'une puissance très suffisante. Certes la scène n'est pas très complexe en termes de sound design mais c'est un bon début.

Les gardiens de la galaxie Vol.2, scène d'intro

Gardian Of The Galaxy Vol.2

Plus grandiloquente visuellement, cette première scène du deuxième épisode des Gardiens de la Galaxie nous intéressait pour deux raisons. D'abord pour apprécier le rendu entre le Mr Bluesky (du fameux groupe Electronic Light Orchestra) et les différents effets spéciaux, puis, une fois la musique coupée, pour apprécier la mise en perspective des attaques des quatre héros contre la bête féroce.

Sur la première partie de cette scène, la musique prend beaucoup de place et les bruitages, en arrière plan, ont un peu de mal à se trouver une place réaliste dans le champs sonores de la Delta ; rien de choquant toutefois.

Dans la deuxième partie, si la limace géante est censée faire trembler tout votre salon, elle manque un peu de coffre. Encore une fois rien d'affolant, d'autant plus que la spatialisation, elle, est bien rendue.

Batman - The Dark Knight Rises, scène de course poursuite

Dark Knight Rises

Cette scène, grand classique des scènes de test home-cinéma se passe, elle, totalement de musique. Les effets sonores sont donc le seul point d'attention.

Ici les coups de feu, chocs mécaniques, moteurs et explosions de décors font bien du bruit dans le salon. Les effets avant-arrière et gauche-droite sont également bien de la partie.

Sur ce passage de grande action, nous n'avons pas grand chose à dire si ce n'est que « ça marche ».

Tears of steel, scène finale (à partir de la 7ème minute)

Tears Of Steel

Nous finissons ce test cinéma avec le film open source réalisé via Blender. Bien que pas tout récent, la diversité des sons, des placements et des fréquences en fait une bonne scène de test.

Ici encore c'est plutôt une réussite. Dans le bas du spectre sonore, notamment sur les tirs d'armes futuristes, la Delta manque un peu de masse sonore mais rien d'handicapant. Celle-ci offre une bonne mise en scène sonore d'ambiance, un bon rendu des voix et des bruits mécaniques (explosions et coups).

Pour ce qui est de la spatialisation, les quelques défauts sont plus imputables au film qu'à la restitution de la box.

Quid du mode nocturne ?

La Freebox Delta Player dispose d'un mode Nocturne activable et désactivable via le menu d'options audio. Celui-ci est censé préserver vos voisins et votre entourage des déflagrations et autres « gros bruits », tout en vous permettant quand même d'entendre les dialogues lors des scènes plus calmes... et ce sans que vous ayez à jouer de la télécommande. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une normalisation intelligente des volumes audio, rien de révolutionnaire mais ça n'existe sur aucune autre box opérateur.

Freebox Delta Player mode nuit
© Clubic.com

Nous l'avons testé sur Netflix, avec le film Polar. La scène choisie pour ce test est celle où le héros, interprété par Mads Mikkelsen, se fait attaquer dans sa petite maison. Celle-ci alterne courts dialogues, ambiance musicale noire et coups de feu.

Polar
Polar (2019) Netflix

Au premier abord l'activation du mode nocturne peut paraître assez choquant ; effet renforcé quand on active et désactive sans cesse sur la même scène pour bien se rendre compte du mode, comme lors de notre test. De fait, à l'activation, tous les sons semblent d'un coup normalisés dans les medium, comme une publicité au milieu d'un film d'action. Mais ce n'est clairement pas l'usage.

En effet, en laissant se dérouler le film, on se rend compte que l'oreille s'habitue. À volume raisonnablement élevé, que les basses sont toujours là, que les scènes ont toujours du relief et que l'ambiance du film n'en pâtit pas (trop).

Concrètement le mode nocturne s'avère donc efficace bien que nécessitant un peu de mise en condition. Les utilisateurs habitant des immeubles aux murs faits de papier à cigarette apprécierons.

Toujours pas de 5.1 sur Netflix...

À l'heure où nous écrivons ce test, veuillez noter que Netflix et la Freebox Delta ne vous permettrons pas ensemble de profiter du son en 5.1. Dur dur.

Reste que le rendu audio des films sur Netflix passe bien, mais que la "vraie" spatialisation frontale-avant-arrière (testée notamment sur Interstellar) est pour l'instant... une très chouette stéréo. Cela ne vous empêchera pas de regarder vos films et séries préférées, et les utilisateurs réguliers du service apprécierons.

Home-Cinéma ou pas ?

Si nous étions réservés sur la partie audio musicale de cette Delta, nous sortons beaucoup moins crispés de nos tests « cinéma ».

Pas toujours parfaite, car ne disposant définitivement pas d'un caisson de basse pour faire s'ébranler votre canapé, la Delta propose cependant une spatialisation satisfaisante. Et si le Dolby Atmos n'est pas au programme, comme on a pu l'entendre ici ou là, on préfère un Dolby Digital Plus (et l'émulation de ses cinq voies ou presque) réussi.

Pour nous la Delta passe ce test cinéma de façon tout à fait honorable.
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