8 mythes et réalités sur l'impact écologique de Bitcoin

Cyril Fiévet
Cyberculture
31 août 2022 à 18h00
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Bitcoin écologie © Shutterstock

L’impact environnemental de Bitcoin est souvent jugé désastreux. Mais tout ce qui est répété à ce sujet est-il objectivement vrai ?

Essayons d’y voir plus clair en passant en revue quelques « vérités » couramment admises.

« Bitcoin est extrêmement énergivore »

👉 C’est vrai, mais on peut tout de même relativiser.

La consommation électrique de Bitcoin a souvent été présentée comme une sorte de « défaut de fonctionnement », presque une conséquence malencontreuse de son design. C’est le contraire, comme l’expliquent depuis toujours les défenseurs de Bitcoin : « La consommation électrique de Bitcoin n’est pas un bug, mais une caractéristique ». C’est parce que Bitcoin repose sur le calcul et un mécanisme forcément énergivore (Proof of Work) qu’il est aussi bien sécurisé, réputé incorruptible et impossible à pirater. C’est donc parce qu’il consomme beaucoup d’électricité que Bitcoin est unique et qu’il a de la valeur.

L’université britannique de Cambridge tient à jour depuis 2019 un index de référence, le Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index (CBECI), pour estimer la consommation électrique de Bitcoin. Selon cet index, Bitcoin a consommé 54 TWh en 2019, 71 TWh en 2020, 96 TWh en 2021. En juin 2022, la consommation de Bitcoin, qui peut fortement fluctuer au fil des mois, est établie entre 100 et 120 TWh en consommation annualisée (102 TWh au 21 juin 2022).

D’autres estimations fournissent des chiffres sensiblement différents. Pour NYDIG, société de services financiers, « le minage Bitcoin a consommé 62 TWh d'électricité en 2020 ». Digiconomist, créé par un employé de la banque centrale hollandaise DNB, fournit en général les estimations les plus hautes. Très souvent cité par les médias, il établit la consommation de Bitcoin à 165 TWh (14 juin 2022).

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Plusieurs médias annonçaient en 2017 que Bitcoin consommerait 100 % de l'électrcité mondiale en 2020. Ils se sont trompés d'un facteur 500, au moins.

Pour déterminer si cette consommation électrique est « extrême » ou pas, on peut la rapprocher de la production globale d’électricité et/ou de la consommation d’énergie dans le monde. 

Selon l’Agence internationale de l’énergie (IEA), la production mondiale d’électricité s’élevait à 27 044 TWh en 2019. En se basant sur l’estimation du CEBCI, Bitcoin utilisait donc alors environ 0,2 % de l’électricité produite dans le monde. Pour ce qui est de l’énergie au sens large (plus seulement l’électricité), notre monde consommait environ 173 000 TWh en 2019. Donc Bitcoin représentait environ 0,03 % de l’énergie consommée dans la monde en 2019. Des données plus récentes changeraient peu ces ordres de grandeur, mais même avec les estimations les plus hautes pour 2021, Bitcoin devrait consommer moins de 0,1 % de l’énergie consommée dans le monde.

Oui, Bitcoin utilise une grande quantité d’électricité. Mais pour les partisans de Bitcoin, c’est ce qui fait sa force. Et cela reste faible comparé aux volumes globaux. Bitcoin consomme moins d’un demi pour cent de l’électricité produite dans le monde, et moins d’un millième de l’énergie primaire consommée globalement.

« Bitcoin consomme plus d’électricité que le Nigeria »

👉 C’est vrai, mais la comparaison a peu de sens.

Comparer Bitcoin à un pays est devenu une habitude : « Bitcoin consomme plus que l’Irlande », « Si le bitcoin était un pays il utiliserait la même quantité d'électricité par an que la Suisse », « Bitcoin dépasse désormais la consommation annuelle des Pays-Bas », « Le bitcoin consomme autant d’électricité que la Thaïlande »...

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© Cambridge University

Pourtant, ces comparaisons tendent à être subjectives et peuvent induire un biais, comme l’explique l’université de Cambridge, qui met en garde contre l’absence de contextualisation : « Comparer les dépenses d'électricité de Bitcoin avec celles de pays entiers incite à s’inquiéter du caractère énergivore de Bitcoin. Mais ces préoccupations peuvent, au moins dans une certaine mesure, être atténuées par le fait que des villes de pays développés utilisent la même quantité d’énergie ». En d’autres terme, comparer l’énergie utilisée par Bitcoin à celle d’un pays vise à la présenter comme importante.

On peut s’étonner de ces comparaisons pour plusieurs raisons. La première semble évidente : Bitcoin n’est pas un pays. La seconde est que la consommation électrique des pays n’est pas une donnée fréquemment utilisée. On classe volontiers les pays par taille, par population, par la richesse qu’ils produisent, mais leur consommation électrique est peu parlante pour le grand public et le classement qui en découle peu intuitif. Sauriez-vous dire, entre la France, le Canada ou l’Australie, lequel consomme le moins d’électricité ? Savez-vous si la Grande Bretagne consomme plus ou moins d’électricité que l’Indonésie, quatre fois plus peuplé ?

Enfin, et c’est le plus important : cette comparaison en dit davantage sur l’état de développement de certains pays que sur la consommation excessive de Bitcoin. La seule ville de Toulouse, 4e ville de France avec moins de 500 000 habitants, consomme davantage d’électricité que le Tchad, pays de 16 millions d’habitants. Cela prouve-t-il que les Toulousains sont « exagérément énergivores », ou plutôt que le Tchad est un pays aux infrastructures et à l’économie peu développés ? Les habitants du Tchad sont-ils heureux de consommer peu d’électricité, ou souhaiteraient-ils en consommer davantage ?

Ces comparaisons sont donc peu éclairantes. Oui, Bitcoin consomme autant d’énergie que certains petits pays, ou des pays de grande taille et peu développés… mais cela ne prouve pas grand chose.

« La consommation de Bitcoin est considérable comparée à d’autres usages »

👉 On peut relativiser, selon les usages.

Beaucoup d’autres comparaisons tendent à insister sur le caractère énergivore de Bitcoin. En se basant sur les estimations de Digiconomist, Libération affirme par exemple que « une seule transaction en bitcoin consommerait l’équivalent du visionnage de 170000 heures de vidéos sur YouTube ». La comparaison paraît surprenante. Prend-on en compte la consommation des appareils utilisés pour visionner les vidéos (smartphones, PC, TV...), les datacenters où elles sont stockées, les infrastructures Internet par lesquelles elles ont transité ?

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Bitcoin comparé à d'autres industries ou usages - © Cambridge University

Quoi qu’il en soit, Bitcoin consomme de l’énergie parce qu’il repose sur des appareils électriques pour fonctionner. Il paraît donc logique et légitime de comparer son coût énergétique à celui d’autres gammes d’appareils électriques.

Coinshares, cabinet de consulting britannique spécialisé dans les cryptos, publiait en 2018 : « Quelques-unes des principales consoles de jeu vidéo (PS4, XBox One et Nintendo Wii U), utilisées quatre heures par jour, consomment davantage d’électricité que l’ensemble du minage Bitcoin ». Un autre cabinet écrivait en 2021 que « La consommation d'électricité de Bitcoin [62 TWh en 2020] est faible par rapport à d'autres commodités modernes énergivores, telles que la réfrigération domestique (630 TWh) et les sèche-linge domestiques (108 TWh) ».

Rien qu’aux Etats-Unis, où la consommation électrique totale s’élevait à 3930 TWh en 2021, réfrigérateurs et congélateurs à usage domestique représentent environ 104 TWh, donc davantage que Bitcoin (96 TWh selon CBECI). Selon l’université de Cambridge, les téléviseurs américains consomment à eux seuls la moitié de l’électricité consommée par Bitcoin.

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Bitcoin comparé à la consommation d'autres innovations - © NYDIG

Autre exemple : les climatiseurs font l’objet d’une attention particulière dans le contexte de la crise énergétique. Selon l’Agence internationale de l’énergie, on compte aujourd’hui « environ 2 milliards d'unités de climatisation en service dans le monde ». Ces appareils ont consommé en 2020 environ 1 885  TWh. A ce jour, l’énergie utilisée pour la climatisation représente donc environ 20 fois l’énergie consommée par Bitcoin. Si les climatiseurs étaient un pays, ce serait d’ailleurs le 3e plus gros consommateur d’électricité au monde, juste derrière la Chine et les Etats-Unis… Et l’IEA estime que le nombre de climatiseurs pourrait atteindre plus de 5 milliards d’appareils en 2050 !

La consommation de Bitcoin est donc comparable ou inférieure à celle de beaucoup d’appareils électriques utilisés quotidiennement dans le monde.

« Bitcoin tourne au charbon »

👉 C’est globalement faux, et sans doute de plus en plus faux.

Historiquement, l’essentiel du mining Bitcoin a toujours reposé sur un mix énergétique « principalement composé de charbon et d’hydroélectricité, avec une oscillation saisonnière », rappelle le dernier rapport de Coinshares. Mais la politique chinoise a changé la donne et une large part du minage Bitcoin s’effectue désormais en Amérique du nord (Etats-Unis et Canada représentent, selon l’université de Cambridge, plus de 46% de la puissance de calcul utilisée ; la Chine représente 21%). 

Cette évolution aura eu un fort impact sur le mix énergétique : « Le mix de production électrique du réseau est plus équilibré que jamais. En décembre 2021, nous estimons les contributions relatives du charbon, du gaz, de l'hydroélectricité, du nucléaire et de l'éolien à 35%, 24%, 21%, 11% et 4%, respectivement. Les 5% restants sont un mélange de petites quantités de pétrole, d'énergie solaire et d'autres énergies renouvelables (principalement géothermique) ». Le charbon représenterait donc au plus un gros tiers du mix énergétique utilisé par Bitcoin aujourd’hui.

Le Bitcoin Mining Council (BMC), qui fédère 43 entreprises de minage, confirme dans son dernier rapport trimestriel « l’amélioration du réseau Bitcoin en matière d’efficacité technologique et de mix énergétique durable ». Le BMC assure avoir collecté pour la première fois les données relatives à 50 % de la puissance de calcul utilisée, montrant que « les membres du BMC et les participants à l'enquête utilisent actuellement un mix énergétique durable à 64,6% ». « Le mix électrique durable de l'industrie mondiale du minage est désormais de 58,4%, ce qui en fait l'une des industries les plus durables au monde », estime l’organisme.

Si ces chiffres sont difficiles à vérifier, on peut constater que de nombreuses initiatives cherchent à accroître l’usage d’énergies renouvelables pour le mining Bitcoin. 

Bitzero, qui opère en Norvège des datacenters « alimentés à 100 % par de l’énergie renouvelable à base d’hydroélectricité », a établi en juin 2022 un partenariat avec le Dakota du nord pour « construire une solution d'énergie propre, verte et renouvelable pour le minage Bitcoin ». Un investissement estimé entre 400 et 500 millions de dollars, s’appuyant sur l’hydroélectricité, en accord avec les objectifs de neutralité carbone de l’Etat à horizon 2030. Au Texas, la société de minage CleanSpark annonçait en mars étendre ses opérations en y ajoutant jusqu’à 500 mégawatts d'énergie renouvelable. Peu avant, les sociétés américaines Blockstream et Blocks annonçaient la construction d’une ferme de minage fonctionnant à l’énergie solaire, basée sur des technologies Tesla et devant être opérationnelle d’ici la fin de l’année, pour démontrer que « le minage Bitcoin à grande échelle peut reposer sur une énergie 100% renouvelable ».

Même constat ailleurs. Au Salvador, le projet de Bitcoin City entend tirer partie de l’énergie géothermique pour le mining. Au Kenya, KenGen, premier fournisseur d'électricité du pays, vient d’annoncer vouloir fournir ses excédents d’énergie géothermique aux mineurs Bitcoin. 

Après une tentative avortée de bannir le minage en Europe en mars dernier, beaucoup de médias se sont récemment fait l’écho d’un projet de loi dans l’état de New York cherchant à « interdire le minage de crypto-monnaies ». En réalité, « ce n’est pas une interdiction du minage Bitcoin », martèle l’auteur du projet de loi, la représentante de l’Assemblée Anna Kelles. Le texte ne porte pas sur les installations existantes mais sur de nouvelles installations de minage qui devront, si la loi est entérinée, tourner à l’énergie renouvelable. Il ne s’agit donc pas d’interdire mais, au contraire, d’encourage le minage « propre ». « La plus ancienne et la plus grande exploitation de minage de crypto-monnaie des Etats-Unis se trouve dans l'État de New York, et elle fonctionne entièrement à l’hydroélectricité », rappelle la représentante.

Donc la part du charbon dans le mix énergétique utilisé pour Bitcoin diminue au fil des années, tandis que les projets de minage à base d’énergie renouvelable se multiplient et sont encouragés dans certains pays.

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Bitcoin comparé à la consommation globale d'énergie - © Coinshares

« Bitcoin a une empreinte carbone désastreuse »

👉 C’est faux.

En décembre 2021, la banque centrale hollandais (DNB) publiait un rapport intitulé « L’empreinte carbone de Bitcoin ». Via une « nouvelle méthodologie de calcul », elle concluait que « en 2020, l'impact climatique d'une seule transaction en bitcoins peut être estimé à environ 402 kg d'émissions de CO2. C’est comparable aux deux tiers des émissions mensuelles d'un ménage néerlandais moyen (611 kg de CO2 par mois) ».

Sur la base de cette estimation, et de 120 millions de transactions enregistrées sur la blockchain Bitcoin en 2020, on peut calculer que Bitcoin a généré 48,2 millions de tonnes de CO2… à comparer aux 32 milliards de tonnes de CO2 globalement liées à l'énergie (selon l’lEA) ou aux 38 milliards de tonnes émises au total (Global Carbon Project).

Selon les chiffres de la DNB, Bitcoin représente donc de l’ordre de 0,12 % des émissions globales de CO2. L’étude de Coinshares, déjà citée, établit que « les émissions attribuables à Bitcoin représentent moins de 0,08 % des émissions mondiales totales de CO2 ».

Comme toujours, le reste est question de point de vue. Une quantité signifiante d’émissions peut être attribuée à Bitcoin. Mais même en se basant sur les estimations d’un organisme réputé hostile aux crypto-monnaies, on parvient à la conclusion que Bitcoin représente de l’ordre du millième des émissions de CO2 mondiales.

En se rappelant, par exemple, que le transport représente à lui seul 37% des émissions globales (370 fois plus que Bitcoin, donc), on comprend, comme le souligne Coinshares que « supprimer la totalité du minage Bitcoin ne représenterait rien de plus qu'une erreur d'arrondi » dans la problématique climatique globale.

« Une transaction Bitcoin est considérablement plus coûteuse qu’une transaction bancaire »

👉 C’est vrai, mais la comparaison est trompeuse. 

Depuis plusieurs années, les détracteurs de Bitcoin mettent l’accent sur le coût énergétique unitaire de ses transactions. « Une transaction Bitcoin consomme autant d’énergie qu’un ménage en une semaine », assure Vice. « L'empreinte carbone d'une seule transaction Bitcoin est la même que celle de 780 650 transactions Visa » avance The Telegraph, reprenant le narratif de Digiconomist selon lequel « une transaction Bitcoin utilise plus d’électricité qu'un ménage britannique en deux mois ».

Dans l’absolu, ces calculs sont valides. On sait (à peu près) estimer le coût énergétique global de Bitcoin, et on connaît (précisément) le nombre de transactions sur le réseau (entre 200 et 270 000 chaque jour depuis début juin 2022). Appliquer une règle de trois n’est pas compliqué. Mais l’interprétation de ce résultat est tendancieuse, pour une raison simple : une transaction Bitcoin n’a pas le même sens qu’une transaction bancaire.

Les experts mettent en garde, depuis longtemps, contre cette erreur d’interprétation. Pour Nic Carter, cofondateur de la société d’analyse CoinMetrics, comparer les deux types de transactions est profondément erroné : « Une transaction Bitcoin n'équivaut pas à un paiement », explique-t-il, précisant que « une unique transaction Bitcoin peut régler des milliers de transactions sur l'un des réseaux tiers [off-chain ou near-chain, donc n’apparaissant pas directement sur la blockchain Bitcoin] ».

L’université de Cambridge explique : « La mesure du coût énergétique d’une transaction Bitcoin, régulièrement présentée dans les médias et études universitaires, pose de multiples problèmes ». En effet, « une unique transaction Bitcoin peut inclure des centaines de paiements individuels, régler des paiements de niveau 2 (par exemple sur le réseau Lightning) ou potentiellement représenter des milliards de points de données horodatés (OpenTimestamps) ».

Concrètement, une seule transaction Bitcoin peut donc masquer un grand nombre de transactions de type conventionnel. C’est encore plus vrai si l’on effectue un paiement via Bitcoin Lighting, qui ne sera pas directement inscrit sur la blockchain Bitcoin. Comparer une transaction Bitcoin à une transaction bancaire classique  revient donc à jouer sur les mots en ignorant la réalité de Bitcoin. On utilise le même mot, « transaction », mais il n’a absolument pas le même sens. 

« Bitcoin génère une énorme quantité de déchets électroniques »

👉 C’est sans doute faux.

L’assertion provient essentiellement d’une étude intitulée « Le problème croissant des déchets électroniques de Bitcoin », publiée en décembre 2021 par Alex de Vries (Digiconomist) et Christian Stoll. Les auteurs estiment, sur la base de données arrêtées à mai 2021, que Bitcoin génère annuellement « 30,7 kilotonnes métriques de déchets électroniques », soit « l’équivalent de tous les petits déchets électroniques des Pays-Bas ».

Mais cette étude est fortement contestée par les professionnels du secteur. Une lettre adressée au Congrès américain en mai 2022, sous l’égide du Bitcoin Mining Council (BMC) et signée par 53 experts du minage et du numérique, estime que les calculs de De Vries et Stoll sont « carrément erronés », relevant du « pur fantasme » et « n’ayant intégré aucune donnée pertinente de l'industrie »

En particulier, De Vries et Stoll estiment que les machines de minage (ASIC) deviennent obsolètes après 1,3 année d’exploitation, conduisant à l’accumulation rapide de machines devenues inutiles. Une estimation jugée « comique » par la lettre du BMC. 

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Une étude jugée "fantaisiste" par les experts du minage

De fait, on constate que des machines de minage ont une durée de vie bien supérieure à 16 mois. Par exemple, une analyse de CoinMetrics montrait que les Antminer S9, des machines de minage sorties en 2016, représentaient toujours (quatre ans plus tard) près du quart du minage Bitcoin. Sur le site ASIC Miner Value, qui classe toutes les machines de minage en fonction de leur rentabilité, on voit aussi que plusieurs modèles sortis en 2017 et 2018 affichent toujours aujourd’hui une rentabilité théorique positive, et ont donc encore une valeur de marché non nulle.

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Une machine de minage Bitcoin

Au demeurant, on voit mal comment les machines de minage poseraient un problème majeur de recyclage à elles seules. D’abord, ce sont des machines de facture simple : peu de plastique, pas de clavier, pas d’écran, pas de batterie, donc infiniment plus faciles à recycler que des laptops ou des smartphones. Ensuite, il faut considérer les ordres de grandeur. Il se vend chaque année quelques centaines de milliers de machines de minage, alors qu’il se vend chaque jour plus de 3 millions de smartphones. Selon Coinshares, on compte moins de 5 millions de machines de minage actuellement en opération, tandis qu’on estime qu’il y a 1,7 milliard de TV et 2 milliards d’ordinateurs en service dans le monde… soit 400 fois plus que de machines dédiées à Bitcoin. 

Donc pour chaque machine Bitcoin à recycler, il faut recycler plusieurs milliers de smartphones, plusieurs centaines de téléviseurs et plusieurs centaines d’ordinateurs classiques. Même si la durée de vie d’une machine de minage était 10 fois inférieure à celle de tous ces appareils (et ce n’est assurément pas le cas), comment Bitcoin pourrait-il significativement peser dans la balance ? La part des machines de minage Bitcoin paraît en fait insignifiante dans la problématique (bien réelle) du recyclage des produits électroniques.

« Bitcoin est un désastre écologique en puissance »

👉 Cela paraît peu probable.

Une étude académique publiée en octobre 2018 dans la revue Nature Climate Change assure que « Les émissions de Bitcoin pourraient à elles seules pousser le réchauffement climatique au-dessus de 2° C ». Cette étude, très souvent citée dans la presse, aura été instrumentale pour convaincre l’opinion publique du danger écologique que représente Bitcoin. Le narratif de l’étude est d’ailleurs repris mot à mot par une campagne lancée en mars 2022 par Greenpeace USA pour « décrier la pollution croissante engendrée par Bitcoin » et pousser à « changer le code de Bitcoin ».

Pourtant, l’étude est loin de faire l’unanimité, y compris dans le monde académique. A peine un an après sa parution, en septembre 2019, une contre-étude intitulée « Des projections invraisemblables surestiment les émissions de CO2 de Bitcoin à court terme » était publiée par le Laboratoire national Lawrence Berkeley, dans la même revue. Les six auteurs sont catégoriques : « Nous montrons que l'analyse […] qui prédit que le minage de Bitcoin à lui seul peut augmenter le réchauffement climatique de plus de 2° C en 11 à 22 ans, est fondamentalement erronée et ne devrait pas être prise au sérieux par les chercheurs, les décideurs ou le grand public ».

Les auteurs de la contre-étude critiquent sévèrement l’étude d’origine, qu’ils estiment basée sur des « données périmées », des « choix douteux » et des « projections hautement improbables ». En particulier, « Mora et al. supputent que le nombre de transactions Bitcoin —104 millions en 2017 — va brusquement passer à 78 milliards d'ici 2019 (scénario rapide), à 11 milliards d'ici 2020 (scénario médian), ou à 8 milliards d'ici 2023 (scénario lent). Les trois scénarios d'adoption (à croissance logarithmique abruptes) sont manifestement incompatibles avec les tendances historiques »

Malgré le développement du réseau et une croissance importante du nombre d’utilisateurs, le nombre de transactions Bitcoin évolue peu et, en 13 ans, est inférieur à un milliard au total — 10 fois moins que la projection la plus « basse » imaginée par l'étude d'origine.

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Les projections de Mora et al. (en rouge) s'avèrent totalement irréalistes - © Berkeley Lab

D’autres universitaires ont contredit les calculs de cette étude. En 2019, dans la revue Environmental Science et Technology, deux chercheurs de l’Université Aalborg au Danemark avaient montré que « l'impact de Bitcoin sur le changement climatique pourrait être beaucoup plus faible qu’on ne le pense ». Ils concluaient que « [les équipements de minage Bitcoin] n’ont qu'une contribution mineure à l'impact environnemental global, et même si la puissance de calcul globale devrait augmenter, la consommation d'énergie et l'empreinte environnementale par terahash extrait devrait diminuer ».

A minima, on peut s’étonner qu’une étude aussi controversée que l’étude de Mora et al. soit toujours citée aujourd’hui pour incriminer Bitcoin et alarmer sur son rôle dans la crise climatique.

En outre, beaucoup d’experts expliquent depuis des années que Bitcoin est en soi une solution écologique. « Bitcoin est un cadeau pour l’environnement », estime par exemple Laurent Benichou, enseignant à HEC Paris sur le thème des blockchains, dans une longue étude sur le sujet publiée en 2021. La plupart soutiennent que Bitcoin peut aider à « stabiliser le réseau électrique », « réduire les pertes liées au transport et à la distribution d'énergie » et, surtout, absorber des excédents d’énergie renouvelable qui sont actuellement gaspillés, comme l’explique le PDG de la société de minage Bitfury dans son témoignage devant le Congrès américain en janvier 2022 : « Si nous voulons davantage d'énergie solaire et éolienne, nous devons trouver des incitations de marché pour les développeurs. Les partenariats avec les sociétés de minage Bitcoin peuvent aider à cela ».

D’autres effets vertueux du minage apparaissent également. Au Canada, la ville de Vancouver envisage de chauffer des logements en récupérant 95% de la chaleur produite par le minage Bitcoin, tandis qu'à Neuville des fermes utilisent la chaleur des mineurs pour chauffer des serres et faire pousser des fraises.

Bitcoin est aussi considéré comme une solution potentielle pour rendre l’industrie pétrolière moins polluante, en évitant le torchage des gaz par les raffineries, éliminant un gaspillage d’énergie et une source considérable de pollution. Le sujet, évoqué sur Clubic en juin 2021, a pris de l’ampleur. En avril 2022, Crusoe Energy levait 500 millions de dollars auprès d’un fonds d’investissement pour étendre sa solution de minage à partir de méthane habituellement brûlé en pure perte. Sur la base de 60 sites opérationnels (fin 2021), l’entreprise estime pouvoir ainsi éliminer 480 000 tonnes d'émissions de CO2 par an.

Il n’y a donc pas vraiment de raisons de croire que Bitcoin pourrait induire à lui seul une catastrophe environnementale, mais de multiples raisons de penser que Bitcoin pourrait en fait aider à la transition écologique. 

Conclusion : attention aux idées reçues sur Bitcoin !

Il ne s’agit pas de nier l’évidence : le caractère énergivore de Bitcoin est bien réel. Mais on peut relativiser : sa consommation énergétique demeure faible comparée à bien d’autres usages et à beaucoup d’industries. Plus de la moitié du minage s’effectue à base d’énergies durables et de plus en plus à base d’énergie renouvelable. Et les émissions de CO2 directement attribuables à Bitcoin sont négligeables (un millième du total). 

Les détracteurs de Bitcoin, qui le considèrent inutile, y verront toujours une gabegie, tandis que les partisans de Bitcoin, qui y voient le réseau le mieux sécurisé au monde et une alternative au système monétaire actuel, trouveront son impact écologique négligeable. 

Mais on peut admettre objectivement que beaucoup des discours alarmistes et des prédictions sur l’impact environnemental de Bitcoin sont exagérés (et se sont parfois révélés totalement erronés), tandis que ses bénéfices écologiques potentiels demeurent peu médiatisés.

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norwy
Au prix que coûte l’énergie, le monde devrait s’accorder pour arrêter les cryptos, qui sont basées sur du vide et ne valent rien comme le dit la BCE.<br /> Et pas besoin de bitcoin pour faire pousser des fraises !
soaf78
L’auteur a un biais selon moi.<br /> Oui le transport consomme 370 fois plus d’énergie que le bitcoin, mais tout le monde utilise directement ou indirectement le transport (alimentation, vêtements, électro ménager, tech…) Alors que seul un infime pourcentage de la population mondiale utilise le bitcoin…<br /> Comme pour la voiture électrique, c’est une bonne idée en soit mais irréaliste de penser qu’on en ait tous une…
Sodium
Il faut arrêter de chercher des excuses au Bitcoin. Vous pouvez relativiser comme vous voulez, ça reste une grosse dépense énergétique totalement inutile. Même si elle était faible, ça resterait une dépense inutile et elle est loin d’être faible. L’humanité a dépassé le stade où l’on peut se permettre ce genre de fantaisies. On a besoin d’économies d’énergie et on en a besoin rapidement. Faire tourner des supercalculateurs pour de la spéculation boursière est tout en haut des postes énergétiques que l’on peut supprimer.
Bombing_Basta
Oulala, toute cette diatribe pour dédiaboliser le bitcoin, ça sent le mec qui veut monter les étages de la pyramide…<br /> Voilà l’angle que je te propose l’auteur :<br /> Regarde comment pompe le bitcoin par rapport au nombre de gens qui en profitent et imagine ce que ça consommerait si tout le monde essayait d’en profiter.<br /> Avec pour seul service rendu à ce jour le profit à court terme d’une poignée de ponzimans.<br /> Maintenant compare avec le service rendu des domaines auxquels toi et tes alter-egos comparent le btc et les cryptos.<br /> Par ex oui le transport consomme beaucoup plus, mais sans transport on a pas grand chose dans les magasins, pas même de quoi miner de la crypto…<br /> Et le transport est nécessaire pour 7 milliards d’humains, pas facultatif pour 7 millions de cryptofanatiques.
clockover
On consomme de l’énergie pour du vent point barre.<br /> C’est donc de l’énergie nette perdue point barre.
tux.le.vrai
Quand on pense, qu’on ne sait pas comment on va passer l’hiver en France,<br /> qu’on brûle du charbon et du gaz dans des quantités astronomiques<br /> que le prix de l’électricité 1000kwh livrés en ruban 2023 ont dépassés les 1000€ vendredi,<br /> que des entreprises vont fermer et licencier,<br /> comment peut-on défendre le bitcoin avec je cite :<br /> "« Bitcoin est extrêmement énergivore<br /> C’est vrai … "<br /> c’est une carractéristique<br /> …<br /> Oui, Bitcoin utilise une grande quantité d’électricité<br /> « La consommation de Bitcoin est considérable comparée à d’autres usages »<br /> On peut relativiser,…<br /> « Une transaction Bitcoin est considérablement plus coûteuse qu’une transaction bancaire »<br /> C’est vrai…<br /> Il ne s’agit pas de nier l’évidence : le caractère énergivore de Bitcoin est bien réel."
Bombing_Basta
« Oui l’humain est en train de finir de détruire la biosphère sans laquelle il n’est rien, c’est vrai, mais relativisons, il pourrait détruire l’univers. »<br /> Plus c’est clair que la seule chose qui donne de la valeur au BTC, c’est que des gens y croient, ou plutôt le peu de gens qui en profitent, font tout pour que des gens influençables y croient et investissent leur économies dedans.
tux.le.vrai
et pour le reste, beaucoup d’éléments erronés :<br /> « C’est donc parce qu’il consomme beaucoup d’électricité que Bitcoin est unique et qu’il a de la valeur. »<br /> ça c’est faux, c’est pas parce que l’on gaspille que ça donne de la valeur.<br /> Je peux changer 100 000 fois les pneus de ma voiture en 3 jours, elle ne vaudra pas plus cher !<br /> « Bitcoin est un cadeau pour l’environnement », estime par exemple Laurent Benichou, enseignant à HEC Paris sur le thème des blockchains, dans une longue étude sur le sujet publiée en 2021. La plupart soutiennent que Bitcoin peut aider à « stabiliser le réseau électrique », « réduire les pertes liées au transport et à la distribution d’énergie » et, surtout, absorber des excédents d’énergie renouvelable qui sont actuellement gaspillés<br /> ça c’est faux aussi. Absorber les éxédents d’énergie ? Où ça des éxédents ? En france, un pays dévellopé, y’aura surement pas assez d’élec pour tout le monde !
Bombing_Basta
tux.le.vrai:<br /> Bitcoin est un cadeau pour l’environnement », estime par exemple Laurent Benichou, enseignant à HEC Paris<br /> Non mais le mec est a HEC quoi, hautes études commerciales, où on t’apprend à vendre du sable au prix de l’or, à des bédouins…<br /> Et où les mecs sont auto-persuadés que l’économie est une science…
soaf78
Bah techniquement l’économie est une science, comme la sociologie
beve
Rien qu’à lire le titre des sections (oui j’ai lu le reste), on sent l’article un poil orienté. Juste un poil.<br /> Quel que soit le sujet (conso, recyclage,…) l’argument majeur est « oui mais il faut relativiser ».<br /> À peu près du niveau du voleur qui pointe du doigt le meurtrier.
Bombing_Basta
Non, les matématiques et la physique sont des sciences, pas l’économie.<br /> Et puisque je n’ai pas envie de pondre un pavé sur pourquoi l’économie tient plus du dogme et de la croyance, je vais juste dire que l’économie telle qu’on la subis actuellement est basée sur le postulat que les ressources sont infinies, et donc la croissance, sans fin possible.<br /> Quelle science mettrait de côté une telle aberration ?
Giani
Alors je suis surpris, félicitation, il y a bien longtemps que je n’avais pas lu un article aussi complet et ne se limitant pas à reprendre les études financées sur le sujet.
mcbenny
Comparer et excuser la dépense énergétique d’un investissement financier (parce que le bitcoin et toutes les autres crypto-monnaies ne sont rien d’autre) avec la consommation énergétique nécessaire pour le transport de personnes ou de marchandises, la production de chaleur (ou de froid), de nourriture ou de biens d’équipement est tout simplement stupide. C’est mettre l’éventuel profit financier sur le même plan que la fourniture de services et de biens de consommation concrets.<br /> Stupide.<br /> Le bitcoin ne consommerait qu’un pet de mouche que ce serait déjà trop.
bennukem
L’énergie coûte une fortune en Europe, mais dans le monde où le bitcoin est miné, le prix est relativement bas. Mais à parler coût, chacun dépense son fric comme il l’entend, non ?<br /> Si tu avais lu l’article, tu aurais lu que le bitcoin n’est justement pas basé sur du vide mais sur le coût énergétique à le produire.<br /> Et pour faire pousser des fraises avec des bitcoin. Je sais pas, la vie doit pas être facile pour toi si tu n’utilise pas les bons outils pour un travail donné.
norwy
comme le dit tux plus haut, le gaspillage énergétique n’est en rien un gage de valeur.<br /> Si tu penses que ce n’est pas du gaspillage, tan pis pour toi, je n’adhère pas du tout à cette opinion, article ou pas (l’article n’a pas autorité sur l’intérêt du bitcoin dans la société).<br /> Et oui, je t’invite à dépenser ton fric comme tu l’entends.<br /> Ton vrai fric, j’entends, pas tes bitcoins qui n’en sont pas
bennukem
Le gaspillage n’est qu’un point de vue à géométrie variable. Un objectif, coût acceptable ou non ? Par exemple coupe ton chauffage cet hiver et enfile une peau de phoque, sinon c’est du gaspillage?<br /> Mais je ne pense pas avoir dit ce que j’en pensais sur ce point. Si ?<br /> Euro ou bitcoin, ça à la même valeur lorsque tu achètes ton pain au chocolat. Les deux sont virtuels
leje
Clubic ne s’honore pas avec ce genre d’article.
leje
Tu connais la notion de besoin primaire ?
thurim
Je pense que tu mélanges la discipline (l’économie est une science sociale), et les politiques économiques (qui sont des visions politiques, comme la recherche de croissance ou la décroissance, à titre d’exemple).
ben100g
Toute cette énergie pour défendre cet éco-système… si seulement tous ces jeunes « entrepreneurs » étaient un peu moins avides de fric et un peu plus investis dans les défis climatiques, écologiques, sociétaux, le Monde dans son ensemble se porterait bien mieux.<br /> Cette naïveté est un peu touchante mais très représentative du peu de compréhension des enjeux actuels d’une part de la population (pourtant privilégiée et en théorie éduquée…). C’est affligeant.
vidarusny
En même temps, tu n’as pas besoin d’argent pour faire pousser des fraises…acheter des graines ou des plans oui, mais il existe aussi d’autres façons…<br /> Et l’Euro est basé sur quoi ? avant c’était clair ! mais après plusieurs années d’édition de monaie à tout va…<br /> A ce jeu arrêtons l’argent.
LAE
C’est fou la polarisation des opinions… Ceux qui sont contre, on a beau leur expliquer pourquoi ce n’est pas un désastre écologique comme il le pense, il ne vont même pas tenter de comprendre → avant même de lire l’article vous savez que vous n’y croirez pas… Alors soit, mais arrêter de jouer, de commenter sur Clubic et de vous balader sur internet → Ca consomme et ça sert à rien ABE
iroteph
Ce qu’il faut surtout comprendre, c’est que nous allons avoir besoin de plus en plus d’énergie à l’avenir, comme par exemple pour la recharge des ve en remplacement du pétrol, pour cela il faut produire de l’énergie verte dite décarbonnée, mais si la production d’électricité issue de l’élolien, photovoltaïque ou marée motrice est engloutie par les crypto car elle est considérée comme « surplus » on ne va pas aller bien loin…<br /> Tout ceux qui minaient en europe, ont cessé leur activité car le courant est devenu trop cher et provient en faible partie du reseau vert…<br /> La chine plus grande productice d’énergie hydroélectrique (verte) ayant bouter hors de ses frontières cette monnaie, les mineurs se sont rabattu sur des pays émergeant pour profiter non pas d’un réseau écologique, mais bon marché, avec les inconvénients que cela à créer…<br /> Begeek.fr – 29 Nov 21<br /> Le minage de crypto-monnaies entraîne des pannes de courant au Kazakhstan<br /> Le Kazakhstan en proie à des pannes de courant à cause des mineurs de crypto-monnaies.<br /> Mais aussi au kosovo : Le Kosovo interdit de miner des crypto-monnaies parce qu'il peine à fournir de l'électricité à sa population - Numerama
vidarusny
Alors j’ai un peu lu de travers, mais je ne vois pas de comparaison avec le coût de l’économie actuelle, les bourse, l’édition, la destrucion de monnaie, les billets, les métaux les cartes de crédit, etc…<br /> Parce que finalement, les cartes de crédit aussi sont du vent. Avons nous une idée de ce coût énergétique et écologique ?
eFBe
Merci aux nombreuses personnes qui ont commenté d’avoir tout dit : cet « article » est juste un publi-reportage (pour rester poli) qui tente de redorer le blason des crypto-monnaies qui sont juste là pour faire plaisir à une petite poignée de gens qui se pensent au dessus de tout.<br /> Ecrire et penser ce genre d’article montre à quel point une petite partie de la population est complétement déconnectée de la réalité et de ce qu’il se passe depuis quelques décennies.
eFBe
Ce n’est même pas le côté « désastre écologique » qui doit amener à critiquer les crypto-monnaie en fait. Mais « l’article » est tellement pourri et tentant de redorer un blason qu’il oublie l’essentiel. C’est une privatisation du frappage de monnaie, pour une petite poignée de personnes. Il est là le souci, avant toute chose.
Phoenamandre
Le bitcoin ne sert à rien et consiste à prouter du CO2 pour rien:<br /> C’est vrai
Wen84
Bitcoin n’est pas le probleme. Enlevez bitcoin le probleme de l’energie demeure quasi identique.
Wen84
Une petite poignée de personne ? Tu réduis le phénomène. Et oui, je suis d’accord sur le fait qu’on peut critiquer le phénomène, mais il est à mon sens quasi inévitable et pas forcement nocif
philouze
Bitcoin est le problème,<br /> car il existe d’autres preuves d’unicité, dont la POS et l’ensemble de ces dérivées, qui contrairement à ce que suggère l’article sont tout aussi sécures que le minage, et qui sont d’un facteur 100 à … 10 000 fois moins énergivores que le Bitcoin, il est même possible de rendre le rapport conso/service aux limites du mesurable.<br /> Certaines chaines, comme le MIOTA et sa chaine TANGLE sont si efficaces énergétiquement que les insertions dans la chaine peuvent servir de traçabilité pour échanger … de l’énergie (un boulot d’Engie là dessus).<br /> Seulement les mineurs, principaux bénéficiaires de cette gabegie actuelle n’ont aucun intérêt à changer le paradigme, d’ailleurs ceux qui minaient de l’Ethereum flippent du passage à la POS.<br /> Le reste de l’article n’est qu’une immense plaidoirie de damage-control qui me rappelle les arguments de l’industrie du tabac ou du pétrole.<br /> Bitcoin doit mourrir.<br /> Et la blague du Bitcoin, qui parce qu’il est une montagne de ressource en matos et en énergie « génère sa rareté » ce qui en fait « l’or numérique » et « pas une monnaie » (alors que c’est juste le blabla d’origine et le nom même du projet, ça me rappelle une vielle blague sur Microsoft d’il y a 20 ans :<br /> combien faut il d’hommes pour changer une ampoule chez Microsoft ?<br /> aucun, si l’ampoule claque, on déclare l’obscurité comme nouveau standard.<br />
StephaneGotcha
Assez incroyable cet article et surtout totalement navrant.<br /> Pourquoi on compare la conso du bitcoin avec le Nigeria ?<br /> Ben parce que le premier est du flan pour spéculer et le deuxième représente des millions de personnes et pourtant c’est le premier qui consomme plus?<br /> « Cette ferme de crypto est écolo, elle fonctionne à l’hydraulique »<br /> → Bull shit de GreenWashing. Arrêtes de « voler » de l’électricité verte pour spéculer et laisse la pour les besoins « vitaux » (frigo, lumiere, chauffage, …)<br /> Enfin bon, la conso mondiale du bitcoin pourrait consommer l’équivalent d’une Ampoule, ça resterait de la pollution puisque CA NE SERT A RIEN.<br /> Enfin, les commentaires qui compare la conso avec le fonctionnement bancaire traditionnel, mais vous vivez dans quel monde en fait ?<br /> Vous aller au supermarché et au moment de payer vous claquez des doigts et ça paye en bitcoin ??<br /> Les crypto n’ont totalement et absolument aucune valeur si ça n’est pas « transformé » en monnaie d’état!
Wen84
S’il n’y avait pas bitcoin, l’energie irait juste ailleurs. Le vrai problème n’est pas bitcoin. Supprime bitcoin, la situation actuelle demeure
philouze
totalement faux, mythe grossier et bidon bitcoinwashé par les mineurs, à grand renfort d’énergie perdue.<br /> le Bitcoin a malheureusement une fréquence de génération fixe, ce qui fait varier le besoin de puissance, c’est indirectement son cours, pas ce que propose le réseau d’énergie et qu’on pourrait affecter librement ailleurs, ce qui fait que :<br /> Iran :<br /> France 24 – 12 Oct 21<br /> L'Iran redoute des coupures d'électricité causées par les fermes géantes de...<br /> La multiplication de sites d'extraction de bitcoins en Iran, dont des fermes géantes tenues par des entreprises chinoises, génère des pannes de courant à répétition.<br /> Khazkstan :<br /> France Inter – 25 Jan 22<br /> Quand le bitcoin coupe le courant au Kazakhstan<br /> L'électricité revenait progressivement dans les trois pays d'Asie centrale affectés par une gigantesque panne accidentelle d'origine encore inconnue, qui a frappé des millions d'habitants et provoqué d'importantes perturbations des infrastructures.<br /> Chine :<br /> Les Echos – 28 May 21<br /> La Chine s'attaque au charbon lié au bitcoin et bouscule les marchés<br /> La récente intervention de Pékin contre les cryptomonnaies viserait aussi à sanctionner la reprise de la production de charbon dans certaines mines chinoises. Parfois illégalement. Les cryptomonnaies consomment beaucoup d'énergie.<br /> Si le monde était en surproduction d’énergie électrique au point de pouvoir en cramer 100 TWh rien qu’en Bitcoin, pour satisfaire une poignée de happy few, ça se saurait.
Wen84
« totalement faux, mythe grossier et bidon bitcoinwashé par les mineurs, à grand renfort d’énergie perdue. » =&gt; Ecoute, si tu y crois, grand bien t’en fasse. C’est pas en postant trois liens random que tu vas changer mon avis. Pour moi perso, les problemes energetiques, on les voyait venir avant l’apparition du bitcoin. L’augmentation perpetuelle des besoins energetiques, le fait que tout notre économie est basé sur le pétrole, la survente d’une energie renouvellable fantasmé… On a pas non plus eu besoin du bitcoin pour les aggraver (CF greenwashing). Regardez le bitcoin, c’est prendre la paille à la place de la poutre.
philouze
Ne confonds pas la situation conjoncturelle actuelle ( = une guerre + une guerre énergétique russie/europe + 34 réacteurs arrétés) avec ce qui s’est passé en chine, iran khazakstan.<br /> Si pour toi, ne serais-ce qu’un TWh électrique ce n’est rien, alors effectivement la discussion a peu de sens.<br /> Tout est possible et tout gaspillage à coté ne sera qu’une paille à tes yeux.<br /> Cet objet actuellement massivement spéculatif (90% de l’usage) , à 3.5 transaction/secondes, au maintien de cours complètement bidonné par 95% de transactions factices :<br /> Presse-citron – 31 Aug 22<br /> Le marché du Bitcoin est-il bidon ?<br /> D’après une étude menée par Forbes, la moitié des transactions réalisées en Bitcoin seraient fausses.<br /> Consomme sur seulement quelques pays majeurs l’équivalent d’un autre pays entier, ce qui n’était pas du tout anticipé contrairement à ce que tu penses.
soaf78
Tu as tout à fait le droit de ne pas aimer l’économie ou de trouver les économistes incompétents, mais la définition du mot ne laisse pourtant pas la place au doute<br /> « Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales. »<br /> Sinon il y a des économistes et des courants qui prennent en compte les limites de la planète comme<br /> Hartwick, René Passet, adaman, Goddard et pas mal d’autres.<br /> C’est pas parce que les cours d’eco en France ne jurent que par les néoclassiques qu’il n’existe qu’eux en économie
Neophus975
Une excuse pour lui taper dessus et lui pointer du doigt sur le sujet de l’énergie, mais depuis combien de temps laisse-t-on les enseignes éclairés la nuit ? les appareils qui consomment toujours plus et qu’on veut toujours vendre plus ? le toujours plus numérique avec constamment des besoins en serveurs à foison ? le tout de plus en plus immatériel ? etc… etc…<br /> Ca fait un bail qu’il y a du gaspillage et même si certes le Bitcoin doit consommer, si tout avait été mieux pensé depuis un bon bout de temps, ça serait bien plus simple, donc encore une belle hypocrisie tout ça comme souvent.
Wen84
Je ne parle pas de la conjecture actuelle. Le probleme energetique est un sujet de long terme, qui peut etre aggravé ou amélioré suivant la conjecture. Il n’a juste rien de neuf. Juste plus ça va aller, plus on risque de le constater pour une raison ou une autre.
philouze
raison de plus pour ne pas considérer qu’une dépense de 100 TWh pour un tel objet soit neutre.<br /> Et d’autant plus quand tout cela est du à son processus archaïque de validation (le premier qu’on ait trouvé, en fait !) et largement dépassé depuis.
cfievet
Quelques précisions :<br /> Cet article se veut le plus objectif possible. Je m’intéresse à Bitcoin depuis 10 ans et j’écris sur le sujet depuis 2014. J’admets volontiers avoir un biais positif à l’endroit de Bitcoin, qui me semble être l’une des innovations majeures de ce siècle.<br /> Pour autant, mon article ne se veut nullement « militant » ou pro-Bitcoin. Je ne cherche pas à y démontrer que Bitcoin est une bonne chose, ni à inciter, à aucun moment, à utiliser Bitcoin ou à acheter des bitcoins. Je voulais simplement évaluer la réalité des « vérités » qui sont assénées sans relâche par beaucoup de médias. Et qui sont en fait souvent, objectivement et de l’avis de dizaines d’experts, de fausses vérités.<br /> Je n’exprime donc aucune opinion dans cet article. Au contraire, je me contente de citer une bonne quinzaine de rapports et d’études, émanant d’entreprises spécialisées, d’associations ou de prestigieuses universités. Y compris bien sûr des études très négatives à 'l’encontre de Bitcoin. L’essentiel de cet article est composé de faits, de chiffres, de données précises, et des sources dont elles émanent.<br /> On peut détester Bitcoin, mais il n’en demeure pas moins qu’il ne consomme pas « 100% de l’électricité mondiale » comme l’avant (stupidement) annoncé quelques grands médias, mais près de 1000 fois moins. C’est la réalité.<br /> On peut rêver de voir Bitcoin mourir demain, mais Bitcoin existe depuis 12 ans et ne fait que se développer. Des pays entiers ont adopté Bitcoin et une étude toute récente (hier) établit le nombre d’utilisateurs des cryptos à 320 millions de personnes. Soit plus de 4 fois la population française. C’est la réalité. On peut le regretter et s’insurger, mais ça ne change pas la réalité. Bitcoin existe et se développe, d’année en année.<br /> Encore une fois, cet article ne cherche pas à « défendre » Bitcoin, mais seulement à jauger l’impact écologique de Bitcoin. On peut haïr Bitcoin et on peut trouver mille et une raisons, parfois légitimes, pour juger que Bitcoin est une mauvaise idée. Mais l’impact environnemental n’est tout simplement pas l’une de ces raisons. Assimiler Bitcoin à une catastrophe écologique relève de l’affabulation. C’est ce que démontre cet article, cela et rien d’autre.<br /> Pour finir, contrairement à certaines opinions exprimées ici, c’est tout à l’honneur de Clubic d’avoir accepté de publier cet article, qui tranche ouvertement avec la « doxa » habituelle sur le sujet. Un média n’est pas là pour caresser dans le sens du poil, ni crier au loup avec le reste de la meute, mais pour informer et donner une vision la plus juste et la plus réaliste possible de la vérité. Merci à Clubic d’avoir ce courage, devenu rare ces dernières années.
leje
Effectivement ce n’est LE problème, seulement une partie du problème. Une partie importante et qui pourrait être facilement solutionnée car c’est du pur gaspillage et que ça ne couvre pas des besoins primaires.
Wen84
Je dis pas que c’est neutre, je dis pour moi que c’est une paille dans une poutre. Raison pour laquelle, ça ne m’interesse pas plus que cela. Après tu peux toujours répéter ton chiffre de 100 TWh, tu pourrais citer une chiffre dix fois plus gros que ça ne changerait guère mon avis : Les besoins energetiques vont toujours en augmentant, on n’est actuellement pas capable de les retenir. De toute manière, on sera tous d’accord pour dire qu’il faut toujours chercher l’optimal. Mais l’optimal consiste bien souvent à pousser le probleme chez le voisin d’à coté.<br /> Perso, je suis plus choqué par la quantité d’avion qui vole dans le ciel, que par bitcoin. Ce serait interessant de faire des stats, mais je pense que ce serait aussi assez édifiant
ld9474
Article très interessant mais qui me laisse sur ma faim, voire qui me fait me demander s’il est pas malhonnête par moments… Je prends juste une phrase:<br /> « « Une transaction Bitcoin n’équivaut pas à un paiement », explique-t-il, précisant que « une unique transaction Bitcoin peut régler des milliers de transactions sur l’un des réseaux tiers [off-chain ou near-chain, donc n’apparaissant pas directement sur la blockchain Bitcoin] ». »<br /> Il me semblait que l’argument majeur c’était la tracabilité. Ce que je comprends là c’est qu’en fait on peut masquer des transactions dans une transaction globale et que ni vu ni connu y a des fuites… (j’avoue je suis pas au taquet sur le BTC).<br /> Ensuite, il est bien beau de relativiser la dépense énergétique du BTC mais:<br /> l’energie n’est pas infinie et vous verrez si on a un hiver rude ce que malheureusement ca risque de donner<br /> On a déjà des moyens de paiement beaucoup moins énergivore (et ma CB me suffit largement)<br /> Ma question: à quoi sert encore le BTC si ce n’est amuser des spéculateurs?
ld9474
cfievet:<br /> Bitcoin, qui me semble être l’une des innovations majeures de ce siècle.<br /> Ce n’est pas le bitcoin l’innovation mais la block chain. C’est bien différent.
Wen84
" * On a déjà des moyens de paiement beaucoup moins énergivore (et ma CB me suffit largement)" =&gt; Alors je veux bien croire que le BTC est bien plus energivore. Je sais bien que des gens aiment faire des stats sur tout et n’importe quoi. Mais la vérité c’est que tout ce qui est touche au numérique est un gouffre à energie, optimisable, mais inévitable.
ld9474
Globalement c’est vrai mais:<br /> Ce qui consommerait le moins serait le papier monnaie (pas les pièces), mais il faut les fabriquer, les transporter, les sécuriser et ce n’est pas fiable<br /> Le chèque: Idem que pour le billet, il faut le fabriquer, traiter ensuite les chèques (dans un système informatisé ou papier?)<br /> Du coup la CB (même si elle expire rapidement) est un bon compromis je trouve.<br />
Bombing_Basta
philouze:<br /> d’ailleurs ceux qui minaient de l’Ethereum flippent du passage à la POS.<br /> C’est même encore « mieux » que ça, certains ont prévu/menacé de forker eth pour pouvoir continuer le pow si profitable.
Wen84
Ah mais la CB est inévitable. Je dis juste que le vrai probleme c’est les energies fossiles. Tout est basé là dessus et on a actuellement rien pour les remplacer. Et on pourra tourner les choses dans tous les sens dire : Ca, ça dépense plus que ça. La vérité c’est que tout tourne avec des quantités des pétrole qu’on brule. Et régler les problemes aux extremités et pas à la racine, c’est… peu efficace. Ca fait meme souvent prendre des mauvaises décisions en investissant dans des fausses solutions. Il n’y a pas de transition energetique, c’est du vent. Il y a un besoin en constante augmentation, bitcoin ou pas. Il n’est pas arretable.
Founcy
Très bonne analyse et article très bien documenté.<br /> Certains autres critiquent mais, messieurs, qu’auriez vous dit si vous reveniez au début du siècle dernier en voyant ces premières automobiles débarquer sur nos routes ?<br /> J’anticipe un brin vos réponses:<br /> ça pollue, ça pu, c’est instable. On va mourir si on dépasse les 100 km/h. A quoi ça sert? ça ne sert à rien. ça coûte trop cher et c’est pour les riches. Il y a trop de risques d’accident. J’ai peur de me faire écraser. Gardons nos bons vieux chevaux plus calmes et maîtrisables et marchons, au moins on est sûr d’arriver. Les auto sont basées sur du vide et ne valent rien comme le dit mon ferronnier. Ah, mais c’est une bonne idée en soit mais irréaliste de penser qu’on en ait tous une… L’humanité a dépassé le stade où l’on peut se permettre ce genre de fantaisies. Avec pour seul service rendu à ce jour le profit à court terme d’une poignée de chauffards et d’irresponsables. On consomme de l’énergie pour du vent point barre. Utiliser l’automobile, c’est de l’énergie nette perdue point barre. Quand on pense, qu’on ne sait pas comment on va passer l’hiver en France, qu’on va brûler du charbon et du gaz dans des quantités astronomiques.<br /> À peu près du niveau de l’arroseur arrosé.<br /> Ceci dit, le bitcoin est comme toute chose (dont par exemple le minitel, internet, la télévision, les avions, les bateaux, les trains, le nucléaire, les réseaux sociaux), il y a du bon et du mauvais. Vous êtes tous assez intelligents pour savoir faire le tri aujourd’hui ou bien j’espère dans 10-20 ans. Réduisons d’abord chacun notre empreinte CO2 par des actions plus personnelles et efficaces au lieu de reporter l’action sur les autres.<br /> Pour ceux qui le peuvent: pas de chauffage excessif ni de climatisation, réduire nos déplacements, manger moins de viande, privilégier l’agriculture et les produits locaux, utiliser les transports en commun et le vélo, arrêter les abonnements VOD multiples.
melcky
Soyons factuel, par nature Bitcoin est énergie intensif. (proof of work)<br /> A savoir l’exacte opposé de ce dont la planète à besoin: Utiliser le moins possible d’énergie<br /> Relativiser la consommation d’énergie d’un système (Bitcoin, POW) qui utilise bien plus d’énergie que nécéssaire (cf: Cryptos en POS) relève d’un certain militantisme.
philouze
Wen84:<br /> Mais la vérité c’est que tout ce qui est touche au numérique est un gouffre à energie, optimisable, mais inévitable.<br /> non, en disant ça tu foules au pied le boulot de n’importe quel admin dont précisément l’optimisation énergétique est une composante du boulot, devenue majeure. les normes ISO 14001 et compagnie poussent les boites à calculer et obtenir la meilleure performance par service rendu.<br /> La blockchain aurait elle aussi, comme n’importe quelle activité, du être obsédée par ça : « combien de kWh pour une transaction ? » « combien d’équivalent silicium à extraire ? ».<br /> C’est là ou ton rapport avec l’avion tombe mal : le but même de toute l’aviation, là, c’est de tomber la quantité de Co² (donc de pétrole, donc de watts) par siège.<br /> En adoptant une vérification par « compétition et preuve de gâchis de calcul » on a littéralement inventé le premier mode de sécurisation, peut être le premier usage informatique validant quelque chose par son « pire gâchis possible » c’est absurde.<br /> C’est l’antithèse absolue de l’optimisation.<br /> Chaque hash proposé est valide, on en génère des milliards pour les balancer tous sauf un, au lieu d’en générer un et de le faire vérifier par la communauté sous forme gagée.<br /> Le simple fait que tu puisses me dire « tu pourrais multiplier ton chiffre par mille que ça ne changerait pas mon avis » en dis plutôt long sur ton désintérêt totale pour le gâchis, la sobriété, l’optimisation, les ordres de grandeur - auquel cas juger depuis un tel point de vue, a peu d’intérêt (a mon sens)
ld9474
Founcy:<br /> Certains autres critiquent mais, messieurs, qu’auriez vous dit si vous reveniez au début du siècle dernier en voyant ces premières automobiles débarquer sur nos routes ?<br /> Ben que dire… c’était une bétise? ca me parait bien résumer le truc avec un siècle de recul
Bombing_Basta
Tout dépend de ce qu’on définis comme étant une science.<br /> Pour moi une science, c’est quelque chose qui ne dépend pas des hommes pour exister.<br /> La chimie est une science, car peu importe qu’il existe un être pour le comprendre et le prouver, ou non, l’or se dégradera toujours en plomb.<br /> L’économie n’en est pas une car c’est une invention humaine pour essayer de justifier un système artificiel qu’il a mis en place : l’argent, et depuis un peu plus d’un siècle maintenant, le capitalisme.<br /> Pour moi c’est une croyance, et ses « formules » changent avec le prêcheur qui les énonce.<br /> On ne se bat pas pour la science, mais on fait des guerres pour l’argent, et pour un « modèle économique ».
Wen84
« non, en disant ça tu foules au pied le boulot de n’importe quel admin dont précisément l’optimisation énergétique est une composante du boulot, devenue majeure. les normes ISO 14001 et compagnie poussent les boites à calculer et obtenir la meilleure performance par service rendu. » =&gt; Relis mes commentaires, je dis bien qu’il faut toujours chercher l’optimal.<br /> « Le simple fait que tu puisses me dire « tu pourrais multiplier ton chiffre par mille que ça ne changerait pas mon avis » » =&gt; Non simplement que ton chiffre est juste totalement abstrait. Et d’ailleurs je n’ai pas à mes justifier, mais je suis un mec avec une vie bien plus sobre que la moyenne. Donc tes jugements individuels garde les pour toi.<br /> « le but même de toute l’aviation, là, c’est de tomber la quantité de Co² (donc de pétrole, donc de watts) par siège. » =&gt; Justement, ça tombe très bien. C’est encore un exemple de comment on arrive à tordre la réalité stastiquement
tux.le.vrai
non, les producteurs d’électricité produisent juste la quantité d’électricité pour équilibrer la demande sur le réseau, et ce, en temps réel.
tux.le.vrai
Tu as raison quand tu dis « Réduisons d’abord chacun notre empreinte CO2 par des actions plus personnelles et efficaces » et c’est ce que j’ai fait, en me détournant du bitcoin,<br /> en ne minant pas avec mon PC, tout au début même si je me doutais que je pourrais me faire de l’argent sur le dos des suivants qui mettraient de l’argent de le système.
Wen84
Peut etre, j’avoue ne pas savoir. Mais c’est meme pas ce que je dis :s
Founcy
Oui regardez d’abord le papier sur le comparatif des coûts entre minage et cartes bancaires fait par Michel Khazzaka publié en Avril 2022 dont le titre est:<br /> Bitcoin: Efficience énergétique des cryptopaiements.<br /> Le contenu se trouve facilement sur Internet.
Founcy
Chacun est libre de choisir. Depuis quelques temps, personne ne mine sur son PC. Ce sont des sociétés spécialisées qui de plus en plus utilisent de l’énergie verte dans des pays comme le Salvador ou la République Centre Afrique par exemple (Photovoltaique, torchères de gaz, hydraulique, etc) vu le prix de l’électricité qui ne fait que monter. Regardez ce que fait Sébastien Gouspillou sur ces sujets.
Fitz557
Purée ça me rend dingue ce genre d’articles.<br /> Pour relever juste un point parce que ça serait trop long de faire un débunk complet, le point " Bitcoin a une empreinte carbone désastreuse " dit clairement que c’est faux, et pourtant juste après il dit qu’on peut compter 402kg de CO2 par transaction. 402kg, c’est l’équivalent de 2680km en voiture (à raison de 150g/km). Par transaction. Même en faisant des estimations beaucoup plus basses, en divisant par 10 ou par 100, on serait à 268 ou 26km en voiture.<br /> Comment est-ce que c’est possible de dire que c’est faux en pensant ça? La seule justification, c’est qu’au niveau mondial, c’est quelques dixièmes de pourcents. Mais la seule chose que ça montre, c’est juste qu’il y a une poignée de personnes qui utilisent du bitcoin, et que l’immense majorité de la population ne l’utilise pas.<br /> Donc OUI, le bitcoin a une empreinte carbone HYPER désastreuse.<br /> Franchement Clubic, c’est dégueulasse un article pareil.
Fitz557
Bonjour,<br /> Autant être cash : le gros problème dans votre article et dans votre commentaire, c’est votre biais en faveur du bitcoin qui transpire partout, et qui tue l’objectivité.<br /> Un bête exemple en plus de celui que j’ai relevé dans mon autre commentaire ; dans votre commentaire ici vous parlez d’une étude qui montre qu’il y a 320 millions d’utilisateurs de crypto dans le monde, et que c’est la réalité.<br /> Mais ce n’est pas du tout une étude (et encore moins publiée dans un vrai journal à comité de lecture), c’est juste un rapport qui existe et qui est fait par une boite (TripleA) qui dépend des cryptos pour survivre.<br /> Quand on remarque la méthodo, on se rend vite compte que c’est n’importe quoi : "Our ownership data is derived based on the report “The Chainalysis 2021 Geography of Cryptocurrency Report” in which each country is given a score based on 3 factors:<br /> (1) the country on-chain cryptocurrency value received,<br /> (2) the country on-chain retail value received, and<br /> (3) the Peer-to-Peer exchange trade volume<br /> Our number of users per country estimations are based on Canada’s score and a recent Central Bank of Canada report, which estimates that 5% of the Canadian population own cryptocurrencies. In order to estimated for all the countries, we calculated the correlation between the Chainalysis score (=0.196) and the Central Bank ownership = 5% and then applied the same rationale to other countries’ scores.".<br /> Qui peut penser un seul instant que cette méthodologie produit des données fiables? D’ailleurs il y a des incohérences frappantes sur la page ; dans le descriptif général, le Vietnam contiendrait 20 millions d’utilisateurs, mais quand on regarde la page détaillée sur le Vietnam, il n’y en aurait plus que 6 millions. Et c’est pas un cas isolé.<br /> Cette page a une méthodologie pétée, et la seule raison pour laquelle elle est reprise, c’est parce qu’elle arrange bien les crypto-bros qui veulent convaincre leur public.<br /> Et c’est pareil dans tout votre article ; vous mettez sur un pied d’égalité les rapports de crypto-bros et les vraies études sérieuses.<br /> Ce que je trouve le plus dommage, c’est qu’à côté vous soulevez des points intéressants et qui me donnent matière à réfléchir.
Delasque
Selon l’auteur, d’un côté on ne peut pas comparer la consommation du bitcoin avec la consommation d’un pays parce que ça n’aurait pas de sens, mais de l’autre côté il ne se gêne pas pour comparer en permanence la consommation du bitcoin (inutile et utilisé par personne) avec tout un tas de choses utiles utilisés par des milliards de personne comme les transports.<br /> A ce niveau là on est vraiment dans du pur greenwashing. Je ne suis pas le seul à avoir remarqué depuis quelques semaines une offensive des fadas du bitcoin pour rendre moins sale leur ponzi, mais je suis triste de voir que clubic participe à ça.<br /> Et bien sûr pas un mot sur les blockchains 2.0 en proof of stake qui permettent de faire tout ce que fait le bitcoin en mieux et avec une réduction de la consommation de 99,99%…
Zorcass
Je cite Wikipédia pour résumer mon avis :<br /> Propagande :<br /> La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion mises en œuvre pour propager, par tous les moyens disponibles[1], une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et pour stimuler l’adoption de comportements au sein d’un public cible…<br /> Et 2 questions :<br /> Quelle peut être la motivation du rédacteur pour avoir dépenser autant d’énergie et de temps dans l’écriture de cet article ?<br /> Pourquoi la rédaction de Clubic a-t-elle publié cet article de propagande ?<br /> Ah et encore une question ! Quel est l’impact de l’augmentation du coût de l’énergie sur le bitcoin ?
cfievet
Je n’ai pas cherché à mettre en avant l’étude sur les 320 millions d’utilisateurs, je la mentionne juste au détour d’un commentaire. Ce sont de toutes façons des estimations. Mais quoi qu’il en soit, le nombre d’utilisateurs des cryptos se compte en dizaines de millions.<br /> Donc ça vous choque que je mentionne une étude qui vaut ce qu’elle vaut mais confirme que le nombre d’utilisateurs est en hausse constante et possiblement de plusieurs centaines de millions, mais ça ne vous pose pas problème de lire une dizaine de commentaires ici martelant que « personne n’utilise Bitcoin » ou que les cryptos ont seulement « une poignée d’utilisateurs ». C’est juste grotesque.<br /> Quant aux études de « crypto-bros », j’espère que vous plaisantez. Quid de Cambridge University ? De l’étude Mora et al. totalement débunkée par l’un des plus grands labos de recherche universitaire américain, et qui pourtant continue d’être citée comme si c’était la vérité vraie ?<br /> En outre, la quasi totalité des arguments anti-Bitcoin sur l’écologie ont une seule et même source : Alex de Vries/Digiconomist. Une seule personne, aucune expertise technique, juste un banquier militant. Et ça, ça ne gêne personne. D’un côté les travaux d’un banquier manifestement (et ouvertement) anti-Bitcoin, de l’autre des dizaines d’études et de rapports d’experts, d’universitaires, de professionnels du secteur, qui prouvent année après année que De Vries dit n’importe quoi. Où est le biais ici ?
cfievet
Ma motivation, comme je l’ai dit plus haut, est de chercher la vérité. Et la méthode pour le faire est de ne pas se contenter de prendre comme parole d’évangile des discours simplistes, des raisonnements débiles et des données manifestement erronées, mais d’écouter et retranscrire ce que disent les experts sur le sujet. Un boulot de journaliste quoi.<br /> J’avoue que votre commentaire ne manque pas de sel (et m’a même fait rigoler, j’avoue) Quand Libération et Newsweek annoncent en fanfare que Bitcoin consommera 100% de l’électricité mondiale en 2020, reprenant des chiffres bidons sans aucune étude contradictoire et se trompant d’un facteur 500 (!), ce n’est pas de la propagande ? Il y a bien propagande oui, mais pas de côté que vous croyez.
Dav
Très bel article bravo !<br /> Je vois beaucoup de commentaires qui disent oui mais le nombre d’utilisateurs Bitcoin n’est pas comparable aux autre secteurs. C’est vrai il y a moins d’utilisateurs Bitcoin mais l’infrastructure est la et c’est celle-ci qui consomme l’énergie … Vous n’avez donc pas lu l’article ? Qu’il y aie 320 millions ou 8 milliards ce n’est pas ça qui va changer la consommation du réseau car je le répète l’infrastructure est la et est opérationnelle.<br /> Par contre si à l’inverse on prend 320 millions de transports en circulation contre 8 milliards oui ça changera tout …<br /> De plus ça ne veut pas dire que 8 milliards d’individus doivent s’équiper de machines pour faire tourner Bitcoin… Il suffit d’utiliser un smartphone pour faire une transaction, comme on utilise son smartphone pour faire une transaction bancaire… Il y en aurait plus de 5 milliards de smartphones en circulation actuellement …<br /> Vous comprenez cela ? Avez vous lu l’article ? Comprenez-vous que c’est l’infrastructure en place qui consomme la plus grosse partie d’électricité et non l’utilisateur en soi … ?
Fitz557
Le problème de mentionner des études « qui valent ce qu’elles valent », c’est que souvent ce ne sont pas des études publiées dans des journaux sérieux à comité de lecture, mais des rapports publiés sur des sites qui ne servent qu’à promouvoir les cryptos. Du coup à moins d’aller vérifier soi-même les données et la méthodologie, c’est justement impossible de savoir ce qu’elles valent.<br /> Aller écouter ce que disent les experts, entièrement d’accord, mais de quels experts est-ce qu’on parle?<br /> Concernant l’étude de Mora et al., il y a eu plusieurs critiques qui ont été faites dans différents journaux, y compris dans Nature, où l’étude de Mora et al. était publiée.<br /> Est-ce que les journaux grand public devraient reprendre ce que dit une étude sans attendre ce qu’en dit le reste de la communauté scientifique? Ben non, évidemment. Le principe de la science, c’est justement de pouvoir critiquer ce qu’elle produit. Et ça prend du temps pour avoir une réponse valable.<br /> Mais c’est pas une raison pour tout mettre sur un même pied. Les rapports des sites de crypto ne sont pas des études scientifiques et ils ne peuvent pas servir à les contrebalancer.
Yoyoking
Les cryptos c’est mal, inutile, et moins utile que du vent. L’énergie et les composants utilisés pour cette saleté, c’est gaspillé. Le seul intérêt, argent facile pour ceux qui s’y sont pris à temps. L’idée de base : on remplace l’argent réel par le bitcoin, dans les faits, on transforme le bitcoin en argent réel parce qu’on n’peut rien en faire d’autre.
Roster1
On va vers le lighting et les Alt en Pos
cyrano66
« l’amélioration du réseau Bitcoin en matière d’efficacité technologique et de mix énergétique durable ».<br /> Ah ben on est sauvé le bitcoin tourne au renouvelable.<br /> Splendide exemple de greenwashing<br /> Et pure arnaque intellectuelle.<br /> L’énergie électrique n’est pas une matière infinie.<br /> L’énergie n’est produite qu’à la demande pour maintenir le réseau en tension.<br /> Visiblement ça rentre toujours pas dans les esprits.<br /> En conséquence Si il y’a mix il y’a achat de volume d’électricité verte sur le marché.<br /> Donc le minage ne promeut pas le développement du renouvelable il effectue une<br /> Confiscation d’énergie renouvelable à son bénéfice.<br /> En d’autres terme si t’achète des certificats d’énergie verte pour miner c’est autant de volume d’énergie verte indisponible aux autres. Qui eux pour le coup vont faire tourner leurs réfrigérateurs superflues au charbon (les cochons !)<br /> Quant au mythique « le bitcoin ça utilise l’énergie renouvelable excédentaire »<br /> J’en rigolerais encore si le sujet n’était pas préoccupant.
tux.le.vrai
si tu as dis ici<br /> "S’il n’y avait pas bitcoin, l’energie irait juste ailleurs. "<br /> En réalité, l’énergie ne serait pas produite. (à moins que celà soit à un très rare moment ou il y a un exédent de prod, mais ce n’est pas du tout d’actualité, d’autant plus avec la crise énergétique actuelle.
Wen84
Ben non. Parce que je ne parle pas de la production de l’energie, mais de la consommation. Les besoins en terme de consommation actuels ne cessent de monter indépendament de bitcoin. Donc comme je dis : C’est pas le coeur du probleme bitcoin juste la périphérie
tux.le.vrai
Toute l’énergie consommée par le bitcoin DOIT être produite.<br /> Pas de Bitcoin, pas de consommation liée au Bitcoin, pas d’électricité produite à hauteur de la consommation du Bitcoin. Sachant que l’électricité est aujourd’hui la plupart du temps polluante à fabriquer, et qu’aujourd’hui, il en manque.
Wen84
Oui. Et je n’ai pas dit le contraire. Mais l’un dans l’autre, je repete : Bitcoin ou pas de bitcoin, le probleme energetique demeure (Et tu le dis toi même). En fait, c’est un peu le meme genre de réaction épidermique que lors du covid. On aime donner des coups d’épée dans l’eau, parce que ça fait parler
tux.le.vrai
oui, le Bitcoin n’est pas seul responsable de la crise énergétique, mais en tout cas, sa consommation est plutôt mal venue.
Wen84
Ce n’est pas qu’elle n’est pas seule responsable. Elle n’est pas responsable. La consommation n’est qu’une conséquence inévitable du fait que l’energie est actuellement accessible. Le vrai probleme n’est pas la consommation, mais le fait que tout notre économie est basé sur de l’energie fossile qu’on ne peut pas remplacer du jour au lendemain. C’est simple tout ce qu’on produit est basé là dessus. Et je ne parle là que de la partie besoin energetique, meme pas de la partie pollution. Je dis juste que faire la guerre au bitcoin ne résoudra rien (Au pire, ils seront utilisé ailleurs qu’en France), c’est frapper contre un tsunami pour le ralentir.
tux.le.vrai
Oui, la guerre au bitcoin ne résoudra pas tout.<br /> Elle résoudra le problème à la hauteur de ce que le bitcoin consomme,et c’est selon mon point de vue, astronomique par rapport à son utilité.
Wen84
Si y avait une solution simple pour interdire le bitcoin, je pourrais le concevoir. Probleme ce n’est pas le cas. Je repete : C’est taper avec une épée contre des vagues. Mais bon dans une société devenue hysterique et en panique, rien ne me surprend . Tout comme Hadopi n’etait pas une solution pour empecher le piratage, il n’y a pas de solution contre le bitcoin. Ah si peut etre une que je trouve pertinente : Continuer de proposer mieux et plus efficace. Precisions : Factuellement, je m’interesse que peu aux blockchain en général, j’ai juste l’impression de voir un débat qui revient en boucle, mais sur un autre sujet. Là dessus, j’ai dit tout ce que j’avais à dire, je ne reviendrais plus sur cet article ^^
ld9474
C’est pour ca qu’on définit les sciences « dures » et les autres. L’économie comme l’histoire est une science humaine. La différence est que même si on reproduit le même contexte on a pas forcément le même résultat.
Bombing_Basta
Le problème c’est que pour les gens, la science est absolue, donc dire que l’économie est une science fait croire à beaucoup que le modèle économique qui fait tourner le monde, très mal pourtant, est absolu, inchangeable, qu’un autre modèle n’est pas possible, et que le monde s’effondrerait si on changeait ce modèle.<br /> Voilà pourquoi il ne faudrait pas appeller ça une science.
thurim
Encore une fois, tu mélanges la discipline est la politique.<br /> Etudier le concept d’offre et de la demande, de socialisation de l’activité, des impacts de politiques fiscales, c’est une approche scientifique.<br /> Décider d’être dans une économie capitaliste, de socialiser l’activité industrielles, ou d’avoir des aides sociales, c’est une POLITIQUE économique.<br /> Si tu refuses le terme de science économique car tu n’es pas satisfait de la politique économique à laquelle tu es confronté, c’est un autre sujet. Mais les mots ont une définition, et ce n’est pas à nous de les modifier en fonction de nos idées (sinon, il ne sera plus possible de communiquer).
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