Bitcoin à l’assaut du méthane perdu

Cyril Fiévet
Cyberculture
17 juin 2021 à 16h04
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Methane

Plusieurs entreprises ont développé des solutions pour éviter de brûler du méthane, jusqu'alors gaspillé ou rejeté dans l'atmosphère par les puits de pétrole. En attendant que disparaisse l'exploitation pétrolière, Bitcoin peut-il la rendre plus propre ?

« Nous aidons les producteurs de pétrole et de gaz à réduire leurs émissions et à fonctionner plus efficacement ». C’est ainsi que Upstream Data , entreprise canadienne fondée en 2017, décrit sa mission. Sa solution ? « Coupler des datacenters modulaires de minage Bitcoin à des moteurs à gaz naturel, pour convertir l'énergie perdue en travail utile tout en la monétisant ».

Et la démarche est loin d’être isolée, en tout cas en Amérique du Nord. Aux Etats-Unis, Great American Mining « monétise le gaz gaspillé, irrécupérable et sous-évalué dans l'industrie pétrolière et gazière, en l'utilisant comme source de production d'énergie pour l'extraction de bitcoins ». EZ Blockchain propose également « une solution pour le problème actuel du gaspillage d’énergie sur les champs de pétrole » à base de containers abritant des mineurs Bitcoin, tout comme le fait Giga Energy Solutions au Texas depuis fin 2020.

Le fléau du flaring

Pour comprendre l’intérêt de ces solutions, il faut savoir comment fonctionne l’extraction de ressources fossiles. En particulier, quand on retire le pétrole brut des couches souterraines, il contient du gaz, jusqu’alors présent sous forme liquide mais qui, du fait des différences de pression, s’échappe sous forme gazeuse en remontant à la surface. De grandes quantités de gaz sont ainsi libérées en permanence : sur certains puits, l’extraction d’un mètre cube de pétrole peut conduire à libérer plusieurs dizaines voire centaines de mètres cubes de gaz naturel...

Il existe différentes façons d’utiliser ce gaz, comme le stocker, le réinjecter dans les sous-sols ou le convertir en combustible via pétrochimie (transformer le méthane en méthanol par exemple). Mais en pratique, ces solutions sont lourdes et coûteuses, et la grande majorité des exploitations pétrolières ne les utilisent pas. Après tout, le gaz n'est qu’un effet de bord de l’extraction pétrolière, dont la seule finalité reste... le pétrole. Et comme une large part de ce gaz est du méthane, hautement dommageable pour l’environnement, le laisser s’échapper dans l’air n’est pas une option. Ce gaz est donc tout simplement brûlé, sans autre forme de procès et sans qu’il ne soit transformé en une quelconque source d’énergie.

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© Copyright Richard Webb, Creative Commons

Ce principe, appelé « torchage du gaz » (ou en anglais « gas flaring », plus usité) se traduit par les torchères de feu que l’on voit surplomber les puits de pétrole, les plates-formes pétrolières offshore ou les raffineries. Même si l’industrie pétrolière souligne que libérer ce gaz dans l’atmosphère sans le brûler serait bien pire en terme d’impact environnemental, beaucoup arguent que le flaring est à la fois un gaspillage d’énergie et une véritable catastrophe écologique.

De fait, les chiffres donnent le tournis. Comme le note la Banque mondiale, « des milliers de torchères sur les sites de production de pétrole partout dans le monde brûlent environ 140 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, provoquant l'émission de plus de 300 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère ». Une énorme gabegie, puisque « si cette quantité de gaz était utilisée pour la production d'électricité, elle pourrait fournir environ 750 milliards de kWh d'électricité, soit plus que la consommation électrique annuelle actuelle de l’ensemble du continent africain ». Au plan écologique, la facture est lourde : à lui seul, le flaring représente presque 1% des émissions globales de CO2. Et à cela s’ajoute le fait que les torchères ne sont pas parfaites et ne brûlent que 97 ou 98 % des gaz, ce qui signifie que 2 ou 3% du méthane — un gaz contribuant jusqu’à 80 fois plus que le CO2 au réchauffement climatique — s’échappe dans l’atmosphère sans être brûlé.

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Le site SkyTruth.org permet de visualiser les torchères actives en temps réel

Pour endiguer ce fléau, la Banque mondiale a lancé en 2015 « Zero Routine Flaring by 2030 », une initiative internationale pour inciter à l’arrêt complet du flaring de routine d’ici à 2030 (il existe également du flaring occasionnel, par exemple pour des opérations de maintenance ou de sécurité, mais qui concerne des volumes bien moindres). 

Reste à savoir comment s’y prendre pour mettre un terme à une pratique vieille de 150 ans. Et c’est là que Bitcoin entre en jeu.

Mining contre flaring

Comme le soulignait le Forum économique mondial (WEF) en février dernier, « mettre un terme au flaring d’ici 2030 est possible — mais cela coûterait de l’ordre de 100 milliards de dollars ». Et toutes les technologies envisagées pour le faire ne sont pas économiquement viables. « Les petites unités de production d'électricité modulaires, les unités de gaz naturel liquéfié modulaires montées sur camion et les systèmes intégrés de gaz naturel comprimé sont des alternatives viables au torchage, mais elles peuvent être coûteuses, voire déficitaires, pour un opérateur », rappelle le WEF. Or, Bitcoin peut changer la donne.

Pour Great American Mining (GAM) , le fait de s’allier, pour les producteurs de pétrole et de gaz d’un coté et les mineurs Bitcoin de l’autre, « coule de sens ». « Les producteurs d’énergie qui cherchent à accroître leurs revenus peuvent le faire en vendant leur gaz aux mineurs Bitcoin. Mieux encore, s’ils ont un peu plus le goût du risque, ils peuvent utiliser leur gaz pour extraire eux-mêmes des bitcoins, dégageant plus de valeur du contenu énergétique de leur gaz qu'ils ne le pourraient par N'IMPORTE QUEL autre mécanisme », explique l’entreprise. En somme, Bitcoin apporte une incitation financière à éviter le flaring. Comme le souligne GAM, « éliminer les déchets est incroyable. Le faire d'une manière qui rend également les producteurs d’énergie plus rentables est une véritable aubaine ».

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De installations modulaires pour miner - © Great American Mining

Et cette aubaine pourrait aussi se vérifier au plan écologique. « Bitcoin apporte une solution au gaspillage et torchage de gaz, depuis toujours source de déchets dans l’industrie du pétrole et du gaz. Cela peut avoir un impact environnemental considérable au fil du temps et c’est une solution totalement évolutive », résume Upstream Data . Le plus petit mineur Bitcoin qu’elle propose, fonctionnant sur un groupe électrogène au gaz naturel de 50 kW, « élimine plus de170 000 mètres cubes de méthane par an », assure-t-elle, tandis que « certains producteurs de pétrole utilisent des moteurs de taille 10 fois supérieure, donc éliminent 10 fois ce volume de gaz résiduaires »

Beaucoup des entreprises proposant de limiter le flaring via le mining Bitcoin soulignent combien la convergence des deux mondes arrive à point nommé. « Il faudrait des années pour développer et construire toutes les infrastructures nécessaires pour résoudre le torchage à grande échelle », note EZ Blockchain, qui souligne combien sa solution alternative, à base de containers mobiles et modulaires, peut être déployée rapidement et sans le moindre investissement initial de la part du producteur pétrolier ou gazier. Les containers sont installés en 24 ou 48 heures et, sans être connectés au grid électrique, génèrent des bitcoins dès qu’ils sont mis en marche — tout en éliminant le flaring du gaz utilisé pour les alimenter.

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Les effets du mining : moins de flaring - © Great American Mining

L’intérêt récent pour ces solutions tient toutefois aussi à l’augmentation significative du cours du bitcoin. Comme le décrit le PDG de EZ Blockchain, « les industriels du pétrole et du gaz étaient peu attirés par Bitcoin en 2018 ». Mais, alors que s’accentue fortement la pression gouvernementale et médiatique sur la question climatique et environnementale, les moyens pour limiter ou stopper le flaring sont toujours aussi coûteux, tandis que Bitcoin s’est démocratisé et son cours a explosé. En juin 2018, un bitcoin plafonnait à 8 000 $, mais il vaut quatre fois plus aujourd’hui. Même si elle reste liée à la volatilité de la cryptomonnaie sur les marchés, l’équation financière n’est donc pas comparable — Bitcoin est plus « attirant » aujourd’hui, d’autant qu’il jouit désormais du soutien appuyé d’entrepreneurs, d’institutions ou de responsables publics.

Le datacenter comme alternative au flaring

Le principe d’utiliser du gaz habituellement gaspillé ou brûlé ne se limite du reste pas à Bitcoin. Crusoe Energy propose toute une gamme de datacenters captant l'énergie gaspillée pour alimenter des systèmes informatiques avancés, que ce soit dans le domaine de l’intelligence artificielle et du deep learning, du calcul scientifique ou du minage de cryptomonnaies.  

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Sa solution « d’atténuation numérique du torchage » élimine jusqu’à 98% du méthane et 63% de l’équivalent CO2, par rapport au flaring. Et l’entreprise est en plein essor : opérant déjà 40 containers mobiles minant des bitcoins, elle compte en avoir rapidement une centaine tout en doublant ses effectifs, après une levée de fonds de 128 millions de dollars en avril 2021.

Et les gros acteurs de l’industrie pétrolière semblent attirés par ce type de solutions, en tout cas en Amérique du Nord. Comme le note Reuters , au moins deux gros producteurs de pétrole cotés en bourse, dans le Dakota du Nord et au Canada, utilisent déjà Bitcoin pour limiter leur flaring, tout comme le plus gros producteur de pétrole de l’état du Montana. Et de nouvelles lois incitant fiscalement les producteurs de pétrole à générer de l’électricité sur site pour éviter le flaring ont été récemment adoptées par plusieurs états, ce qui pourrait encore accroître l’intérêt de cette industrie pour les datacenters et le cryptomining.

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Les containers pour miner sont souvent déconnectés du grid - © EZ Blockchain

Le (faux ?) problème écologique de Bitcoin

Bitcoin pourrait donc s’avérer une solution inédite et utile pour aider à résoudre l’épineux problème du flaring. Mais, à l’inverse, le gaspillage et la pollution inhérentes à l’industrie pétrolière pourraient aussi être une opportunité pour Bitcoin.

En mai dernier, Elon Musk avait relancé le débat ancien de l’impact écologique de Bitcoin, en annonçant que Tesla acceptera les paiements en bitcoin quand le mining sera plus respectueux de l’environnement. L’annonce a suscité une forte controverse et semble avoir renforcé les clivages. D’un côté, les détracteurs de Bitcoin estiment qu’il représente une gabegie énergétique et un désastre écologique pour la planète,  sachant qu’une partie du mining repose encore sur des centrales au charbon. De l’autre, de nombreux experts affirment au contraire que Bitcoin est une solution écologique , puisqu’il repose déjà pour une large part sur des énergies renouvelables (selon les études, entre 39 et 73% de l’électricité utilisée par Bitcoin provient d’énergies renouvelables) et permet en outre d’absorber des surplus énergétiques (notamment d’origine hydroélectrique) qui seraient perdus sans cela.

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Des mineurs Bitcoin qui tournent au gaz habituellement perdu © EZ Blockchain

Le problème du flaring ajoute une intéressante composante à la conversation. Comme le note GAM, « les mineurs Bitcoin peuvent désormais utiliser du gaz gaspillé ou sous-utilisé dans la chaîne de valeur du gaz naturel pour faire diminuer leur coût de consommation électrique jusqu’à 0 $ ». Du point de vue des mineurs Bitcoin, utiliser du gaz forcément bon marché, puisque de toute façon destiné à être brûlé sans contrepartie, peut donc s’avérer rentable tout en contribuant à limiter les émissions nocives — et à rendre Bitcoin « plus vert » (comme le souhaite Elon Musk , d'ailleurs).

Au plan global, l’enjeu est de taille. Comme le calcule Braiins , l’un des plus anciens mineurs Bitcoin en Europe, le flaring de gaz naturel aux Etats-Unis équivaut à environ 1520 milliards de BTU/jour (British Thermal Units), soit « une énergie perdue qui pourrait être utilisée pour générer 162 TWh/an d’électricité ». Or selon le Cambridge Center for Alternative Finance, Bitcoin utilise actuellement 116 TWh/an . Ce qui signifie que « le gaz gaspillé et brûlé en pure perte, rien qu’aux Etats-Unis, pourrait suffire à alimenter l'ensemble du réseau Bitcoin en électricité ».

Au final, on comprend que la consommation électrique de Bitcoin et le problème du flaring pourraient être de plus en plus étroitement liés — et que le sujet de l’impact environnemental de Bitcoin est plus complexe qu’il n’y paraît.

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bennukem
La vraie solution est que le bitcoin consomme moins via autre chose que la pow. ET que ce brûlage à perte de gaz cesse d’exister
Nmut
Quelle curieuse façon de penser. Un gaspillage n’en est pas un parce que cela remplace un autre gaspillage?<br /> Oui, on peut considérer qu’utiliser cette énergie totalement perdue est une avancée. Mais non, cela reste du gaspillage d’énergie par rapport à une utilisation pour meilleur bénéfice pour la société (le bitcoin ne «&nbsp;concerne&nbsp;» que le profit et les échanges de quelques millions, voir milliers de personnes). Pourquoi ne pas ré-injecter cette énergie dans le réseau, voir pour alimenter les sites de pompage / raffinage qui sont très énergivores? Je sais, je connais la réponse hein, c’est une question financière, c’est plus rentable à très court terme! <br /> Ce qui est curieux, c’est que les industries pétrolières qui se sont penchées avant tout le monde, et avant que green washing soit à la mode, sur leur impact et sur le long terme (beaucoup d’études ont eu lieu dans les années 70 à 80), finalement retombent maintenant dans leur travers.
lefranstalige
POW est aujourd’hui la seule méthode de validation qui permet d’offrir une réelle décentralisation. POS est une centralisation du réseaux, les autres méthodes de validations (ex. Proof of Space): lol
MattS32
Nmut +1<br /> Lefranstalige &gt; En quoi le POW est-il plus décentralisé que le POS ?<br /> En POS, ton «&nbsp;pouvoir&nbsp;» sur le réseau est proportionnel au capital que tu choisis d’immobiliser dans ce but.<br /> En POW, ton «&nbsp;pouvoir&nbsp;» sur le réseau est proportionnel à la puissance de calcul dont tu disposes, donc fondamentalement, au capital que tu as immobilisé pour bénéficier de cette puissance de calcul.
lefranstalige
Sauf si tu as pré-miné une grosse partie du capital avant de lancer ton projet. En plus, PoS, qu’on le veuille ou non, on ne vérifie pas la validation mathématique de la transaction mais si la validation de la transaction a été correctement déléguée. C’est une grosse différence.<br /> Dans les gros projets, aucun POS n’existe. Ethereum y pense mais il y a encore au moins 1,5 an de développement selon Vitalik lui même il y a moins de deux semaines. Donc j’attends de voir.<br /> Quant à Ethereum, un petit group peut encore décider la méthode de rétribution des validateurs et de l’émission des ETH2… donc ultra-centralisé.
lefranstalige
peut-être qu’il n’y a pas de réponse simple à ce problème complexe;<br /> ton raisonnement part du principe que le minage de Bitcoin est un gaspillage. Si Bitcoin continue son histoire comme il le fait depuis plus de 10 ans, ça deviendra peut-être plus évident pour toi dans quelques années.<br />
MattS32
lefranstalige:<br /> Sauf si tu as pré-miné une grosse partie du capital avant de lancer ton projet.<br /> Ben non, c’est pareil. Si c’est du PoS tu peux choisir de l’immobiliser pour miner, si c’est du PoW tu peux le dépenser en matériel pour miner… Tu peux donc aussi partir avec une longueur d’avance…<br /> lefranstalige:<br /> on ne vérifie pas la validation mathématique de la transaction mais si la validation de la transaction a été correctement déléguée.<br /> Il n’y a pas de «&nbsp;validation mathématique de la transaction&nbsp;». Les calculs en PoW ne servent PAS à valider la transaction, ils servent uniquement à déterminer à qui on délègue cette validation (le premier qui trouve la solution à un problème mathématique, problème qui est juste un calcul de somme de contrôle, il n’a rien à voir avec la validation des transactions). La validation des transactions en elles même (ie vérifier que chaque transaction est bien signée avec la bonne clé, qu’elle ne dépasse pas le solde du portefeuille source, etc…), elle est totalement indépendante du fait d’être en PoW ou en PoS, et elle peut être faite par tout le monde, avec une puissance de calcul relativement minime.<br /> Pire, en PoW, on n’a aucun moyen de vérifier que cette délégation s’est faite dans les règles : on sait qui est le premier à avoir trouvé la solution, mais on n’a aucun moyen de vérifier s’il a trouvé la solution dans les règles (ie par bruteforce) ou s’il l’a trouvée parce qu’il a découvert une faille dans l’algorithme…<br /> Alors qu’en PoS, quelqu’un qui trouve une faille dans l’algorithme ne pourra pas pour autant obtenir la délégation à la place d’un autre.<br /> lefranstalige:<br /> Quant à Ethereum, un petit group peut encore décider la méthode de rétribution des validateurs et de l’émission des ETH2… donc ultra-centralisé.<br /> Mais ça ça n’a rien à voir avec le débat PoW/PoS… C’est un choix sur l’organisation du réseau.
Helios
Bitcoin est du profit pour certain ou la préservation de l’épargne et la protection contre la censure financière pour beaucoup d’autres. Juger Bitcoin avec un regard d’habitant de pays développés c’est ne pas comprendre une bonne partie de ce qu’il permet. Le taux d’adoption de Bitcoin est le plus élevé dans des pays comme l’Argentine, le Venezuela, le Vietnam ou le Nigeria.<br /> Très bon article de fond sur le minage de Bitcoin.
c_planet
«&nbsp;En attendant que disparaisse l’exploitation pétrolière&nbsp;»<br /> ah, ah, ah, merci, j’ai bien ri.<br /> Regarde autour de toi, là où tu es assis, où tu te couches, où tu travailles, où tu ch…; de tes chaussures au spot du plafond, tout est issu de l’industrie pétrochimique. Le jour où l’on revient en arrière, c’est à tes aïeux du Moyen-Age que tu expliqueras le flaring resume upstream, …
pecore
Le système du torchage est une honte et il est scandaleux que depuis tout ce temps on ait pas trouvé le moyen d’arrêter cela, alors qu’on va sur Mars et qu’on a trouvé un vaccin pour une maladie totalement nouvelle en un an et quelques.<br /> Et donc, la solution, pour éviter du gaspillage et de la pollution, on va faire du bitcoin, c’est à dire une autre forme de gaspillage et de pollution. Et en plus on va trouver le moyen de dire que c’est formidable. Il y vraiment des fois où je désespère de ce monde.
pecore
Mais pour tous ces pays une autre cryptomonnaie moins énergivore (et moins volatile mais ça c’est un autre débat) que le BTC conviendrait tout aussi bien. L’emploi du BTC n’est dû qu’au lobbying et au fait qu’il soit le plus ancien et le plus connu.
Blade_Hunter
Une étude de 2004 établissait que 8% de la consommation totale d’électricité résidentielle au Royaume-Uni provenait des appareils électriques et électroniques conservés en permanence en mode de veille. Le téléviseur qu’on laisse en stand-by, ou les chargeurs de smartphones constamment branchés, alimentent cette consommation “fantôme” qui, si elle provient de sources non renouvelables, font de nous, consommateurs paresseux, non seulement des gaspilleurs mais aussi des pollueurs. et personne en parle? seulement en usa cela gaspille le double que BTC en une année… je te laisse googler ça… desolé je ne peux pas envoyer de liens ici… tu pourra trouver dizaine d’etudes
pecore
Pas la peine de chercher, je n’ai aucune problème à le croire, hélas.<br /> Je ne comprend juste pas en quoi le fait qu’il y ait d’autres gaspillages équivalents ou pires que le BTC rend son emploi plus acceptable. D’ailleurs d’une manière générale je ne comprend pas cette manière d’argumenter assez rependue qui consiste à dire: «&nbsp;oui mais untel il a fait pire&nbsp;» lorsqu’on veut défendre quelqu’un ou quelque chose. D’abord, on s’en fiche de ce qu’untel a fait et ensuite cela n’excuse rien des agissements des autres.<br /> Il en va de même ici. Ton raisonnement est l’inverse de ce qu’il devrait être. Il reviens à dire que de toutes façons, il y a du gaspillage d’énergie et que du coup cela ne fait rien si on en fait encore plus. C’est une position cynique voire même nihiliste mais surtout, j’insiste sur ce point, ça n’excuse absolument pas le gaspillage d’énergie et la pollution associés au Bitcoin.
Blade_Hunter
ok c’est ton point de vue … tout ce passe si vite…on verra das quelques années
pecore
En effet, les quelques prochaines années risquent fort d’être… intéressantes et les échanges d’avis sur le sujet vont continuer d’être animés encore quelques temps.
Blade_Hunter
peut etre tu prefere une evolution POS ploutot qu’une POW sur btc? comme sur ETH 2.0? je ne saurais pas contre si la community pensait qu’un fork pareil soit souhaitable… bitcoin est en evolution contiuelle
pecore
Oui, je préférerai sans aucun doute.
Blade_Hunter
les voies de Satoshi sont impénétrables <br /> [quote=« pecore, post:19, topic:448760, full:true »]<br /> Oui, je préférerai sans aucun doute.<br /> [/quote] tout mise a jour est possible… Taproot est « seulemement » le dernier nouveau exemple sur les possibles evolutions sur la BC de BTC
Nmut
Je pense que tu n’as pas compris le sens de mon idée de gaspillage. Pour moi, dépenser plusieurs kwh pour une transaction (et par principe ça ne peut qu’augmenter), c’est un gaspillage parce qu’il y a des méthodes pour faire la même chose bien moins énergivores. Donc l’énergie pourrait être bien mieux utilisée, je ne porte pas de jugement sur l’utilité ou pas d’une crypto-monnaie, c’est un autre débat!<br /> @Helios<br /> Même réponse. L’utilité est là, le principe n’est par contre pas bon. Imagine que tout un pays (le Vénézuela au hasard ) utilise le bitcoin. Il faudrait qu’il augmente très fortement se production d’énergie pour couvrir ses propres besoins et s’assurer de ne pas risquer d’être à la merci de la Chine qui doit probablement être proche de posséder les 50% de la puissance de calcul qui peuvent déstabiliser le bitcoin. Et si tous les populations y passent, c’est la puissance totale qui va être un GROS problème.
cfievet
«&nbsp;Bitcoin ne concerne que… quelques milliers de personnes&nbsp;»<br /> Z’êtes sérieux là ?<br /> Rien que sur Blockchain.com, un seul porte-monnaie en ligne, ont été créés plus de 75 millions de porte-monnaie Bitcoin. my-wallet-n-users<br /> On dénombre plus de 20 millions d’adresses Bitcoin actives par mois depuis le début de l’année. Glassnode Studio - On-Chain Market Intelligence<br /> La plupart des analystes s’accordent à dire que le nombre d’utilisateurs de Bitcoin se compte en dizaines de millions de personnes, avec une augmentation croissante et significative d’année en année.<br /> Pour le reste, beaucoup de gens semblent considérer qu’avoir une monnaie transparente, sécurisée et indépendante de tout organe de contrôle (ou des pays) est loin d’être un «&nbsp;gaspillage&nbsp;».
pecore
Tant qu’ils ont toujours une monnaie étatique, voire plusieurs, vers lesquelles se tourner. Tant qu’un pays n’aura pas abandonné toute monnaie étatique au profit d’une cryptomonnaie je ne pourrai pas te donner raison sur ce point et je considérerai que ces annonce de type Salvador ne sont que des effets de manche à but plus ou moins avouables.
Nmut
Je parle de l’utilisation autre que la spéculation (ou même la curiosité). J’ai par exemple quelques wallets parce que j’ai codé des mineurs pour voir, par intérêt scientifique. J’ai pratiquement rien mais un paquet de wallets, et pas mal dont je pense que je n’ai plus les accès!<br /> Le problème n’est pas d’être 10 000 et 100 millions (cela reste rien à l’échelle mondiale), le problème est l’inefficience totale de la plupart des crypto monnaies par leur principe même (POW et difficulté croissante).<br /> A titre de comparaison, en France on fait en gros 15 milliards de transactions par carte bancaire pour un cout énergétique qui est une fraction du cout BTC alors qu’il n’y a que 10 millions de transactions BTC par an.<br /> Je le répète, je ne porte pas de jugement sur l’utilité mais sur le ratio utilité/énergie. Le principe de base est d’utiliser l’appât du gain pour lancer une crypto monnaie, ce n’est pas tenable sur le long terme. Qui peut imaginer multiplier la consommation d’énergie par un facteur énorme (à priori plus de 10) sans contrepartie sociale et environnementale?!?
Helios
Le nombre de kwh par transaction n’est pas une bonne échelle de mesure car Bitcoin ne sert pas uniquement à faire des transactions. Le minage sert à protéger le réseau, c’est avec les armées des Etats-Unis, des pays de la zone Euro ou encore de la Chine qu’il faut comparer la consommation énergétique.<br /> L’énergie nécessaire au minage n’est pas proportionnelle au nombres de transactions qui est de toute façon limité et est déjà proche de son potentiel maximum sur le niveau 1 du protocole. L’augmentation du nombre de transaction se fait sur le niveau 2 (lightning network qui ne nécessite pas plus de consommation électrique)<br /> La Chine n’a pas d’intérêt à s’attaquer au réseau alors que c’est potentiellement un outil qui peut lui permettre de mettre fin à l’hégémonie du dollar US.<br />
Nmut
1 - Effectivement, même si c’est un peu caricatural. Mais même en intégrant les armées le compte n’y est pas. De plus, le cout n’est pas seulement en conso électrique direct, il y a aussi un cout en matériel.<br /> 2 - L’existence même de surcouche comme le lightning network remet en cause l’utilisabilité d’une crypto monnaie, cette surcouche éloignant des buts initiaux de cette monnaie mais étant indispensable pour une utilisation quotidienne. J’admets par contre que mes estimations au dessus sont un peu caricaturales, il faudrait faire une vraie estimation de la consommation globale sur mettons 10% des transactions par cartes bancaires (mais je le rappelle aussi, les transactions par cartes bancaires sont une goutte d’eau dans les transactions électroniques…).<br /> 3 - C’est le cas aujourd’hui. Mais demain? La base des concepts est l’indépendance, la répartition et la redondance mais on voit bien que cela reste théorique, le risque existe.
lefranstalige
Pourquoi ne proposes-tu pas une alternative au lieu de désespérer?<br /> Autre point de vue, si c’était aussi simple, on aurait déjà trouvé…<br /> Mais bon, il est plus facile de dire autres ce qu’ils doivent faire plutôt que de se bouger le c… ou de se remettre en question.
lefranstalige
Le Salvador ne frappe pas sa propre monnaie et dépendait des USA et de son dollar. En gros quand les USA empruntent, le Salvador s’appauvri. Si tu ne comprends pas le mécanisme derrière, il est normal que tu ne comprennes pas l’intérêt de Bitcoin.<br /> De plus, 22% du PIB du Salvador vient de la diaspora. Utiliser Bitcoin au lieu des banques classiques, WesternUnion, et autres solutions traditionnelles permettra au pays d’économiser 10 milliards US.
lefranstalige
C’est un peu lourd d’entendre ce faux problème d’efficience. C’est à croire que certains ne veulent tout simplement pas comprendre ou se remettre en question…<br /> Le Lightning Network qui sera bientôt utilisé sur Twitter apporte la couche transactionnelle avec des transactions instantanées et aux frais ridicules sur la couche de settlement de la blockchain.<br /> Pour ceux qui comprennent l’anglais ou ceux qui savent utiliser Google translate:<br /> Lightning is 3.7 million times more efficient than Visa | by Luka | Medium.
Nmut
C’est vrai que je suis têtu! <br /> Mais tans que je n’ai pas la preuve d’une vraie solution efficace (les surcouches ne sont pour moi qu’une complexité ajoutée pour résoudre certains problèmes mais pas tous, et elles aussi des inconvénients), je ne change pas d’avis. Les quelques avantages ne sont pour moi pas suffisants pour une adoption globale, mais comme mathématicien et statisticien j’adore les bases scientifiques utilisées (algorithmies et sciences cognitives)!<br /> Et pur l’article que tu sites, on l’a déjà eu ici. Rapidement, je te donnes quelques pistes de ma réponse précédente (j’ai la flemme de chercher…): les comparaisons ne sont pas justes car ils comparent le couté énergétique bancaire global qui est infiniment plus que les transactions CB (il faut intégrer les transactions boursières, la gestion des produits financiers, une partie des assurances, …) et donc il faut multiplier par au minimum 1 million le nombre d’échanges à prendre en compte pour le réseau bancaire. Je reconnais aussi que le bitcoin (et encore plus l’ethereum) permettent bien plus que des échanges financiers (smart contracts, tokens, applis, crédits, …) pour un cout énergétique relativement faible.<br /> Et pour la vitesse du système bancaire, n’importe quelle banque fait des milliers à des millions d’opérations financières par secondes, difficile d’être au niveau pour le LN, je ne vois pas trop le calcul de l’article…<br /> Après, il y a probablement pas mal de choses qui m’échappent, l’écosystème bitcoin est très vaste et je ne comprends que la base mathématique.
pecore
Je n’ai pas besoin de «&nbsp;proposer&nbsp;» quoi que ce soit, la solution est connues et elle crève les yeux : récupérer ce gaz pour l’utiliser comme source d’énergie. Le soucis c’est qu’une simple logique comptable fait qu’il est jugé préférable de gaspiller de précieuses ressources et de polluer pour rien que les récupérer. C’est cela que le trouve totalement désespérant, tout comme la «&nbsp;solution&nbsp;» proposée.<br /> Quant aux états qui prétendent aller vers un système à base de cryptos, je ne dis pas que ce n’est pas une bonne idées pour certains d’entre eux, je dis que tant qu’ils continuerons à se reposer sur des monnaies étatiques en plus des cryptos au lieu de les abandonner purement et simplement, je n’y verrai que de l’hypocrisie.
lefranstalige
Peut-être que le monde est plus compliqué que ce que vous pensez…
pecore
«&nbsp;C’est compliqué&nbsp;» ou «&nbsp;ce n’est pas aussi simple&nbsp;» est une excuse trop souvent utilisée pour justifier des actes condamnables. En outre beaucoup de gens se plaisent à complexifier ce qui ne l’est pas pour le rendre incompréhensible aux non-initiés. Il y a une vieux sketch des inconnus sur le sujet.<br />
lefranstalige
Ce que je vois, c’est que tu te désoles que d’autres ne prennent pas les décisions que tu veux…<br /> Si tu veux quelque chose, bouge-toi et fais-le.<br /> Les «&nbsp;il suffit de …&nbsp;», «&nbsp;il n’y a qu’à…&nbsp;», il pourrait faire … au lieu de …"… si tu te crois meilleur, fais-le au lieu de critiquer les actions des autres.
Blackalf
On se calme et on reste dans le sujet, parce que comme d’habitude dés qu’il y a des amateurs de cryptomonnaies dans le coin, on décèle vite une aigreur sous-jacente, et le mépris n’est jamais loin.<br /> On se demande d’ailleurs pourquoi…si certains sont satisfaits de leurs investissements, pourquoi Diable sont-ils si agressifs envers ceux qui n’y croient pas ? ils devraient être zens et peu concernés par les avis contraires aux leurs, non ?
pecore
«&nbsp;Plusieurs entreprises ont développé des solutions pour éviter de brûler du méthane, jusqu’alors gaspillé ou rejeté dans l’atmosphère par les puits de pétrole. En attendant que disparaisse l’exploitation pétrolière, Bitcoin peut-il la rendre plus propre ?&nbsp;»<br /> Tu me dis, en gros, de faire avec mes petits bras quelque chose contre ça ou sinon je n’ai qu’à me taire. Réalises-tu au moins à quel point c’est absurde, intolérant et désagréable comme phrase et que cela ne fait honneur ni à toi ni à la position que tu défends.
lefranstalige
Avec tes petits bras, tu pourrais postuler dans une entreprise qui fait ça pour essayer de changer les choses. Blâmer les autres de ne pas mettre en oeuvre tes idées n’est pas constructif. Si ton idée est vraiment intéressante, elle fera son chemin.
kroman
C’est toujours du méthane perdu. Il ne le serait pas si l’énergie était employée de façon utile, par exemple en l’injectant sur le réseau.
carinae
C’est en effet une excellente question j’imagine parce qu’ils sont convaincus d’avoir raison et qu’ils ne veulent pas admettre que leur système n’est finalement peut être pas aussi parfait qu’ils le disent <br /> C’est un peu comme les linuxiens il y a 20ans : convaincus que Windows disparaîtrait car trop sujet a des attaques en tout genre puisque linux est parfait
Brobok
Big corporation bullshit!
loracle
J ai essayé de miner du bitcoin un peu, résultat la note d électricité qui explose et ma chambre qui est devenue un vrai fourneaux avec juste une carte graphique et un cpu, imaginer les fermes de minages pfff, donc rendre propre et niquer tout c est idiot.
Cynian90
Il manque pas un petit en tête contenu sponsorisé à l’article ?
mrassol
Nmut:<br /> Pourquoi ne pas ré-injecter cette énergie dans le réseau<br /> Parceque c’est pas startup complient
mrassol
anon11033308:<br /> Si tous les chauffages électriques étaient des mineurs, alors l’énergie aurait une double fonction. Celle de miner + celle de chauffer.<br /> il existe des systemes de chauffages issus de l’activité informatique dans certains batiments : Demain, tous chauffés par des data centers ? - Le Parisien
lefranstalige
Sponsorisé par qui? Le lobby Bitcoin (lol)
Brobok
Qu’est ce qu’il est bien documenté ce publi-reportage du crypto-banditisme, ça hume très fort le lobbying, avec plein de belles photos de 40MP prises au milieu du desert et tout et tout. Bientot ils vont essayer de vous faire croire qu’ils font de l’energie eolienne avec les ventilateurs de carte graphique ^^ LoL FdG!
lefranstalige
Bitcoin est bien plus efficient que le système traditionnel. Aujourd’hui, on estime que 40% de l’électricité utilisée dans le minage provient de sources durables. C’est bien mieux que les banques ou que l’industrie de l’or… on en parle du minage de l’or ou il n’y a que Bitcoin qui pollue?<br /> Avec l’arrêt de l’activité de minage dans certaines provinces en Chine, de nombreux mineurs qui utilisaient de l’énergie fossile arrêtent au profit de sociétés qui se créent ailleurs et qui fonctionnent avec des sources plus propres.<br /> Quand Elon Musk a expliqué que Tesla allait à nouveau accepter des Bitcoin quand 50% de l’électricité utilisée pour le minage proviendrait de sources propres, c’était bien calculé. Avec l’actualité de la Chine, on y sera vite.<br /> Pour info, lundi, la société de minage Bitfarms qui utilise 99% d’électricité issu de barrage hydraulique entre en bourse.<br /> Vous voyez Bitcoin comme un truc qui ne sert à rien qu’à enrichir les autres. Imaginez deux secondes que ça va peut-être transformer l’industrie financière… car c’est de plus en plus possible.
Cynian90
On fait du lobbying pour quelques millions de dollars, alors pour des milliards, il faut manquer une case pour croire que les millions de faux comptes pro crypto sur twitter sont l’oeuvre de Gérard dans le fin fond du vaucluse.
GeorgesC
et à part taper sur les crypto avez vous essayé de vous intéresser à comment ça marche et ce que ça apporte ?
Vanilla
Ça serait surtout complètement idiot.<br /> Un mineur de cryptomonnaie à une espérance de vie de seulement 1 ou 2 ans, après il devient obsolète de part l’arrivée d’un mineur plus rapide et de l’augmentation de la difficulté de minage. Donc dans ton idée, il faudrait sans cesse jeter ses radiateurs et en racheter d’autres… sinon ils finiraient par miner à perte H24 et coûteraient plus cher pour rien…
Cynian90
Ça apporte quoi ? Des transactions de 30 minutes vs 0.0001 minute pour Mastercard ?
philouze
«&nbsp;POW est aujourd’hui la seule méthode de validation qui permet d’offrir une réelle décentralisation. POS est une centralisation du réseaux, les autres méthodes de validations (ex. Proof of Space): lol&nbsp;»<br /> C’est simplement… faux.<br /> Le POS est devenu ultra centralisé entre les mains de baleines du minage, les autres font de la figuration,<br /> Le POW et plus particulièrement le POS-L présente exactement le même taux pratique de décentralisation, et surtout la logique d’autosurveillance à plus de 3 acteurs (plusieurs milliers en l’occurence) empêche toute logique d’accaparement.<br /> Le POS est plus sécure par principe et des études publiées ont étudiées la chose (Cardano est née en partie d’un travail universitaire)
philouze
"Bitcoin est bien plus efficient que le système traditionnel. Aujourd’hui, on estime que 40% de l’électricité utilisée dans le minage provient de sources durables. "<br /> On estime : qui ? les articles bidons des greenwashers ou le boulot de Cambridge sur le BTC ?<br /> En quoi BTC pourrait bien être plus efficace que le système traditionnel alors que tendanciellement il consomme autant pour servir une infime minorité d’happy few, dont 90% sont des spéculateurs ?<br /> Et en quoi gaspiller ces sources durables en BTC est une victoire ?<br /> La pos est une absurdité, vivement que ETH2.0 soit considéré comme un nouveau standard, la POW ainsi que toute logique de preuve de gâchis doit être littéralement bannie comme principe de sécurisation ou logique de recherche d’unicité.<br /> Ce truc n’aurait jamais du sortir d’un labo.<br /> Après les cartes graphiques, les disques durs remplis de vide, quelle absurdité et gaspillage de temps / ressource / énergie va t-on gager pour emporter la course à l’échalotte ?<br /> Je ne comprends même pas qu’on puisse défendre le truc.
mrassol
Si on sépare la blockchain de la spéculation financière :<br /> Oui la blockchain a un sens<br /> Non la spéculation n’a pas de sens, y’a déjà la bourse pour ca.<br /> Faut pas se leurrer, les crypto c’est de la bourse sans la régulation.
lefranstalige
Cynian90:<br /> Ça apporte quoi ? Des transactions de 30 minutes vs 0.0001 minute pour Mastercard ?<br /> Lightning Network, ça te dit quelque chose?
GeorgesC
la spéculation n’a pas été «&nbsp;inventée&nbsp;» par l’homme, c’est juste un comportement humain qui est une conséquence naturelle
GeorgesC
qu’apporte une monnaie qui n’est pas contrôlée par un organe centralisé ? qui fonctionne sans tiers de confiance ? la réponse est évidente pour un développeur…<br /> des pistes de réponse: de la propriété, des automatisations, du contrôle, des audits
GeorgesC
ne généralisez pas, c’est un biais cognitif…chaque personne est différente et une personne qui appartient à un «&nbsp;groupe&nbsp;» peut aussi bien dire des choses fausses que des choses vraies, ça dépend de la personne, pas du groupe.
MattS32
anon11033308:<br /> Si tous les chauffages électriques étaient des mineurs, alors l’énergie aurait une double fonction. Celle de miner + celle de chauffer.<br /> Là ça serait vraiment écologique !<br /> Non, toujours pas… Parce que un chauffage électrique qui mine, c’est uniquement du chauffage par effet joule, donc 1J d’électricité consommée pour 1J de chauffage obtenu.<br /> Quitte à se chauffer avec de l’électricité, il y a beaucoup plus écologique : les pompes à chaleur ou clim réversibles. On atteint aujourd’hui facilement 4J de chauffage pour 1J d’électricité consommée.<br /> Récupérer la chaleur des datacenters «&nbsp;utiles&nbsp;» pour du chauffage, oui, c’est écologique. Faire des calculs «&nbsp;inutiles&nbsp;» pour produire de la chaleur, non, ça ne l’est pas, on sait produire de la chaleur plus efficacement.<br /> lefranstalige:<br /> Bitcoin est bien plus efficient que le système traditionnel. Aujourd’hui, on estime que 40% de l’électricité utilisée dans le minage provient de sources durables.<br /> Non, Bitcoin n’est pas plus efficient que le système traditionnel. L’efficience ne se mesure pas au taux d’électricité d’origine renouvelable (surtout que c’est juste du greenwashing ça, faut regarder la source de production marginale de l’électricité, qui n’est jamais du renouvelable… si on enlevait la consommation du BTC, c’est pas la production renouvelable qui serait diminuée, mais bien la production charbon/pétrole), mais à la consommation par rapport au service rendu… Une transaction Bitcoin consomme autant d’énergie que 800 000 transactions dans le système Visa par exemple…
mrassol
la spéculation est un des fondement du capitalisme pour information … il n’y a pas ce principe chez les animaux, ca a donc été inventé par l’homme
GeorgesC
je ne vois pas le rapport, chaque espèce a ses propres comportements, le notre est ce qu’il est, aucun animal à part nous n’est capable de construire des fusées pour aller sur mars, si on spécule c’est parceque notre cerveau est câblé comme il l’est, c’est en nous, c’est un comportement, pas une «&nbsp;invention&nbsp;»
Martin_Penwald
C’est un peu comme les linuxiens il y a 20ans : convaincus que Windows disparaîtrait car trop sujet a des attaques en tout genre puisque linux est parfait<br /> Mais bien sûr … Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.
SplendoRage
Le BTC et les crypto, écologiques ? Sérieusement Clubic ? …<br /> Alors commençons déjà par le désastre écologique entrainé par la surconsommation de composants électroniques entrainant actuellement une pénurie sur les PSU et cartes graphiques ! Des pièces qui n’ont qu’un seul but, créer du «&nbsp;RIEN&nbsp;» pour des composants qui finiront à la benne dans 1 an ou 2 … ! Et puis, c’est bien connu, les crypto ont besoin de GPU complexe, de RT et Tensors cores pour miner … (Enfait absolument pas … C’est ironique hein …). Maintenant, sachant que plus de 60% des GPU produits en 2021 sont dans des fermes de minages, il faudrait m’expliquer le côté écologique de la chose alors que Nvidia et AMD ont produit autant de puces en 2021 que durant les 3 années précédentes confondues ! Oui … A titre de comparaison, Nvidia a produit autant de puces Ampere en UNE ANNÉE que de GPU Pascal ET Turing confondus !!<br /> Cela veut dire qu’effectivement, la surconsommation de GPU et de PSU que nous avons eu durant toute l’année 2021 est partit dans les fermes de minages pour créer de la crypto qui ne sert à RIEN ! Si ce n’est être un produit spéculatif à très haut risque …<br /> Et maintenant … Discutons un peu Energie. Le BTC et les crypto en général sont écologiques ? Ah bon … Ce n’est pourtant pas l’avis des habitants du Kazakhstan, de l’Iran, du Pakistan, de la Chine, et des habitants de l’état du Texas pour ne citer qu’eux. Depuis début 2021, les habitants des 4 pays susnommés souffrent de coupure de d’électricité quotidienne au point que la Chine à dû imposer 2 mesures : La première, l’interdiction de miner des crypto et la seconde, des coupures de courant hebdomadaires imposées aux usines afin de soulager la production d’électricité ! Au Kazakhstan, les coupures de courant sont TELLEMENT nombreuses et importantes, qu’elles mettent en péril la vie des habitants au profit des fermes de minages qui ont déménager depuis la Chine voisine.<br /> L’Iran, à qui la communauté internationale à finalement interdit la fabrication d’un réacteur nucléaire civil, sous pression américaine, est en proie aux même problèmes, avec des fermes cannibalisant toujours plus la production de courant.<br /> Et ce problème, s’étant même aux USA, puisque si vous vous souvenez de la coupure de courant dans l’état du Texas en plein hiver 2020-2021, celle-ci fut causée car les infrastructures n’ont pas pu supporter la charge à laquelle elle devait faire face entre la consommation électrique de la population qui devait faire face à des températures négative allant jusqu’à -20°C et la surconsommation des fermes de minages implantées dans l’état. Le résultat ? Le réseau tout entier a finit par sauter, provocant la plus grande panne d’électricité des USA depuis plusieurs décennies ! Et vous savez le plus drôle ?<br /> Pendant que la population crevait de froid et que le gouverneur faisait appel à la garde nationale pour aider la population, les fermes de minages continuaient de tourner à plein régime !<br /> Après, vous connaissez l’expression … La paille, la poutre … L’hôpital, la charité … Toussa, toussa …<br /> Oh … Dernière chose … Vous savez, les GPU qui font fonctionner nos chères cartes graphiques … Toutes ces puces de silicium, et bien, nous ne savons pas les recycler … Donc, tout ça, sont des matières premières qui sont définitivement perdues pour créer du RIEN à partir de RIEN et sur laquelle des Elon Musk et autres nous disent «&nbsp;c’est le futur de l’humanité&nbsp;» Bah ptain, on est VRAIMENT dans la mrde !
Sodium
La vraie solution est de supprimer le bitcoin …
pecore
On ne peut pas «&nbsp;supprimer&nbsp;» le bitcoin mais je te rassure il est structurellement voué à disparaitre, le cout du minage ne faisant qu’augmenter à cause du halving et à cause de l’augmentation du prix de l’énergie. Avant longtemps le minage ne sera plus assez rentable et les mineurs fermerons boutique, entrainant le prix du bitcoin dans caniveau. Plus personne ne s’y intéressera alors, vu que même son utilité pratique est des plus limitée et c’est sans doute à ce moment là que les Etats donnerons le coup de grâce en interdisant toutes les cryptos Proof of Work pour des raisons «&nbsp;écologiques&nbsp;».
Sodium
Si, on peut. Il suffit que les gouvernements aient les couilles de se rassembler, de se dire hopopop le libéralisme le libre échange tout ça c’est bien mais on se brise le cul à essayer de péniblement de réduire les émissions de co2, c’est déjà assez compliqué comme ça, la fête est finie vous arrêtez de me brûler de l’énergie pour produire du rien, le minage et l’échange de bitcoins stop.
pecore
Non, techniquement il n’est pas possible de supprimer le bitcoin car il est P2P. Il faudrait supprimer tous les mineurs et comme on aucun moyen de savoir où ils se trouvent précisément, c’est impossible. On peut l’interdire mais pas le supprimer, même avec tout le courage politique du monde.
kroman
S’il pouvaient faire quelque chose d’utile plutôt avec cette énergie, comme l’injecter sur le réseau…
Sodium
On peut bloquer les plateformes qui permettent de l’échanger contre de l’argent déjà. Oui, il restera toujours possible de faire ces échanges sur le dark-web etc, mais il perdra sérieusement de sa valeur le jour où il ne pourra plus être utilisé que pour des activités illégales. Il redeviendra donc ce qu’il est réellement, une donnée sans valeur intrinsèque.
Bombing_Basta
Nmut:<br /> Qui peut imaginer multiplier la consommation d’énergie par un facteur énorme (à priori plus de 10) sans contrepartie sociale et environnementale?!?<br /> Les mêmes qui défendent encore ce système qu’ils considèrent comme tenable alors que l’équation sensée le définir est une hérésie.<br /> Croissance infinie grâce à ressources infinies et main d’oeuvre + énergie infinie…<br /> Le tout sur une planète finie bien sûr…<br /> Le système mondial est basé sur le mensonge que la croissance continue est possible, c’est tout bonnement un système de ponzi (qui a dit «&nbsp;ah mais c’est pour ça que la crypto marche, car les gens sont anesthésiés par un système qui n’est q’une mascarade !&nbsp;»).<br /> La question est juste de savoir quelle génération va payer la facture pour tous ceux qui se sont gavés avant eux dans ce tertre de ponzi mondial et absurde.<br /> Bref, tant qu’il y a assez de ressources et d’énergie disponibles pour alimenter cette fuite en avant, tout roule, et on peut même faire croire qu’on améliore les choses à certains, comme par exemple en minant avec du gaz de pétrole.
luck61
Utiliser ce gaz pour faire de l’électricité pour miner du bitcoin serait écologique, on est en plein «&nbsp;Deni cosmique&nbsp;» regardez le sur Netflix. Le bitcoin pollue plus que d’autre cryptomonnaie, Algorand est plus écologique, le BTC est condamné comme les chaudières fiouls , trop polluant car ça rejete trop de CO2 qui contribue massivement à l’effet de serre
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