L'UE craint que l'Iran développe ses activités de cyberespionnage

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Le 31 janvier 2019
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Pixabay

La fragilisation de ses relations avec les gouvernements occidentaux pourrait pousser l'Iran à renforcer ses activités de cyberespionnage.

L'agence de sécurité numérique de l'Union européenne a fait part de ses craintes, lundi, de voir l'Iran déployer davantage de moyens pour développer ses activités de cyberespionnage face à la détérioration manifeste de ses relations avec l'Occident, alors que l'UE vient de sanctionner le pays pour avoir été impliqué dans une série de meurtres et de complots ayant visé des dissidents en France, aux Pays-Bas et au Danemark.

L'Iran dénonce une « guerre psychologique »

Les sanctions récemment imposées à l'Iran « vont probablement pousser le pays à intensifier les activités de cyber-menace parrainées par l'État dans la poursuite de ses objectifs géopolitiques et stratégiques au niveau régional », a précisé l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa) dans un rapport.

Du côté de l'Iran, on rejette le document en bloc, en dénonçant un stratagème faisant partie d'une « guerre psychologique déclenchée par les États-Unis et leurs alliés ». L'agence européenne, experte en matière de cybersécurité, considère que l'Iran fait partie, au même titre que la Chine et la Russie, des « trois cyber-acteurs les plus capables et les plus actifs liés à l'espionnage économique », ce que les trois puissances concernées nient, en rappelant que le ver informatique possiblement conçu par les États-Unis et Israël, Stuxnet, avait attaqué les centrifugeuses iraniennes d'enrichissement d'uranium il y a une dizaine d'années.

L'Europe prévoit de futures attaques en cas de non-respect de l'accord sur le nucléaire

Les hackers iraniens ont été à l'origine de diverses cyberattaques et campagnes de désinformation en ligne ces dernières années, révèle le fameux rapport. En novembre dernier, les USA ont inculpé deux pirates iraniens accusés d'avoir lancé une cyberattaque de grande ampleur, SamSam. Deux autres ont été sanctionnés pour avoir participé à l'échange des paiements de rançons de Bitcoin en rials, la monnaie iranienne.

L'Enisa prévient que si l'Iran ne respecte pas l'accord nucléaire conclu avec l'UE en 2015, les cyberattaques pourraient se multiplier.

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