François Bieber, Netaffiliation : "Le partenariat annonceur/affilié doit être équilibré"

Jérôme Bouteiller
26 décembre 2007 à 16h00
0
Directeur Général de NetAffiliation, François Bieber présente cette plate-forme française spécialisée dans l'affiliation par internet.

00FA000000711040-photo-fran-ois-bieber.jpg
François Bieber
JB - François Bieber, bonjour. Contrairement au e-commerce, le marché français de l'affiliation semble dominé par des acteurs étrangers (TradeDoubler, AffiliNet, Zanox, Valueclick... ). Comment expliquez vous cette situation ? Comment se situe une société française comme NetAffiliation ?

FB - De mon point de vue, le marché français n'est pas aussi dominé par des acteurs étrangers qu'on pourrait le croire. Affilinet et Zanox sont présents sur le marché français à travers le rachat d'acteurs Français. TradeDoubler est effectivement un acteur étranger qui occupe une place importante sur le marché. De son coté, l'activité de Valueclick sur le marché français s'appuie beaucoup sur des annonceurs internationaux.

J'explique cette situation par le fait que le marché Français de l'affiliation est un marché extrèmement concurrentiel. Les acteurs étrangers se disent qu'il est préférable de racheter un acteur Français. Ensuite, comment expliquer que des acteurs Français se soient fait rachetés ? C'est un débat global lié au fonctionnement du capitalisme français ...

Concernant le positionnement de NetAffiliation, nous avons vocation à devenir un des acteurs européens qui comptent dans le domaine de l'affiliation. Nous sommes aujourd'hui présents en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique et au Pays-Bas. Nous avons une stratégie claire pour notre développement international, selon 3 axes : croissance interne, croissance externe ou partenariats stratégiques.

JB - Votre plate-forme a été récompensée deux fois de suite. Que réclament vos affiliés ? de la rentabilité ? de bons programmes ? de la transparence ? de bons outils techniques ? Qu'est-ce qui vous distingue d'autres acteurs français ou étrangers sur ce marché ?

FB - Les récompenses, cela fait toujours plaisir. Cependant, je ne prends pas cela comme une couronne ou un piédestal, mais plutôt comme un encouragement pour l'équipe qui donne le meilleur d'elle-même pour les annonceurs comme pour les affiliés. Je pense avant tout que c'est notre démarche de service, aussi bien au niveau technique qu'en termes d'accompagnement et de conseil, qui a été récompensée. Cela m'incite à vouloir faire encore mieux.
Concernant les affiliés ils réclament un peu de tout cela à la fois :
- de la rentabilité : Il est évident qu'un affilié va ajouter du contenu publicitaire dans l'objectif principal de gagner de l'argent. Maintenant, il ne faut pas limiter l'affiliation à cela; c'est avant tout un partenariat entre l'annonceur et l'affilié qui doit être équilibré et rentable pour les deux parties. L'un de nos rôles, c'est d'assurer le bon équilibre entre l'intérêt de l'annonceur et l'intérêt de l'affilié.
- de bons programmes : Sur ce point, il me parait important de définir ce qu'est un bon programme. Un bon programme, c'est une bonne offre (annonceur, rémunération, supports de diffusion, animation, ...) qui rencontre au mieux sa cible d'affiliés. Vouloir limiter l'affiliation à quelques e-marchand à forte notoriété, c'est d'une certaine façon nier la valeur ajoutée d'une plate-forme. Je pense qu'en tant que plate-forme, nous devons aider les annonceurs à bien utiliser l'affiliation et aider les affiliés à diffuser les programmes qui leur correspondent le mieux.
- de la transparence et de bons outils : c'est un de nos leitmotivs au sein de NetAffiliation. Aujourd'hui, c'est devenu une condition nécessaire, mais pas suffisante. Il faut beaucoup plus que de bons outils pour qu'un annonceur ou un affilié aient envie de travailler avec vous. Au sein de NetAffiliation, nous travaillons la création de valeur, aussi bien pour nos affiliés que pour nos annonceurs.
Je pense que c'est justement cela qui nous distingue sur notre marché : cette exigence de de création de valeur permanente, qui se mesure à travers notre capacité à générer du résultat pour les annonceurs, et des revenus pour les affiliés.

JB - Publicité, Audiotel, affiliation, ... des sociétés comme Hi-Media ou se positionnent désormais comme des spécialistes de la “monétisation“. Pourriez vous également élargir vos métiers ou vous associer avec des acteurs complémentaires ?

FB - Notre métier est relativement récent. De ce point de vue, il est clair que nous réfléchissons à ce que devra être notre métier après demain et que nous agissons pour préparer celui de demain. Nous serons donc amenés à développer de nouvelles offres pour répondre au mieux à la demande des annonceurs comme à celle des affiliés. En fonction de la problématique, nous arbitrerons entre croissance interne, partenariat ou croissance externe. Nous avons déjà aujourd'hui de nombreux partenariats sur des métiers complémentaires. Si je prends un secteur comme le mobile, notre technologie est “mobile compatible“. Maintenant, si l'évolution du secteur nécessite des développements très spécifiques, nous chercherons au maximum à travailler avec des spécialistes du mobile. Nous avons beaucoup de projets pour 2008, mais je reviendrais vous les présenter en avant première lors de leur lancement.

JB - François BIEBER, je vous remercie.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

La Model 3 échoue lors d'une démonstration de son système de freinage autonome
Orange : un forfait 5G avec data illimitée pour 80 euros par mois pourrait être bientôt lancé
L'énergie nucléaire continue de perdre du terrain face au solaire et à l'éolien
RTX 3080 : de nombreux bugs chez les premiers acheteurs de modèles custom (MàJ)
Le code source de Windows XP en fuite sur les réseaux
Environnement : Renault vous invite à couper votre moteur devant les écoles
Quand Jean Castex avoue spontanément ne pas avoir téléchargé StopCovid
PlayStation 5 : le gameplay de Demon's Souls montré par Sony ne tournait pas en 4K
Beyond Good & Evil 2 : une enquête lève le voile sur un développement chaotique
scroll top