Sylvain GROSS, Public-Idees : “Nous sommes le dernier indépendant français de qualité"

Jérôme Bouteiller
30 novembre 2007 à 12h54
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Directeur général de public-idees, Sylvain GROSS présente la stratégie de cette agence française spécialisée dans l'affiliation. Il revient sur la consolidation en cours du marché et sur les ambitions de son agence, notamment à l'échelle européenne.

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Sylvain Gross
JB -Sylvain Gross, bonjour. Quel bilan dressez vous de ces deux premières années d'activité ?

SG -Nous allons bientôt finir notre deuxième exercice plein et nous sommes très enthousiastes ! En 2005, nos 6 premiers mois d'activité ont été pour nous une période intense ou nous avons construit un réseau d'affiliés et d'annonceurs autour d'un discours différenciant. 2006 a été pour nous l'année de la croissance où nous avons réussi à pénétrer le marché pour devenir un challenger intéressant.

En novembre 2007, notre chiffre d'affaires prévisionnel 2007 va augmenter de plus de 200% par rapport à l'année 2006... Si nous faisons face à un paysage concurrentiel recomposé, Public-Idées bénéficie d'un positionnement idéal : le statut d'acteur des plus créatifs tout en œuvrant sur un segment qualitatif. Notre bilan sur deux ans est au-delà de nos espérances et nous renforce dans l'établissement d'objectifs ambitieux pour l'année 2008...

JB -Souhaitez vous vous limiter à l'affiliation ou pourriez vous entrer dans de nouveaux segments du marketing interactif ?

SG -La question est au cœur de nos préoccupations. Très clairement nous n'irons jamais concurrencer les agences interactives. Le positionnement nous parait d'ailleurs contre nature... nous serions prescripteur de nos propres outils d'affiliation ? Dans ce cadre, le client doit bénéficier d'un vrai conseil et non avoir à disposition une palette d'outils emarketing. De la même manière, les agences ou assimilés qui souhaitent remonter la chaîne de valeur en se positionnant régie publicitaire ou plateforme d'affiliation font -à mon sens -une erreur stratégique majeure.

Nous souhaitons par contre beaucoup plus nous étendre sur le marché des solutions de marketing à la performance. Il existe encore beaucoup de segments à développer au sein de ce vertical... pourquoi pas sur d'autres supports ? Voir sur des mix off-line / on-line ?

JB -Le secteur est en pleine consolidation : Rachat de CibleClick, rachat de First-Coffee, rachat avorté de TradeDoubler par AOL. Vous voyez vous comme une proie ou comme un prédateur ?

SG -Nous sommes le dernier indépendant Français de qualité et cela attise les convoitises au fur et à mesure que notre taille augmente... Nous n'avons pas les moyens financiers d'un AOL et surtout nous ne sommes pas dans une nécessité de faire de la croissance externe pour survivre où se revendre à un meilleur prix... Bien au contraire ! Notre travail et nos résultats montrent qu'il est possible de devenir l'un des acteurs majeurs d'un marché tout en restant en dehors d'un groupe... Notre ambition de monter en puissance se ferra en priorité sur un développement organique même si nous restons à l'affût sur notre marché.

JB -Sylvain Gross, je vous remercie.
Modifié le 18/09/2018 à 14h33
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