Mobile : Steve Ballmer minimise la menace Google

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De passage à Tokyo pour promouvoir les nouveaux services Windows Live, le PDG de Microsoft Steve BALLMER a tenté de minimiser l'importance que l'on accordait à Google, alors même que la firme de Mountain View vient d'annoncer le lancement du projet Android pour se forger une position de choix sur le marché en plein essor du Web mobile. « Google n'est pas devant nous », aurait déclaré Steve Ballmer à la presse en reconnaissant toutefois que cette proposition ne s'appliquait pas au domaine de la recherche en ligne, où Google domine largement ses rivaux américains.

La façon dont la nouvelle suite Windows Live s'articule entre logiciels clients et services en ligne est interprétée par de nombreux analystes comme une réaction à la montée en puissance d'acteurs issus du Web comme Google ou . Cette nouvelle stratégie, baptisée « Software + Services », fait d'ailleurs en ce moment même l'objet de nombreuses sessions au TechEd, la rencontre annuelle des développeurs européens utilisant les technologies Microsoft. « Microsoft ne peut pas adopter une approche totalement nouvelle pour les services sur internet dans la mesure où il doit protéger Windows et Office », explique à ce sujet Toan Trann, analyste chez Morningstar, dont les propos sont rapportés par Reuters.

Dans le domaine du mobile, Steve Ballmer relativise toutefois les annonces formulées au sujet d'Android par Google et ses partenaires, en rappelant que Windows Mobile 6 avait reçu un très bon accueil lors de son lancement, et qu'il valait mieux attendre que les projets de Google aboutissent sur quelque chose de concret avant de commencer à soupeser ses chances sur ce marché. « Pour l'instant, ils ont lancé une annonce presse alors que nous avons plusieurs millions de clients, un bon logiciel, un large parc de machines compatibles », a résumé Ballmer avant de souhaiter la bienvenue à son concurrent.

Pour Nigel Clifford, PDG de la société britannique Symbian, la plateforme Android n'est « qu'une plateforme Linux de plus ». « Il y a déjà 10, 15, 20 ou peut-être 25 plateformes Linux différentes sur le marché. Il apparaît donc que Linux est en train de se fragmenter plus rapidement qu'il ne réunit d'acteurs pour au contraire l'unifier », affirmait-il cette semaine en réaction à l'annonce de Google.
Modifié le 18/09/2018 à 14h33
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